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L’Afrique réelle n°166 vient de sortir. En voici ci-dessous le sommaire et l’éditorial signé Bernard Lugan.
Sommaire du n°166 – Octobre 2023
Actualité
– Propositions pour une nouvelle politique africaine de la France
– Maroc : Tinmel rayée de la carte
Dossier : Gabon
– Aux origines du Gabon
– Le Gabon indépendant
– La fin du clan Bongo ?
– Les Fang du Gabon
– Le Gabon et l’après pétrole
– La forêt au Gabon
Editorial de Bernard Lugan
La nouvelle politique africaine de la France devra passer par la prise en compte de trois réalités :
1) Les problèmes de l’Afrique sont démographiques, climatiques, économiques et ethno-politiques. La France n’est pas en mesure de les régler.
2) La lutte contre le terrorisme en Europe ne se livre pas au Sahel car les groupes terroristes sont étroitement sahélo-centrés et aucun attentat en France n’a été commis par eux. Quant à l’immigration, comme il est illusoire de penser qu’il est possible de la traiter dans des intérieurs africains en totale anarchie, c’est en Méditerranée qu’il faudra agir, et très vigoureusement.
3) L’Afrique ne compte pas pour l’économie française : moins de 5% du commerce extérieur français dont la moitié avec le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. L’Afrique sud saharienne n’est pas un réservoir de matières premières pour la France car, dans sa totalité elle représente à peine 1,5% de toutes ces importations, pétrole, gaz, fer, uranium etc., compris.
Quant à la zone CFA elle représente 0,79% de tout le commerce extérieur français.
Pour la France, aujourd’hui comme hier durant la période coloniale (voir mon livre Pour répondre aux décoloniaux et aux terroristes de la repentance, l’Afrique n’est donc ni un débouché, ni un fournisseur « significatif ». Elle n’y a donc pas d’intérêts économiques nationaux à y défendre.
Ceci étant quatre grandes orientations devront être données à la nouvelle politique française :
1) Abandon de notre prétention à l’universalisme démocratique et sociétal. En effet, trois décennies après l’injonction faite à l’Afrique par François Mitterrand lors de son « discours de La Baule » le 20 juin 1990, la démocratie qu’il postulait être le remède aux maux du continent n’y a apporté ni développement économique, ni stabilité politique, et encore moins sécurité.
2) Comment imaginer pouvoir « développer » un continent qui, dans les années 2050 aura une population comprise entre 2 et 3 milliards d’individus (dont 90% au sud du Sahara), puis de plus de 4 milliards en 2100, soit 1/3 de la population mondiale ?
3) Ouverture de nouveaux partenariats avec les pays africains anglophones, là où nos relations ne sont pas « polluées » par la « culpabilisation » coloniale.
4) Abandon du Sahel et des zones africaines enclavées. En revanche, établissement ou renforcement de très sérieux et très solides partenariats avec l’Afrique du Nord et l’Afrique sud saharienne littorale.
En définitive, renouer avec la tradition maritime du XVIIIe siècle, en faisant des littoraux nos bases d’action et en laissant à ceux qui ne se sont pas encore « brûlé les ailes », la découverte des « subtilités » des intérieurs du « Continent mystérieux »…
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
4 réponses à “Quid de la nouvelle politique africaine de la France ? L’Afrique réelle n°166 vient de sortir”
Les Français sont chassés du Niger et de plusieurs pays africains islamisés, et c’est une chance historique de sortir de ces territoires qui n’ont rapporté que des problèmes. La Françafrique a un volet migratoire, à travers les accords sur l’accueil d’étudiants boursiers qui ne repartiront jamais.
Il est une evidence de taille c’est que l’Afrique, l’Afrique Noire en particulier, ne represente plus aucun intérêt pour la France, économiquement et surtout humainement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En revanche, nos responsables politiques assassins acceptent -et encouragent par leur lâcheté- l’invasion humaine en provenance de ce continent, qui nous submergent. Et tout autant, par ricochet, dans la plupart des pays européens. Quelle en sera la finalité ? La disparition de la race Blanche ?…. Je n’en sais rien. Toutefois, à émettre un avis, j’avancerai, qu’un jour ou l’autre, le bon sens prévaudra se cristalisant en un génocide des peuples de race noire. Autrement… autrement c’est la race blanche qui disparaîtra.
On ferme la porte de l’Afrique et surtout on jette la clé au fond des abysses !! Si nous ne le faisons pas c’est notre culture, notre identité , notre monde judeo-chretien qui finiront dans les chaos liés à la submersion migratoire. Stop invasion !!
lugan dit le réel, il doit être baillonné.
merci aux poutchistes sahéliens qui épargnent la vie de nos soldats (59 tués quand même depuis hollande)