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Déjà condamné en 2024, le faux psychiatre congolais Clive Lygidre Etitie vient de voir sa peine alourdie par la cour d’appel de Rouen. Six ans de prison ferme pour un escroc récidiviste qui demeure pourtant introuvable.
Deux ans de supercherie dans un hôpital psychiatrique
Entre novembre 2015 et mai 2017, Clive Lygidre Etitie, ressortissant congolais, a exercé illégalement la psychiatrie au Nouvel Hôpital de Navarre, à Évreux. Il avait présenté un faux diplôme roumain, imitant le sceau d’une université et reprenant le numéro d’un véritable médecin. Grâce à cette imposture, il avait pris en charge quelques 521 patients selon le journal Paris-Normandie, prescrivant psychotropes et traitements à des malades souvent fragiles.
Son recrutement avait été démasqué par la Caisse primaire d’assurance maladie du Rhône, qui enquêtait sur une précédente condamnation pour exercice illégal de la médecine. En retraçant son parcours, la CPAM découvrit qu’il s’était fait embaucher à Évreux malgré son passé judiciaire. En deux ans, le faux psychiatre avait perçu plus de 129 000 euros de salaire de la part de l’hôpital, tout en bénéficiant du RSA depuis septembre 2015.
Peine aggravée en appel, mais un condamné insaisissable
En octobre 2024, le tribunal correctionnel d’Évreux l’avait condamné, en son absence, à quatre ans et demi de prison ferme et à une interdiction définitive d’exercer un métier lié à la santé. Clive Etitie avait fait appel de cette décision sans se présenter à la barre.
Le 20 octobre dernier, la cour d’appel de Rouen a alourdi la sanction à six ans de prison ferme, tout en maintenant le mandat d’arrêt lancé contre lui. L’avocat général Philippe Coindeau a souligné devant la cour : « Il a choisi la psychiatrie probablement pour faire plus facilement illusion. »
L’hôpital de Navarre s’est constitué partie civile, tandis que la CPAM du Jura lui réclame également 129 000 euros pour une précédente escroquerie où il s’était fait passer pour infirmier.
Un symbole des failles de la justice française
Cette affaire, digne d’un scénario de film, illustre les carences graves du système français : vérifications de diplômes inexistantes, contrôle insuffisant des antécédents judiciaires et impuissance de la justice à faire exécuter les peines. Condamné, écroué, puis relâché avant son procès d’appel, Clive Lygidre Etitie est aujourd’hui dans la nature.
Malgré le mandat d’arrêt dont il fait l’objet, il n’executera donc sa peine que si les forces de l’ordre parviennent à l’arrêter. Cette affaire résume à elle seule la défaillance d’un appareil judiciaire incapable d’assurer la sanction effective d’un individu déjà condamné et multirécidiviste. Pendant ce temps, plus de 500 patients traités par un charlatan attendent toujours que justice soit véritablement rendue.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
4 réponses à “Évreux (Eure). Le faux psychiatre congolais condamné à 6 ans de prison… mais toujours en fuite”
« Il a choisi la psychiatrie probablement pour faire plus facilement illusion. » Tout est dit.
Cette affaire confirme un constat issu de la jurisprudence pénale : certains escrocs ont du talent ! Bon, tant que le psychopathe ne leur décerne pas la Légion d’Honneur … Reste à lui mettre la main dessus … et c’est pas gagné ; nous pourrions même parier 100 balles sur une possible nouvelle embauche « malgré son passé judiciaire » ; et si tel était le cas, la question d’une élévation au rang des « escrocs d’honneur » se poserait inévitablement.
@Bhubert « Il a choisi la psychiatrie probablement pour faire plus facilement illusion. » En effet. Et il a aussi choisi la FRANCE où passer à travers les mailles du filet est facilité par une administration incompétente et une justice impuissante complètement hors sol.
Ce charlatan, de retour au pays natal, pourra en raconter de belles histoires. Mais il pourra peut-être revenir un jour nous rendre visite, avec de bonnes intentions et de nouveaux papiers, sur un bateau rempli d’immigrés.
En psychiatrie on ne fait pas de médecine on torchonne des cerveaux avec des poisons et de la coercition. Je l’ai vu avec une psycho roumaine à St Malo .