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Les investigations de la police judiciaire ont confirmé ce que les habitants de Villejean pressentaient depuis des mois : Le télégramme révèle ce matin que le clan marseillais Yoda, issu de la cité Félix-Pyat à Marseille, serait à l’origine des fusillades qui ont ensanglanté le quartier entre décembre 2024 et juin 2025. Lundi 13 octobre, quatre individus ont été interpellés à Marseille, dont un proche du chef du clan. Pendant ce temps, un autre dossier lié au trafic d’héroïne dans le quartier du Blosne vient de se solder par plusieurs condamnations à de la prison ferme.
Le clan Yoda voulait s’implanter à Rennes
Déjà affaibli à Marseille par une guerre interne contre la DZ Mafia en 2023, le clan Yoda cherchait de nouveaux points de chute lucratifs pour son trafic. Son choix s’est porté sur le point de deal du Bourbonnais, au cœur du quartier populaire de Villejean, à Rennes.
Depuis la fin de l’année 2024, plusieurs fusillades ont éclaté sur la dalle Kennedy. Des trafiquants ont été blessés, mais aussi des habitants pris entre deux feux. L’épisode le plus marquant reste celui du 17 avril 2025, lorsque des tirs ont éclaté devant un restaurant Subway où trois jeunes s’étaient réfugiés.
À l’intérieur, les élus d’opposition Charles Compagnon et Nicolas Boucher prenaient un café. Ils ont échappé de peu aux balles. Les enquêteurs ont depuis établi un faisceau d’indices reliant directement le clan Yoda à ces règlements de compte. L’un des donneurs d’ordre a été extrait de la maison d’arrêt des Baumettes pour être interrogé. Considéré comme le bras droit du chef, Félix Bingui, il était déjà incarcéré pour d’autres affaires. Trois autres hommes ont été arrêtés avec l’appui de la Brigade de répression du banditisme de Marseille.
Chez l’un d’eux, la police a découvert des armes, de l’argent et de la drogue. Tous sont actuellement entendus sous le régime de la garde à vue prolongée, pouvant durer jusqu’à 96 heures.
Ces interpellations confirment la stratégie d’expansion des réseaux marseillais vers la façade atlantique, où Rennes, Nantes ou Angers constituent désormais de nouveaux terrains de conquête pour le narco-banditisme venu du sud.
Trafic d’héroïne au Blosne : des condamnations lourdes
À quelques kilomètres de là, dans le quartier du Blosne, un autre trafic, celui d’héroïne, a connu son épilogue judiciaire le 7 octobre 2025.
Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné quatre hommes à des peines allant jusqu’à six ans de prison ferme, après deux ans d’enquête et plusieurs fusillades survenues en décembre 2023.
Le trafic, installé place du Banat, fonctionnait selon une organisation quasi militaire. Les enquêteurs ont mis au jour un système de “nourrices”, de guetteurs et de revendeurs recrutés parmi les consommateurs les plus dépendants. Certains travaillaient jour et nuit, dopés à la cocaïne, en échange de doses d’héroïne.
Le “superviseur” du réseau, surnommé Doums, a été reconnu coupable d’avoir dirigé la logistique du trafic tout en changeant constamment de téléphone et de planque pour échapper à la surveillance. Interpellé à Dinard en juin 2024, il a écopé de six ans de prison ferme.
Deux frères, qui servaient de nourrices à Montreuil-le-Gast, ont été condamnés respectivement à deux et deux ans et demi de prison, avec sursis probatoire. Un autre membre du réseau a pris deux ans fermes. Un cinquième homme a été relaxé.
Une même toile de fond : l’économie parallèle qui s’enracine
Villejean, le Blosne, Cleunay, Maurepas… les quartiers rennais connaissent une même dynamique : implantation durable et incurable (par lâcheté politique) des réseaux de stupéfiants, violences par armes à feu, économie souterraine et peur des habitants.
Les trafiquants marseillais et locaux se partagent désormais les territoires, avec des ramifications jusqu’à la région parisienne et la Bretagne intérieure.
Ces affaires révèlent la désagrégation du contrôle territorial dans plusieurs secteurs de la capitale bretonne, où la présence policière ne suffit plus à endiguer les trafics ni à protéger les habitants. Le phénomène dépasse le simple cadre du “deal de cité” : il s’agit d’une économie parallèle enracinée, alimentée par les flux migratoires, la misère sociale et la porosité des métropoles bretonnes à la criminalité venue d’ailleurs.
Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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4 réponses à “Rennes : le clan marseillais Yoda derrière les fusillades de Villejean, pendant que le Blosne reste miné par le trafic d’héroïne”
Peines lourdes..6 ans .
Je suis mort de rire.
Allez voir en asie ou les émirats arabes.
Ils auraient pris la peine de mort, au mieux 30 a 20 ans de taule .
La dechéance de la nationalité française pour les binationaux délinquants devrait être la norme
Depuis mon Canada que japprecie pour sa langueur monotone tant décriée, je reviens, avec un immense plaisir, au sein de Breizh Info en tant que simple lecteur.
Quant à mon absence, elle n’était due qu’à l’élaboration d’un nouveau Thriller (Sans titre pour le moment), et en recherche « d’imprimeur » comme nous (les stakhanovistes du crayon bien taillé) nommons les Editeurs.
Ceci dit, j’avoue que j’admire certains articles de Breizh-Info, dont celui-ci bien que corrigé.
Mais c’est simple, bien ecrit, et surtout, en dehors du plaisir de lire, donne une dimension à comprendre et analyser l’enlisement de notre Patrie, abandonnée aux mains des malfaisants de tous bords, généralement en provenance de l’Etranger.
En ce qui me concerne, bien que je réside à l’Etranger, je dirais que je suis profondément concerné, et de ce fait j’ose avancer que la France, Ma Patrie pour laquelle j’ai donné mon père mort au front, se dilate, s’effrite, se meurt faute de vigilence politique, militaire, et humaine. Bref, si on laisse faire, si on accepte toute cette plèbe, si on tourne le dos au mal qui est infligé à la France, Mon Pays et je le répète sans ambages, est appelé à mourir d’une mort fort peu glorieuse.
En d’autres termes bien plus simples et concis, j’attends, j’espère, je prie pour un sursaut national, politique, reflechi, humain. Et, tout au moins il me semble, Breizh Info en est l’un des outils, c’est à dire l’arme, la vision, l’espoir, que nous lecteurs assidus, avons la chance de toucher de nos yeux, et de nous en servir.
Gloria in Excelsis Deo…nous avons retrouvé notre Gaï aussi pétulant que Clark.
Ça fait plus de 30 ans que la municipalité et les services de l’état ont laissé tomber ce quartier qui est un état dans l’état. J’ai peine pour les habitants « normaux ».