Intelligence artificielle : le nouveau Léviathan numérique ?

La chaîne franco-allemande ARTE propose un documentaire saisissant : L’intelligence artificielle, un tsunami sur le web, disponible jusqu’au 19 janvier 2026. Réalisé par Fred Peabody, ce film dresse un constat alarmant : celui d’un monde en passe de basculer sous la domination d’algorithmes capables d’influencer, de surveiller et, à terme, de remplacer l’homme dans ses décisions les plus essentielles.

S’appuyant sur les analyses du journaliste américain d’investigation Phillip Martin, le documentaire retrace la montée en puissance des géants du numérique — Google, Meta, Amazon — et la dépendance planétaire à leurs technologies. Derrière la fascination collective pour ChatGPT ou la promesse d’une science augmentée se cachent des enjeux autrement plus inquiétants : surveillance de masse, manipulation émotionnelle, perte de souveraineté démocratique et menace sur l’emploi et la création humaine.

En filigrane, l’ombre de Marshall McLuhan, le théoricien des médias, plane sur tout le film : « Le médium est le message », rappelait-il dès les années 1960. Aujourd’hui, le médium est un algorithme — et son message, c’est la dépossession. Dépossession de la pensée, de la liberté, de la vérité.

Les témoignages d’experts et de chercheurs réunis par ARTE confirment ce que beaucoup pressentaient : l’intelligence artificielle n’est plus un outil, mais un système de pouvoir total, dont les intérêts échappent à toute régulation réelle.

Sous couvert de progrès, se met en place une architecture de contrôle mondial où les multinationales de la tech imposent leurs normes, leurs valeurs, et bientôt leurs lois. Le documentaire aborde frontalement les questions de reconnaissance faciale, d’espionnage numérique, de robots militaires autonomes, et d’attaques informatiques massives — dont certaines initiées par des États censés être les gardiens de la démocratie.

Assisterons-nous, impuissants, à la disparition de toute frontière entre le réel et le virtuel, entre le citoyen et le consommateur, entre l’humain et la machine ?

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “Intelligence artificielle : le nouveau Léviathan numérique ?”

  1. Bernadette Rochereau-Richard dit :

    Bonjour Breizh-Info,
    Merci pour vos articles toujours très intéressants. Dommage seulement que vous en confiez la relecture et les corrections à ChatGPT que vous mentionnez d’ailleurs ci-dessus. Cette tendance générale contribuera
    à terme la disparition de la réflexion et de la maîtrise de l’orthographe, me semble-t-il.

  2. Durandal dit :

    Bonjour,

    Finalement, ce reportage nous dit que l’IA est dangereuse et doit être contrôlée. Mais il ne nous dit rien sur l’IA. Ca pollue ? Certainement moins que d’aller au cinéma en voiture pour aller voir un film ! Tout est comme cela dans ce reportage. De la peur enrobée d’une apparence de responsabilisation.

    Enfin, même s’il ne s’agit que de contrôle pur, personnellement, je préfère que l’IA soit contrôlée par une entreprise que par l’état. L’état fera forcément n’importe quoi. Les entreprises n’essaient que de vous vendre des produits. C’est un moindre mal par rapport aux fonctionnaires qui veulent contrôler votre vie, D’ailleurs, nous ne contrôlons pas notre état. Et nous voulons contrôler l’IA. Contrôler l’IA par l’administration, cela aboutira à un contrôle des populations de manière totalitaire. Au contraire, nous devrions protéger l’IA de l’état. Et appliquer les lois, surtout, et les appliquer à l’IA aussi. L’arsenal législatif français est déjà largement suffisant pour sanctionner les abus.Mais là, l’état ne veut pas faire son travail, parce que cela lui impose des efforts. Il préfère contrôler les populations que sanctionner les délinquants. Il n’y a qu’à voir les intrusions américaines informatiques sur notre territoire qui n’ont jamais été sanctionnées. Par contre la BNP… En somme, encore un reportage pour nous faire perdre toute souveraineté en jouant sur nos peurs, un joli travail favorable à nos ennemis étrangers.

