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Le mystère des origines de Christophe Colomb, célèbre explorateur du 15e siècle, a toujours suscité des débats passionnés. Pendant des siècles, les historiens et chercheurs se sont interrogés sur les véritables racines de cet homme qui a marqué l’Histoire en ouvrant la voie à la conquête européenne des Amériques. La théorie classique selon laquelle Colomb serait originaire de Gênes, en Italie, a longtemps prévalu, mais d’autres hypothèses ont émergé, suggérant qu’il pourrait être Basque, Portugais, Grec, voire Britannique. Cependant, une nouvelle enquête menée par des scientifiques espagnols semble enfin lever le voile sur cette énigme.
Des résultats ADN révolutionnaires
Le 13 octobre 2024, après 22 ans de recherches approfondies, des scientifiques espagnols ont annoncé que Christophe Colomb pourrait bien avoir été un Juif séfarade originaire d’Europe de l’Ouest. Cette découverte, révélée lors d’un documentaire intitulé « Columbus DNA: The true origin » diffusé sur la chaîne publique espagnole TVE, repose sur l’analyse ADN de fragments de restes attribués à Colomb et à ses descendants.
Miguel Lorente, expert médico-légal et chef de cette longue enquête, a déclaré que les analyses de l’ADN, bien que partielles, étaient suffisantes pour affirmer l’origine juive de Christophe Colomb. En particulier, les marqueurs génétiques présents dans le chromosome Y (masculin) et dans l’ADN mitochondrial (transmis par la mère) de son fils, Hernando Colón, seraient compatibles avec une ascendance juive séfarade. Cette communauté juive, largement présente en Espagne avant l’expulsion ordonnée par les Rois Catholiques en 1492, pourrait donc être à l’origine de l’explorateur.
Un parcours semé d’incertitudes
L’origine géographique de Colomb a toujours été sujette à débat. Alors que l’histoire traditionnelle le décrit comme un Génois, d’autres théories ont émis l’hypothèse qu’il pouvait être un Espagnol, un Portugais ou même un Basque. L’enquête de Lorente n’a pas permis de confirmer une origine précise au-delà de l’Europe de l’Ouest, mais a éliminé de nombreuses autres possibilités. « Le résultat est presque absolument fiable », a souligné Lorente, en se basant sur l’analyse des restes humains exhumés de la cathédrale de Séville, lieu présumé de la dernière sépulture de Colomb.
L’histoire de l’inhumation de Colomb est également complexe. Décédé à Valladolid en 1506, il avait exprimé le souhait d’être enterré sur l’île d’Hispaniola, dans l’actuelle République dominicaine. Ses restes furent transportés là-bas en 1542, puis déplacés à Cuba en 1795, avant d’être finalement transférés à Séville en 1898. Cette mobilité a renforcé les incertitudes sur le lieu précis de sa sépulture, mais les scientifiques ont désormais confirmé que les ossements de la cathédrale de Séville appartiennent bien à l’explorateur.
Le contexte historique autour de Christophe Colomb
Christophe Colomb, né probablement en 1451, est une figure emblématique de l’histoire mondiale, souvent décrite comme l’homme ayant découvert l’Amérique, bien que celle-ci fût déjà habitée par des peuples autochtones depuis des millénaires. Financé par la couronne espagnole, il entreprend quatre voyages à travers l’Atlantique, à partir de 1492, cherchant initialement une route vers les Indes, mais découvrant plutôt ce qui allait devenir les Amériques.
Ces voyages ont marqué le début de la colonisation européenne du continent américain. Si Colomb est célébré comme un héros dans de nombreuses régions du monde, il est également critiqué pour avoir contribué à l’exploitation, l’esclavage et les violences envers les populations locales.
Mais au-delà de ses explorations maritimes, l’histoire personnelle de Colomb reste une source de fascination. Les nouvelles découvertes sur son origine juive séfarade jettent une lumière nouvelle sur ses motivations et son parcours. Il est intéressant de noter que l’expulsion des Juifs d’Espagne a eu lieu en 1492, la même année où Colomb a entrepris son célèbre premier voyage vers le Nouveau Monde. Certains historiens suggèrent que Colomb pourrait avoir été influencé par ce contexte politique et religieux difficile.
Les expéditions de Christophe Colomb ont fondamentalement changé la géopolitique mondiale et marqué le début d’une ère d’exploration et de conquête européenne. À partir de ses voyages, d’autres explorateurs, tels qu’Amerigo Vespucci et Ferdinand Magellan, ont suivi ses traces, menant à une cartographie plus précise du globe et à l’ouverture de nouvelles routes commerciales.
Crédit photo : DR
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4 réponses à “Christophe Colomb, un juif séfarade ?”
Ma mère de 91 ans possède depuis peut etre 1/2 siecke, un livre relatif aux grands explorateurs. Il y est écrit noir sur blanc que CC était juif. Par ailleurs, le portrait du personnage est peu flatteur : esclavagiste, abandonné de ses enfants. La reine catholique la mis aux fers. Quelle avance sug les zntifas !
Je ne vois pas l’intérêt d’un tel article, en dehors peut-être des Juifs qui peuvent peut-être en tirer une satisfaction personnelle, et qui plus est, l’occasion, une fois de plus de comdamner les « perpetuelles persecutions » …
« Le résultat est presque absolument fiable » Fallait oser, nous demeurons comme le résultat : Presque absolument convaincus.
Dans les années 70, Simon Wiesenthal avait déjà évoqué la judéité inavouée (marranisme) de Colomb dans ‘Les Voiles de l’espoir’ (réédition Laffont, 1992). Cherchait-il une nouvelle terre promise pour les juifs et marranes persécutés en Espagne ?