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D’origine française, russe et géorgienne, Alexandre Havard a exercé le métier d’avocat avant de se consacrer à l’enseignement du Leadership Vertueux.
Une vision du leadership qui consiste à « grandir en faisant grandir les autres » et qui s’appuie sur deux grandes vertus : la magnanimité et l’humilité : « La vraie grandeur c’est la croissance des hommes et non pas la conquête d’un empire. […] Le leadership est un idéal de vie placé tout entier sous le signe de la grandeur et de l’épanouissement de la personnalité humaine. » Pour Alexandre Havard, si l’homme moderne parle beaucoup de liberté, il en a pourtant perdu le sens véritable : « L’homme possède une volonté libre : il est capable de faire des choix. Au-delà, toutefois, de cette liberté de base – de cette volonté libre – il existe une liberté supérieure : la liberté du cœur. » « Un cœur libre est un cœur qui a une capacité que bien des gens n’ont pas : celle de percevoir ces valeurs transcendantes que sont le Beau, le Bien, le Vrai et d’y répondre immédiatement », souligne-t-il. « Aujourd’hui, beaucoup de gens vivent uniquement de la volonté et de l’intelligence. […] Le cœur, l’intelligence et la volonté sont trois facultés spirituelles qui se complètent et doivent constamment être en interaction. » Selon lui, le cœur constitue d’ailleurs « la partie la plus complexe, mais aussi la plus riche de la personnalité humaine ». « Les vérités du cœur, les vérités intuitives, sont plus souvent certaines que les vérités rationnelles, même mathématiquement démontrables. Mais surtout, et voilà ce qui est important, elles sont presque toujours plus fondamentales et plus nécessaires à notre croissance personnelle et à notre bonheur. » Pour Alexandre Havard, il est primordial de « bonifier notre cœur » et de produire des sentiments qui nous élèvent : « L’éducation du cœur passe par l’expérience de la grandeur. Et la grandeur, la plupart du temps, on la découvre dans les réalités ordinaires de la vie. Il suffit de savoir observer. »
D’après lui, notre civilisation a d’ailleurs « enterré le cœur parce qu’elle ne connaît d’autre loyauté que la soumission aux slogans idéologiques. »
Si le XXe siècle a été marqué par la lutte contre deux grands totalitarismes, le communisme et le nazisme, Alexandre Havard estime que « les démons de l’idéologie envahissent à nouveau le monde » et que nous sommes confrontés à l’émergence d’un nouveau phénomène totalitaire : « Nous rentrons dans la noirceur la plus totale, dans les ténèbres. Ce qui se passe actuellement n’est qu’un petit reflet de ce qui vient. » « Des choses incroyables et bien pires que jadis sont possibles. Les hommes d’aujourd’hui semblent beaucoup moins préparés pour ce qui arrive. Nous rentrons dans le monde de l’idéologie et nous allons beaucoup souffrir. Il va falloir faire attention à notre conscience, il va falloir mener une vie héroïque. » Selon Alexandre Havard, il est nécessaire de faire des choix et de saisir chaque opportunité de nous élever : « Quand une société se radicalise, comme nous sommes en train de le voir en Occident, il n’y a plus que deux possibilités. Il n’y a plus de voie intermédiaire. » « Ce n’est pas le monde qui va faire de nous ce que nous allons devenir, ce sont les décisions personnelles que nous allons prendre. Les gens mûrs peuvent toujours grandir, quelles que soient les circonstances. »
Un entretien à découvrir ci-dessous :
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