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Les masculinistes ont le vent en poupe. Non pas parce que leur popularité augmente sur les réseaux ou que leurs idées – que l’on peinerait à formuler – gagne du terrain, mais pour l’usage qu’en font les médias subventionnés : quiconque critique les dérives du féminisme ou évoque la condition des hommes est immédiatement taxé de masculiniste. Le collectif « Défendre les enfants » vient d’en faire les frais.
Dans un article publié de 6 décembre 2025 dernier intitulé « Le numéro 3919, destiné aux femmes, mis sous pression au nom des droits des hommes victimes de violence », Le Monde critique indirectement les douze associations composant « Défendre les enfants » – un collectif qui milite principalement pour la généralisation de la résidence alternée des enfants après séparation et la reconnaissance de l’exclusion parentale – en les qualifiant de « masculinistes ». Une offense facile, qui, combinée à celle d’ « extrême droite », permet de décrédibiliser qui que ce soit et d’éviter les sujets gênants.
Dès le début, le ton est posé. Le Monde mise sur la peur, dénonçant « une opération de lobbying aux objectifs troubles, prompte à exacerber les tensions autour des droits des femmes. » Des réactionnaires qui désapprouvent les droits des femmes, agiraient dans l’ombre, postés aux aguets pour nuire encore un peu plus aux victimes féminines…
« En moins d’un an, le gouvernement a été interpellé à 12 reprises par des questions écrites de parlementaires réclamant l’ouverture du 3919 aux hommes victimes de violences conjugales, pour mettre fin à leur supposée « invisibilisation ». »
Le lexique choisi est celui de la guerre : ces mâles qui voudraient élargir aux hommes la ligne d’écoute consacrée aux victimes de violences conjugales, conduiraient une « offensive politique », et leur « mobilisation » n’aurait rien de spontanée. À cela s’ajoute une pointe de mépris : si les guillemets autour du mot « invisibilisation » ne suffisait pas, pour Le Monde cette invisibilisation est « supposée ». Les 16 % déclarés d’hommes victimes de violence conjugale apprécieront.
Pour le grand journal, les douze associations du collectif « Défendre les enfants » ne sont pas engagés pour l’égalité parentale, ils « se disent engagés pour l’égalité parentale« . Une nuance de taille.
« Derrière le discours de protection des enfants, ce sont surtout les pères qu’ils défendent en laissant entendre que les hommes seraient défavorisés par rapport aux femmes », estime le politiste Francis Dupuis-Déri, qui perçoit dans cette rhétorique des échos au mouvement masculiniste… »
Pour discréditer encore un peu plus le collectif, Le Monde fait appel à un « politiste » : on n’a pas toujours le courage que l’on voudrait… Là encore, l’injustice subie par les pères lors des séparations, pourtant peu contestable comme nous le rappelait Fabien Wald, membre actif du collectif, est tout bonnement niée.
Et la pépite :
« « Chaque homme qui tente de saturer la ligne est une femme qui n’arrive pas à nous joindre », conclut Mine Günbay. En 2024, 13 283 appels n’ont pas pu être traités par le 3919 dès la première tentative. »
Serait-ce là une forme d’accusation voilée ? Le lecteur se fera son opinion.
Si le parti-pris de ces paladins de la liberté d’expression (sic) n’était pas encore manifeste, le refus de publier le droit de réponse du collectif « Défendre les enfants », pourtant garanti par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, est un aveu en soi. Beizh-info.com publie ci-dessous ce droit de réponse.
Quoi qu’il en soit, au-delà des accusations larvées d’un journal partisan, il est nécessaire de rappeler qu’il n’y a pas de citoyens de première ou de deuxième classe. Les opinions, les orientations ou les accointances politiques, réelles ou supposées, des associations et de leurs membres qui militent pour la reconnaissance des victimes masculines de violence domestique et pour un rééquilibrage des décisions de justice en matière de garde d’enfant, ne rendent pas le sujet moins sensible. Et discréditer ces militants n’annulera pas la légitimité de leur combat.
Mais qui, au Monde, est-il encore capable de le comprendre ?
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : Défendre les Enfants
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Élargir aux hommes le numéro vert consacré aux victimes de violences conjugales : un coup des masculinistes pour Le Monde”
Bonjour,
Ces mouvements égalitaires puent la faiblesse et sont traités comme tel par les féministes et leurs chevaliers maman. Offrez leur un peu de grain à moudre au moins, elles seront plus calmes.
Cdt.
M.D