Tiers monde médical. Une baisse des Internes à prévoir dans les hôpitaux en Bretagne

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Comme de nombreuses régions en France, la Bretagne se trouve aujourd’hui face à une situation préoccupante : une diminution significative du nombre d’internes en première année, qui risque d’impacter sérieusement les services de santé, en particulier dans les petits hôpitaux. Ce phénomène n’est pas sans conséquence pour une région déjà marquée par un effondrement progressif du système de santé, de soins, d’urgence, par une tiers mondisation accélérée qui met clairement la population en danger.

Les internes sont des étudiants de troisième cycle de médecine (à partir de la 7e année, jusqu’à la 12e). Ils exercent à plein temps à l’hôpital ou en ambulatoire, sous la responsabilité d’un médecin senior. Pour accéder à l’internat, les étudiants passent un concours en 6e année. Le classement y joue un rôle déterminant car il leur permet de choisir, en fonction du rang obtenu, la future spécialité et la ville dans laquelle ils effectueront l’internat. Le nombre de postes ouverts dépend du nombre d’étudiants qui concourent et des besoins de santé des territoires.

Selon le Journal officiel, 7.974 postes ont été ouverts pour la nouvelle promotion d’internes qui commencera à exercer en novembre, contre 9.484 l’année dernière, soit 1.510 de moins (-16 %).

Une diminution des effectifs inquiétante

En Bretagne, la subdivision qui couvre à la fois le Finistère et les Côtes-d’Armor va en effet voir une diminution de près de 20 % du contingent d’internes en médecine générale, passant de 107 à 84 nouveaux internes cette année. Une réduction qui ne manquera pas de peser sur l’organisation des soins dans la région, particulièrement dans les services d’urgence et les cabinets de médecine générale.

Les discussions sont actuellement en cours pour déterminer la répartition des internes dans les différents établissements. L’objectif principal est de minimiser l’impact sur les petits hôpitaux de proximité tels que ceux de Pont-l’Abbé, Douarnenez, Quimperlé, Guingamp, Paimpol et Lannion. Il y aura forcément des réductions d’effectifs, parmi des effectifs déjà réduits.

Si la baisse des effectifs d’internes en médecine générale était attendue, la situation est encore plus préoccupante pour certaines spécialités. La cardiologie, l’ophtalmologie, et d’autres spécialités médicales voient également une réduction du nombre d’internes, rendant ces domaines encore plus compétitifs. Selon Borgne, c’est en partie cette concurrence accrue qui pousse de nombreux étudiants à choisir de redoubler, afin de maximiser leurs chances d’intégrer la spécialité de leur choix.

Le système de santé en Bretagne : au bord du chaos ?

Cette baisse des effectifs d’internes intervient dans un contexte où le système de santé breton est déjà confronté à plusieurs défis. La région fait face à une pénurie chronique de médecins, particulièrement dans les zones rurales et les petites villes. De plus, la Bretagne affiche une population vieillissante, ce qui augmente la demande en soins de santé, notamment en gériatrie et en soins de longue durée.

Outre cette pénurie, la Bretagne manque de dentistes, de spécialistes. Du Dermatologue au Dentiste, en passant par le cardiologue ou pour un simple IRM, les délais sont énormes, quand les rendez-vous sont possibles. Les urgences elles, sont de plus en plus régulées, faute de personnel. Que ce soit chez les soignants, comme chez les pompiers, qui interviennent en cas d’urgence sur le territoire, tout le monde est unanime : il en faut peu, très peu, pour que tout dégringole, d’un coup.

« C’est horrible à dire, mais si un jour on se retrouve avec un arrêt cardiaque d’un côté, un accident de la route grave de l’autre, et un incendie, il y aura des priorités à définir, et des personnes qui resteront sur le carreau car on a pas les effectifs pour être partout, à temps, en même temps » nous confie un pompier du Morbihan. « Mais peut être, et c’est malheureux à dire, qu’il faudra attendre un drame d’ampleur importante pour que les autorités réagissent enfin dans tous les domaines du médical ».

La diminution du nombre d’internes en première année de médecine en Bretagne représente un défi majeur pour le système de santé régional. Bien que des solutions soient à l’étude pour atténuer les effets de cette baisse, les petits hôpitaux, déjà fragilisés, risquent de subir les conséquences les plus lourdes. Il est crucial que les décideurs politiques, en collaboration avec les professionnels de santé, mettent en place des stratégies efficaces pour garantir l’accès aux soins pour tous les habitants de la région, en particulier dans les zones rurales. Le défi est de taille, mais il en va de la santé et du bien-être de toute une région.

Les décideurs politiques de ces dernières décennies sont responsables et coupables de cet effondrement. Ils n’ont pourtant que rarement des comptes à rendre sur le sujet.

Crédit photo : DR
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Une réponse à “Tiers monde médical. Une baisse des Internes à prévoir dans les hôpitaux en Bretagne”

  1. patphil dit :

    m’enfin, français soyez plus citoyens, ne tombez pas malade en dehors des heures d’ouverture des urgence ! bossez pour payer des impots qui vont à l’ukraine, gaza etc. et fermez la

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