La fin de l’illusion de l’État de droit : le contrat social est rompu en République française [L’Agora]

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Alors que la gauche (et ceux qui sont intoxiqués idéologiquement par la gauche) joue à se faire peur en indiquant que le nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, serait une menace pour l’Etat de droit qu’il juge «non sacré » en France, voici une tribune libre incisive de Julien Dir qui rappelle quelques vérités, sur la République française, et…sur l’Etat de droit.

Depuis des décennies, les élites politiques françaises ne cessent de brandir le terme « État de droit » comme une bannière sacrée. Ce concept, qui serait l’incarnation ultime de la justice et de la sécurité, nous est vendu comme le fondement de la République. Pourtant, derrière ce fantasme d’un État omnipotent et bienveillant, se cache une réalité tout autre : celle d’un contrat social rompu, d’un peuple trahi et d’une nation en déliquescence.

Un État central pour protéger ses citoyens, en théorie…

Historiquement, l’État centralisé s’est imposé en France, souvent de force, avec la promesse de protéger ses citoyens. En échange de cette soumission à une autorité centrale et de l’acceptation (parfois contrainte) de rendre ses armes à la République, les Français devaient obtenir trois choses essentielles : la sécurité, la santé et la prospérité. Ce contrat implicite, inscrit dans la tradition régalienne, a longtemps permis de justifier l’autorité de l’État sur ses citoyens. La sécurité des personnes et des biens, la protection contre les menaces extérieures et intérieures, mais aussi l’accès à des soins de qualité et à une éducation digne de ce nom constituaient le socle de cette entente.

Or, que constate-t-on aujourd’hui ? La réalité de 2024 est à l’opposé de ces promesses. L’immigration incontrôlée, que l’État semble incapable, voire réticent, de gérer, fait peser sur la population une insécurité croissante. On en voit les conséquences tous les jours. Les Français, pourtant habitués à la douceur d’un modèle social protecteur, découvrent à présent que se soigner devient un parcours du combattant. Enfin, loin de la prospérité tant vantée, la pauvreté ne cesse de gagner du terrain, plongeant des millions de citoyens dans une précarité inquiétante.

La sécurité : une promesse non tenue

Première et plus fondamentale mission de l’État : assurer la sécurité de ses citoyens. Or, force est de constater que cet engagement est aujourd’hui un échec patent. L’explosion de la violence, en grande partie liée à une immigration massive et incontrôlée, est désormais le quotidien de nombreux Français. Les agressions, les meurtres, les actes terroristes ne sont plus des exceptions, mais des réalités que l’État de droit prétend combattre, sans jamais y parvenir. Les zones de non-droit, véritables enclaves étrangères sur notre propre sol, prolifèrent. Pendant ce temps, le citoyen français est désarmé, moralement comme légalement, incapable de se défendre, forcé de compter sur un État qui ne remplit plus son rôle.

En vérité, les citoyens ont été dépossédés de leur droit naturel à se défendre. Pourtant, face à la démission de l’État, ne devraient-ils pas reprendre ce droit ? Quand l’autorité légitime faillit à protéger les siens, ne serait-il pas juste que les Français reprennent en main leur propre sécurité, rétablissant ainsi l’équilibre rompu par l’incapacité étatique ?

Santé et prospérité : un modèle en déclin

Le système de santé français, autrefois fleuron de la République, est aujourd’hui en ruine. La faute à une gestion déplorable notamment en matière de formation et de recrutement, à une surcharge due à une immigration massive, et à une politique d’austérité déguisée qui étrangle les services publics. Les citoyens, ceux qui travaillent et paient des impôts, peinent à obtenir des soins dignes de ce nom. Pendant ce temps, l’État de droit consacre des sommes colossales à des populations auxquelles il n’a jamais été demandé par le peuple souverain de venir s’installer ici.

Quant à la prospérité, elle est devenue une chimère pour de nombreux Français. Les classes moyennes, pilier de la société, sont écrasées par une pression fiscale asphyxiante et voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil. Les emplois se précarisent, les salaires stagnent, et la colère monte. Loin d’assurer la prospérité de son peuple, l’État français le mène droit vers une paupérisation générale.

L’État éducateur : une machine à fabriquer des « soldats républicains »

Le système éducatif, autrefois garant de l’ascension sociale et de la transmission des valeurs, est aujourd’hui un instrument d’endoctrinement républicain. Dès le plus jeune âge, les enfants sont façonnés pour devenir de parfaits petits soldats du progressisme : « valeurs républicaines », multiculturalisme imposé, remise en cause systématique de notre histoire et de nos racines. Tout cela sous prétexte de former des citoyens égaux, ouverts, tolérants, et, bien sûr, désarmés intellectuellement face aux réalités du monde.

Les Français n’ont jamais été consultés sur ces bouleversements, que ce soit sur l’immigration de masse ou sur les réformes éducatives. Pourtant, on leur impose un modèle de société qui nie leur identité, leur histoire, et leurs aspirations légitimes à vivre en paix dans un environnement sûr et prospère. Ce même État de droit, si fier de ses principes égalitaires, ne fait qu’accentuer le fossé entre une élite protégée et un peuple en souffrance.

Le contrat social est rompu

Dans une telle situation, il est légitime de se poser une question : si l’État ne protège plus ses citoyens, pourquoi ces derniers continueraient-ils à lui obéir ? Le contrat social est fondé sur une réciprocité : protection contre obéissance. Or, aujourd’hui, l’État n’offre plus la protection promise, mais impose toujours plus de contraintes, de taxes, de lois liberticides. Cet État, qui prétend défendre un « État de droit », n’a plus aucune légitimité populaire.

Il est temps de rompre avec cette illusion. Les Français, abandonnés par leur propre gouvernement, ont non seulement le droit mais aussi le devoir de reprendre en main leur destin. Cela implique de se réapproprier leurs libertés, leur sécurité, et leur identité. Le véritable État de droit est celui qui repose sur la légitimité populaire, pas sur des élites déconnectées et des dogmes idéologiques.

Julien Dir

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Illustration : DR
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