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Dans une tribune publiée dans Le Télégramme (jeudi 19 juin 2025), Pierre-Yves Cadalen (LFI), député de Brest, nous explique que « le soutien de la France qui a affirmé le “droit d’Israël à se défendre“ est politiquement irresponsable et moralement condamnable. Cela légitime l’idée, illégale, d’une guerre préventive comme légitime défense : à ce compte, tout le monde aurait le droit de faire la guerre tout le temps (…) Valider un tel argument, c’est enterrer le droit international. » Ce qu’il y a d’étonnant dans cette affaire, c’est que Le Télégramme accepte de publier les propos de Cadalen, insoumis pur jus.
En effet, lors d’un passage à Brest (jeudi 20 mars 2025), Jean-Luc Mélenchon avait étrillé Le Télégramme : « le bulletin paroissial local » en qui il voyait un « folliculaire pittoresque ». C’est Sébastien Le Fol qui avait été chargé de lui répondre dans un édito publié deux jours plus tard. Le titre donnait le ton du papier : « Mélenchon le capitaine toc-toc ». C’est l’adjectif « paroissial » que Le Fol ne digère pas du tout. Et de rappeler les temps héroïques : « Nos grands devanciers de l’Union républicaine du Finistère et de La Dépêche de Brest et de l’Ouest ont dû éclater de rire. La mémoire bretonne résonne encore des passes d’armes entre l’abbé Trochu, l’un des deux fondateurs de L’Ouest-Eclair, ancêtre de Ouest-France, et Louis Coudurier, qui dirigeait La Dépêche de Brest. » (Le Télégramme, samedi 22 mars 2025)
Mais les affaires sont les affaires et Le Télégramme et La France insoumise avaient un intérêt évident à se rabibocher. D’abord Le Télégramme vend de l’information et sa rédaction brestoise a besoin d’entretenir des relations correctes avec Pierre-Yves Cadalen à moins d’un an des élections municipales ; le travail journalistique se nourrit d’infos, de confidences, d’exclusivités… Savoir ce qui se mijote à gauche est une priorité pour tout journaliste soucieux de rédiger des “papiers“ intéressants. Et il faut faire mieux que Ouest-France… A coup sûr, on ne peut pas se priver d’un acteur aussi précieux que Cadalen qui représente une fraction importante des lecteurs du Télégramme. Quant à Cadalen, il ne peut se passer d’un canal aussi “stratégique“ que Le Télégramme – qui paraît sept jours sur sept avec des journalistiques qui ne demandent qu’à écrire – s’il veut toucher un grand nombre d’électeurs brestois. Tout homme politique avisé sait que la presse locale est incontournable ; il évite donc de se fâcher avec ses représentants. Toutes les conditions étaient donc remplies pour que Pierre-Yves Cadalen fût invité par Le Télégramme à fournir une tribune intitulée : « La folie guerrière doit cesser. Pierre-Yves Cadalen considère que la France doit faire entendre sa voix pour refuser la guerre en Iran » (Le Télégramme, jeudi 19 juin 2025). Une certitude : à Brest, la « guerre » entre LFI et Le Télégramme est terminée.
Bernard Morvan
Crédit photo : Joseph Bekkari/Wikimedia (cc)
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3 réponses à “Brest : Pierre-Yves Cadalen (LFI) n’est pas interdit de séjour au Télégramme”
2 canards de gauche.
Quand a cette guerre orientale elle intéresse personne
Là où l’extrême gauche passe, la ville trépasse.
M. Cadalen aurait-il oublié l’attaque ignoble du 7 octobre 2023 par les sauvages du hamas ? Israël ne fait que se défendre des barbares de toutes sortes qui veulent rayer les juifs de la carte. Un petit moustachu autrichien a déjà essayé et y est presque parvenu. Invoquer le droit international est une technique bien rodée à gauche et qui, bien entendu, ne fonctionne que pour leurs petits copains.