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Dans une récente étude internationale publiée par l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive à Leipzig, les conclusions ont bouleversé les perspectives traditionnelles sur l’origine et la dispersion des langues indo-européennes, parlées par plus de la moitié de la population mondiale. La recherche, un mélange sophistiqué de génétique et de glottochronologie (la science étudiant la distance entre les langues via le vocabulaire), offre une nouvelle compréhension de cette vaste famille linguistique, de l’ouest de l’Europe jusqu’au golfe du Bengale.
Le modèle traditionnellement accepté, l’« hypothèse des steppes », postule que les langues indo-européennes se sont répandues à partir des steppes anatoliennes grâce aux populations nomades de l’âge du bronze, les Yamnayas, il y a environ 6500 ans, principalement grâce à l’élevage de chevaux. Cependant, cette nouvelle étude suggère que le véritable berceau de ces langues pourrait être plus au sud, dans la région du Caucase. Cette théorie est étayée par l’analyse de vocabulaire de base de 161 langues indo-européennes, incluant 52 langues anciennes, et la comparaison de ces données linguistiques avec des informations génétiques.
Ces résultats remettent en question l’hypothèse agricole, selon laquelle l’indo-européen se serait dispersé avec les agriculteurs néolithiques en provenance du Croissant fertile. L’équipe du Max Planck propose une théorie hybride, plaçant le foyer initial des langues indo-européennes au sud du Caucase il y a plus de 8000 ans. Cette proposition suggère que les branches majeures de la famille linguistique indo-européenne étaient déjà différenciées bien avant les migrations supposées des Yamnayas, remettant en cause les chronologies établies par la linguistique historique et comparative.
L’approche utilisée, qui combine des techniques empruntées à la biologie pour l’analyse de l’évolution des espèces, est vue avec prudence par certains experts, tels que Georges-Jean Pinault, en raison de la complexité intrinsèque du langage, qui va bien au-delà du simple lexique et englobe des aspects grammaticaux et phonétiques profondément enracinés et moins prévisibles.
Cette étude pionnière, bien qu’elle présente des conclusions qui divergent des théories établies, souligne l’importance de combiner diverses disciplines et méthodologies pour décrypter l’histoire complexe et fascinante des langues indo-européennes. Alors que le débat reste ouvert, ces nouvelles perspectives enrichissent notre compréhension de l’évolution linguistique de nos ancêtres civilisationnels.
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2 réponses à “Bientôt de nouvelles connaissances sur l’origine des langues indo-européennes ?”
« répandues à partir des steppes anatoliennes […] le véritable berceau de ces langues pourrait être plus au sud, dans la région du Caucase » C’est n’importe quoi, étant donné que le Caucase ne se situe pas au sud de l’Anatolie, mais au nord !
Bravo. Vous devriez écrire dans « Science »