Le voile islamique, un signe d’intégration dans la société française ? La sortie lunaire de Sasha Bernert (LFI) à Saint-Jacques-de-la-Lande

Entre déclarations lunaires et programme déconnecté du réel, la liste “Tracer l’avenir” menée par les militants LFI de Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande dévoile ses ambitions pour les municipales 2026. Au cœur de cette offensive politique : horizontalité totale, comités citoyens tirés au sort, tiers‑lieu militant… et une candidate affirmant que le voile serait “un signe d’intégration dans la société française”.

La séquence a sidéré plus d’un auditeur. Invitée de la matinale de Bretagne 5, Sasha Bernert, membre de la France insoumise et candidat aux municipales à Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande, a déclaré tranquillement que le voile islamique constituerait “un signe d’intégration dans la société française”. Une sortie qui illustre parfaitement la dérive idéologique d’une partie de la gauche urbaine : aveuglement culturel, renversement des normes et abandon complet de ce qui faisait autrefois consensus.

Six mois après avoir lancé sa campagne, LFI dévoile les premiers noms de la liste « Tracer l’avenir » ainsi que les grands axes de son projet municipal. Un projet assumé comme une rupture totale avec le fonctionnement classique d’une mairie. L’objectif ? “réformer l’image tutélaire du maire” et supprimer “la notion de gestionnaire de municipalité”, selon les mots du candidat de tête, Dimitri Roumagne, photographe et directeur associatif.

Un “comité de pilotage” de six adjoints à la place du maire

Dans leur modèle, la commune ne serait plus dirigée par un maire doté d’une responsabilité clairement identifiée, mais par un collectif de six adjoints, chacun responsable d’un domaine (écologie, urbanisme, culture, démocratie locale, action sociale, jeunesse). Une “horizontalité” revendiquée, dans la droite ligne des théories militantes prônées par certains groupes d’extrême gauche.

Cette vision peut séduire dans les débats universitaires. Mais, appliquée à la gestion d’une commune de 15 000 habitants, elle interroge. Qui décide ? Qui assume ? Qui rend des comptes ? Autant de questions que la rhétorique horizontale laisse soigneusement de côté.

La liste LFI propose également de tirer au sort des citoyens pour les intégrer dans des conseils de quartier indemnisés disposant d’un droit de délibération et de consultation sur les décisions municipales. Un système qui, bien que présenté comme “démocratique”, risque fort de se transformer en arène politique sous influence militante.

Plus loin dans le programme : référendum d’initiative citoyenne imposé dès qu’une pétition récolte 10 % des habitants. Une mécanique qui, appliquée à l’échelle d’une ville, pourrait rapidement virer à la paralysie permanente et à la contestation de chaque décision prise, quel qu’en soit l’objet.

Un tiers‑lieu militant en guise de “cohésion sociale”

Autre pilier du programme : la création d’un “tiers‑lieu solidaire et coopératif”. Une épicerie solidaire, un café “pour se retrouver”, un incubateur citoyen pour projets “à impact social, écologique, culturel et sportif”… En somme, un outil politique au service du maillage associatif proche de LFI, typique des stratégies d’implantation de l’extrême gauche dans les banlieues.

Là encore, le gap entre la rhétorique généreuse et les réalités sociales locales a de quoi surprendre.

Les habitants de Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande sont pourtant confrontés à des questions très concrètes : tranquillité publique, incivilités, nuisances, trafic de stupéfiants, pression immobilière.

Or, dans les éléments communiqués par la formation LFI, aucune réflexion sérieuse sur la sécurité, l’ordre public ou la maîtrise de l’urbanisation ne semble pointer. À la place, des concepts abstraits et des slogans militants : “décentraliser le pouvoir”, “instaurer un contre‑pouvoir”, “mettre fin au modèle gestionnaire”, “transformer la ville par les habitants”.

Une candidate transgenre citant une fatwa conservatrice : incohérence totale

Particularité pour le moins étonnante : Sasha Bernert, artiste-auteure et militante LFI, se revendique transgenre… et soutien au voile islamique (et à la Palestine, comme son parti). Bernert n’a visiblement pas perçu la multitudes de fatwas de juristes musulmans condamnant explicitement le transgendérisme, l’homosexualité et la transition de genre. Un texte qui, dans certains pays musulmans, justifie discriminations et violences – comme le rappellent les récents meurtres de trois femmes trans au Pakistan.

Cette juxtaposition – revendication militante occidentale d’un côté, citation de positions religieuses ultra‑conservatrices de l’autre – révèle un patchwork idéologique où rien ne tient ensemble, si ce n’est la volonté d’exister médiatiquement.

À quelques mois des municipales, les habitants jugeront si ce modèle « horizontal » doit remplacer une gestion municipale claire et assumée, ou s’il ne s’agit que d’une utopie militante déconnectée de leur quotidien.

Crédit photo : DR
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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5 réponses à “Le voile islamique, un signe d’intégration dans la société française ? La sortie lunaire de Sasha Bernert (LFI) à Saint-Jacques-de-la-Lande”

  1. Ronan dit :

    Demat le RIC faisant partie du programme des Patriotes, demander l’avis de la population locale sur des sujets locaux me semble une bonne idée( une consultation par an soit cinq référendums sur une législature serait raisonnable ) mais le reste du programme pose question ; effectivement aux habitants de là bas de trancher en mars prochain. Kenavo

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Est-ce un transhygiénique? Quoi qu’il en soit les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Qu’il dégage!

  3. Durandal dit :

    Bonjour,

    Evidemment que cette femme a raison. Toutes nos grands-mères se couvraient d’un châle pour sortir dans les rues, parce qu’elles voulaient tracer une ligne nette, peut-être hypocrite, d’avec les putains. Ne faites pas de l’impudicité une tradition SVP.

    Cdt.

    M.D

  4. AD dit :

    A cette époque des grand mères, tous les hommes portaient des chapeaux et casquettes pour les ouvriers et alors ? on est au XXIème siècle ! Voir en Iran où les femmes éprises de liberté risquent leur vie en refusant ce voile, symbole de soumission totale.

  5. JLP dit :

    Erreur factuelle. Regardez, camarade Durandal, les cartes postales et photographies anciennes : on y assiste à un changement d’univers, en effet, mais c’est parce que les femmes alors ont abandonné les coiffes de nos « pays » et sont allées nue tête (ou en chapeau pour les citadines). Le châle, elles le portaient sur les épaules, c’est uniquement pour entrer à l’église qu’elles s’en couvraient. Ou s’ils pleuvaient, chose étrangement rare en Bretagne hier comme aujourd’hui… Quant à l’impudicité, c’est un terme qui renvoie au mépris de la femme dans une civilisation qui n’est pas la nôtre, enfin, pas encore…

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