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À quelques encablures d’élections européennes s’annonçant comme délicates pour le gouvernement macroniste, le ministère de l’Intérieur tente de communiquer tant bien que mal sur sa lutte contre les narcotrafiquants.
Des trafiquants de drogue qui ont fait de Rennes l’une des villes les plus « célèbres » de France dans le domaine ces derniers mois.
Mardi 14 mai, le préfet d’Ille-et-Vilaine Philippe Gustin, sa directrice de cabinet ainsi que Yannick Blouin, directeur interdépartemental de la police nationale, ont tenu un point presse à Rennes pour dresser le bilan de l’opération « Place nette » qui avait débuté dans le quartier du Blosne le 12 avril dernier. Une opération censée marquer la réponse de l’État après une fusillade durant plus d’une heure survenue au mois de mars dans ce même quartier et qui faisait deux blessés graves.
141 individus en détention provisoire
Après trois semaines d’interventions, cette opération « Place nette », qui a mobilisé environ 2 000 policiers et gendarmes jusqu’au 3 mai, a conduit au contrôle de 4 000 individus. Parmi lesquels 141 ont été interpellés. Puis placés en détention provisoire, sans qu’aucune information ne soit divulguée sur les suites judiciaires.
Lors de ce point presse, le préfet d’Ille-et-Vilaine a listé les résultats obtenus par les forces de l’ordre, « déployées sur 45 opérations sur les 11 points de deal du Blosne ».
Celles-ci sont parvenues à saisir « 49 500 euros, 19 kilos de cannabis et 1,6 kilo d’héroïne ». Par ailleurs « neuf parties communes d’immeubles ont été complètement fouillées et 1 225 véhicules ont été contrôlés », a indiqué le représentant de l’État dans le département.
Renforcement des effectifs de policiers à Rennes
D’autre part, Philippe Gustin a également fait savoir que, depuis le 3 mai, deux autres opérations antidrogue ont déjà été menées dans le quartier du Blosne.
Le préfet d’Ille-et-Vilaine a aussi voulu se montrer rassurant vis-à-vis des craintes de voir les narcotrafiquants profiter des JO de Paris 2024 : « Contrairement à ce qu’on peut entendre, à savoir qu’avec les Jeux olympiques il n’y aura plus de forces de l’ordre sur le terrain, il n’en sera absolument pas question. Nous continuerons à avoir des opérations grâce à la mobilisation des forces de police et de gendarmerie qui ne prendront pas de congés pendant la période des JO ».
Un préfet qui a par ailleurs annoncé une « vraisemblable augmentation des effectifs avant la fin de l’année sur Rennes », arguant en cela d’avoir reçu des « des engagements du ministère de l’Intérieur là-dessus »…

Philippe Gustin. Source : la1ere.francetvinfo.fr
Les habitants du Blosne doivent « réinvestir » leur quartier
Enfin, lorsqu’il est question de solutions à long terme, Philippe Gustin ne manque pas d’imagination et incite directement les habitants du Blosne à réinvestir leur quartier : « Quand ils sont avec les enfants dans les bacs à sable ou sur la plateforme avec les vélos, ils le réinvestissent. Je me réjouis de voir que des associations sont actives sur le Blosne en ouvrant par exemple une laverie ou en organisant des repas sur le territoire ».
Toutefois, il n’est pas dit que cette exhortation du « vivre ensemble » et du « lien social » au Blosne parvienne à dissuader les narcotrafiquants locaux de poursuivre leurs affaires dans le quartier.
Un quartier où, par ailleurs, 3,5 tonnes d’encombrants ont été évacués lors de l’opération « Place nette ». « Je dois appeler au civisme des habitants, il y a nécessité que chacun gère les déchets correctement auprès des bennes », a déclaré à ce sujet le préfet d’Ille-et-Vilaine. Ce rappel effectué, organiser des repas au cœur du Blosne n’est peut-être pas la meilleure des idées…
Crédit photo : capture Twitter préfecture d’Ille-et-Vilaine (photo d’illustration)
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3 réponses à “Rennes. En plus des narcotrafiquants, le Blosne a également du mal à gérer ses déchets…”
et blablabla le réel c’est de virer la merde la vraie !!!
si il y a des repas c’est aussi possible de ramasser ce qui est après !!!
amities
quand on veut on peut, le salvador en est un exemple , mais il faut un peu de courage, de la détermination et pas de corruption
Le terme « encablures » ici est très mal choisi. C’est une mesure maritime…dérive d’un terme…on disait lorsque j’étais à Brest que l’escorteur Kersaint se trouvait à quelques encablures du croiseur Colbert aucun problème le terme était adapté!