Morbihan. Des pollutions à répétition sur des plages près de La Trinité-sur-Mer

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Argument touristique de choix face à un littoral méditerranéen très fréquenté et bétonné, la Bretagne a longtemps pu mettre en avant ses plages propres et non polluées battues par les flots et les marées.

Mais cette image d’Épinal de côtes bretonnes préservées de toute pollution (à l’exception de marées noires ponctuelles) est de plus en plus écornée ces dernières années.

Dans le Morbihan, c’est la plage de Men-Er-Beleg, située sur la commune de Saint-Philibert (voisine de la Trinité-sur-Mer), qui a reçu une mauvaise publicité après la publication, le 2 septembre, d’un arrêté municipal interdisant la baignade et la pêche à pied à la suite d’une pollution.

Selon le site Actu Morbihan, cette décision fait suite à des résultats d’analyses d’un prélèvement effectué le 1er septembre dernier et qui font état d’une pollution microbiologique. Quant à la cause probable de cette dernière, il pourrait s’agir de l’important ruissellement des eaux de pluie survenu après un orage dans la nuit du 31 août au 1er septembre.

En raison d’une pollution qui aurait donc pu présenter un risque pour la santé des baigneurs selon les conclusions de l’Agence Régionale de Santé (ARS), la plage de Men-Er-Beleg a donc été interdite à la baignade jusqu’à nouvel ordre. Comme le veut la formule habituelle, l’arrêté municipal de Saint-Philibert précisait que « cette interdiction pourra être levée, lorsqu’en accord avec les autorités sanitaires, il sera établi que la contamination aura disparu ou suffisamment diminué pour réduire le risque sanitaire ».

Cette pollution observée à Saint-Philibert retient également l’attention du fait que tout juste une semaine auparavant, une autre pollution microbiologique avait été à déplorer sur les plages de Kerbihan et de Kervillen, à La Trinité-sur-Mer. Des plages situées à une poignée de kilomètres de celle de Men-Er-Beleg…

Dimanche 25 août, c’était donc cette fois la mairie de la Trinité-sur-Mer qui prenait un arrêté municipal interdisant la baignade sur les deux plages en question.

En parallèle, la municipalité de la commune morbihannaise a également confirmé auprès du quotidien le Télégramme avoir ramassé 16 congres morts mardi 27 août entre la pointe de Ty Guard et la plage de Kervillen. Pour autant, aucun lien n’a pu être établi jusqu’à présent entre ces échouages et les pollutions microbiologiques. Puis, le 28 août, la mairie de la Trinité-sur-Mer a indiqué au même titre de presse que les analyses problématiques réalisées à Kerbihan et Kervillen présentaient un taux d’entérocoque élevé, qui pourrait donc être consécutif au lessivage des sols après les pluies des jours précédents.

Ces fermetures de plages interviennent notamment après un autre épisode de pollution notable qui avait eu lieu non loin de là, dans le Golfe du Morbihan, dans la nuit du 1er au 2 février 2024. Un marin-pêcheur ayant pris la mer depuis l’Île-aux-Moines très tôt le 2 février lançait l’alerte en signalant d’importantes tâches grasses en surface.

L’enquête de gendarmerie ouverte à la suite de la plainte déposée par le marin-pêcheur conduira à la publication, le 13 février, d’un communiqué émanant du substitut du procureur de la République de Vannes, Sylvain Darchy.

« L’analyse des prélèvements a mis en évidence la présence d’Escherichia coli et d’entérocoques intestinaux, organismes principalement présents dans les eaux fécales, confirmant l’hypothèse d’un déversement d’eaux usées », pouvait-on alors lire dans le document.

Crédit photo : capture page Facebook mairie de La Trinité-sur-Mer (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 réponses à “Morbihan. Des pollutions à répétition sur des plages près de La Trinité-sur-Mer”

  1. patphil dit :

    que font les édiles écolos? rien, comme d’hab, ils se contentent d’être présent pour la gamelle

  2. Pascal dit :

    La survivance d’usages moyenâgeux pour les eaux usées font les mêmes dégâts dans la Seine comme sur les côtes.
    Tant que les organes de contrôles laisseront les résidences et les collectivités déverser les eaux pluviales dans les réseaux d’assainissement, nous pourrons continuer à incriminer ces méchants orages du réchauffement climatique qui font ”déborder” nos stations d’épuration.

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