Réduire le risque de cancer sans devenir végétarien : l’équilibre plutôt que l’excès

Alors que les campagnes en faveur du végétarisme s’imposent dans les médias mainstream, une nouvelle étude américaine rappelle une vérité plus nuancée : on peut réduire nettement son risque de cancer sans renoncer totalement à la viande.L’enjeu n’est pas de bannir un aliment, mais de rééquilibrer l’assiette.

Un régime riche en végétaux protège, même sans exclure la viande

Les chercheurs de l’Université de Loma Linda (Californie) ont suivi plus de 70 000 personnes durant huit ans. Leur conclusion : les végétariens et végétaliens présentent environ 25 % de risque en moins de développer un cancer, comparés aux gros consommateurs de viande.
Mais surtout, l’étude montre que chaque pas vers une alimentation plus végétale apporte des bénéfices, même sans adopter un régime strict.

Le Dr Helen Crocker, du World Cancer Research Fund International, résume ainsi la clé : “Plus vous remplacez la viande rouge et les produits transformés par des légumes, des céréales complètes et des légumineuses, plus votre organisme est protégé.”

Autrement dit, il ne s’agit pas de diaboliser la viande, mais de retrouver un équilibre ancestral : des repas où la part végétale domine.

Comment composer une assiette protectrice ?

Les recommandations sont simples : trois quarts de l’assiette doivent être végétaux – légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes – et le quart restant réservé aux protéines animales (poisson, volaille, ou un peu de viande rouge non transformée).

Limiter la viande rouge et bannir la viande transformée

Les charcuteries, saucisses, jambons et viandes fumées sont les pires coupables.

Selon le World Cancer Research Fund50 grammes de viande transformée par jour (deux tranches de jambon) augmentent de 16 % le risque de cancer colorectal.

Pour la viande rouge, l’objectif est de ne pas dépasser trois portions hebdomadaires, soit 350 à 500 g cuits au total. Cuire à feu doux, mijoter, rôtir ou mariner avant cuisson réduit la formation de composés cancérigènes.

Les alliés naturels contre le cancer

Les végétaux : la défense la plus efficace

Les fruits, légumes, légumineuses et graines regorgent d’antioxydants et de fibres, qui réduisent l’inflammation chronique et protègent l’ADN.
Les chercheurs recommandent de consommer 30 types de végétaux différents par semaine : lentilles, pois chiches, noix, fruits rouges, choux, poivrons, etc.
Cette diversité nourrit les “bonnes” bactéries intestinales, ce qui abaisse le risque de cancer colorectal.

Les produits laitiers fermentés, souvent oubliés

Loin des clichés, le yaourt, le kéfir ou certains fromages peuvent réduire le risque de cancer du côlon grâce à leur richesse en calcium et en micro-organismes bénéfiques.

Une méta-analyse de 61 études (près de 2 millions de personnes) a confirmé cet effet protecteur. Ces aliments améliorent la flore intestinale et limitent les inflammations du tube digestif, terrain fertile pour la maladie.

Les légumineuses : fibres et protection

Chaque portion supplémentaire de 7 g de fibres par jour (soit une demi-boîte de haricots) réduit le risque de cancer du côlon de 8 %.
Les fibres nourrissent les bactéries intestinales, qui produisent du butyrate, un acide gras connu pour inhiber la croissance des cellules tumorales.

 Les crucifères, boucliers naturels

Brocoli, chou, kale ou navet contiennent du sulforaphane, un composé capable de freiner le développement de cellules cancéreuses.
Astuce méconnue : hacher le brocoli une heure avant cuisson ou ajouter un peu de moutarde à vos plats pour activer ce composé protecteur.

Les noix

Une étude publiée dans Cancer Prevention Research montre que 28 g de noix par jour réduisent les marqueurs inflammatoires liés aux polypes du côlon.
Elles apportent des oméga-3 végétaux, du calcium, de la vitamine E et des polyphénols protecteurs.

Rouge, orange, vert, violet : la variété des couleurs dans l’assiette reflète celle des antioxydants.
Les tomates riches en lycopène protègent la prostate, les carottes et abricots riches en caroténoïdes diminuent le risque de cancers hormonaux, et les baies foncées favorisent le renouvellement cellulaire.

Le message à retenir

Il n’existe pas de régime “magique” contre le cancer, mais une hygiène de vie cohérente :

  • Peu ou pas de produits ultra-transformés,
  • Un maximum de végétaux variés,
  • Moins de viande rouge,
  • Aucune charcuterie,
  • Et un peu d’exercice chaque jour.

En résumé, l’ennemi n’est pas la viande, mais l’excès et la monotonie. Une alimentation vivante, diversifiée et locale protège mieux qu’un dogme alimentaire importé. La santé ne se joue pas dans l’interdiction, mais dans l’équilibre retrouvé — celui que nos grands-parents connaissaient sans qu’on le leur enseigne.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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6 réponses à “Réduire le risque de cancer sans devenir végétarien : l’équilibre plutôt que l’excès”

  1. Brounahans l'Alsaco dit :

    Là on va dans le bons sens ! Quelques précisions d’un mec qui pratique depuis 50 ans ! les végétaux se mangent crus, cuits ils n’ont pas beaucoup de valeur. Les produits laitiers on les oublie. Les inflammations viennent de l’excès de glucose, même du fructose des fruits. Et une vérité fondamentale, la primauté de la faim ! Quand on est breton on se devrait de connaître Désiré Mérien et son livre « les sept clés de la nutrition ! Les animaux sauvages pratiquent tout cela et leur taux de cancer avoisine les 0% ! Les animaux domestiques qui ne pratiquent pas voient leur cancérisation augmenter régulièrement … On y réfléchit ?

  2. Sacrebleu dit :

    La viande c’est ABSOLUMENT nécessaire. Priver un efant de viande c’est le condamner car le cerveau ne peut se développer normalement sans protéines animales. Nos ancêtres depuis Homo Erectus ont consommé de la viande puis l’on faite cuire avec le découverte du feu pour la rendre plus digeste. Sans la viande, leur cerveau ne se serait pas développé et nous ne serions probablement, à ce jour, jamais sortis de la grotte.
    Ceux qui ne donnet pas de viande à leurs enfants n’en feront pas de futurs Einstein !

  3. Sacrebleu dit :

    Vous corrigerez mes fautes de frappe qui ne sont pas liées à l’abus de viande.

  4. Brounahans l'Alsaco dit :

    Sacrebleu, il est vrai que de ne pas donner de protéines animales à un enfant n’est pas en sa faveur mais, un enfant devrait être allaité jusqu’à 2 voire 3 ans pour avoir la chance de devenir un Einstein ! Ensuite Homo Erectus mangeait de la viande crue et je me demande où il est écrit et prouvé que la viande cuite serait plus digeste ! Ceci dit oui aux protéines animales mais certainement pas au rythme actuel ! Il faut toutefois relativiser l’impact de la viande sur le cerveau sauf à admettre qu’un carnivore est plus intelligent que l’homme !

  5. NEVEU Raymond dit :

    Faisons appel au Président du Sénat pour nous faire une publicité pour une belle et bonne côte de boeuf de charolais bien persillé et le bon vin qui doit aller avec ras le bol des culs coincés et ce brave homme sera Marquis de Bonnetable, comte de Bellecave et autres lieux selon l’usage ancien de nos ancêtres!

  6. Yves Le B. dit :

    Bon, visiblement certains n’ont juste pas lu avec attention rien que le titre de l’article. Il ne s’agit pas de ne plus manger de viande, mais de trouver un juste équilibre… Avec du poisson breton, évidemment 😁

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