    Cdt.

    M.D

  3. mouchet dit :

    La question de fond de nos sociétés humaines c’est de savoir pourquoi des firmes, sociétés internationales, des personnes dirigeantes, des humains, des états veulent contrôler les populations et donc leurs prochains ? L’ensemble du monde occidental capitaliste à outrance, dite société de consommations capitalistes, voit la fin proche de l’ensemble du système économique et financier. Tout aussi bien des monnaies, de la consommation, de la subversion, des libertés. Aussi bien des dettes, engagements, déficits, épidémies de laboratoire, nous allons donc tout droit à l’utopie et à l’effondrement dans les révoltes de ces systèmes obsolètes et pourquoi ? Parce tout simplement la consommation utopique fait prendre conscience aux populations le refus de procréer, de consommer, d’obéir donc de ne plus alimenter le système qui s’écroulera de lui même. Les dirigeants eux mêmes seront dans l’impossibilité de lutter contre cette désintégration, car le système financier mondial se raréfie les dettes ne sont plus souscrites et touchera en premier le système des dirigeants et des sociétés voulant régenter le monde. Le nerf de la guerre et du pouvoir reste et restera son financement fait par les populations.
    EN CONCLUSION le souverainismes prendra le pas sur le capitalisme puisque nous sommes tous responsables de notre déchéance. Car nos économies, nos comptes en banques, nos livrets d’épargne, servent le capital international qui titrisent en prenant garantie sur nos dépôts, nos épargnes, afin de conquérir notre productivité pour nous exploiter. Sans le savoir, sans que vous le vouliez, vos économies servent à vous rendre esclaves de votre propre décision d’épargner. La preuve vous ne pouvez plus retirer plus de 1500 euros par jour sans autorisation préalable et encore on vous demande le pourquoi comment dans quel but. Vos épargnes sont donc confisquées.

  4. Henri dit :

    Ce qu’on appelle « IA » n’est rien d’autre que du croisement de données sophistiqué. Pour ceux qui connaissent les tableaux dynamiques d’Excel, imaginez que chaque cellule contienne elle-même une feuille de calcul, ça donne déjà une idée. Lorsqu’une machine (ou un logiciel) se trompera et s’apercevra de son erreur, alors là, oui : nous aurons affaire à ue forme d’intelligence. Nous en sommes loin.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

International

Musk contre OpenAI : la bataille à 134 milliards qui pourrait secouer la Silicon Valley

Découvrir l'article

A La Une, Economie, Technologies

La DGSI s’inquiète de l’utilisation de traductions générées par l’IA par des entreprises sensibles

Découvrir l'article

Economie, Technologies

IA, management, relations humaines : pourquoi l’humain reste le plus dur à gérer en entreprise

Découvrir l'article

Sociétal

Baromètre Allianz 2026 : cybermenaces en tête, l’intelligence artificielle s’impose comme nouveau risque majeur

Découvrir l'article

Santé, Sociétal

Des robots plus petits qu’un grain de sable : une révolution technologique en marche

Découvrir l'article

Social

Près d’un Européen sur deux envisage de changer de travail en 2026… mais la majorité se dit mal préparée

Découvrir l'article

International

Royaume-Uni : le réseau X menacé d’interdiction après un scandale lié à Grok

Découvrir l'article

International

Désinformation, deepfakes, IA : comment la Finlande prépare ses enfants à l’ère du faux

Découvrir l'article

International

2026, l’année des lignes de fracture : dix foyers de guerre potentiels dans un monde en recomposition

Découvrir l'article

Economie, Social

Crise énergétique, dette et inégalités : vers une récession mondiale inégale en 2026

Découvrir l'article

PARTICIPEZ AU COMBAT POUR LA RÉINFORMATION !

Faites un don et soutenez la diversité journalistique.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.