L’actualité récente de Paul Watson remet en lumière une figure atypique de l’écologie internationale, à rebours des clivages politiques traditionnels. Le fondateur de Sea Shepherd a publié, le 7 janvier dernier, « SOS Océan en détresse ! », un ouvrage présenté comme un manifeste d’alerte sur l’état des mers.
Ce livre inaugure la collection « Latitude Aventure » lancée par les éditions Glénat. Paul Watson y livre un diagnostic alarmant sur la situation des océans. « Depuis des centaines de millions d’années, l’océan est le système de survie de la planète entière. Il fournit la majeure partie de l’oxygène que nous respirons, il nous nourrit, séquestre le carbone et régule le climat », écrit-il, plaçant la question de la survie de l’humanité au cœur de son propos. Le constat est sans détour : « Le choix est simple : soit des profits à court terme pour certains aujourd’hui, soit la survie de tous demain ».
Parallèlement à cette sortie éditoriale, Paul Watson s’est exprimé longuement sur Le Figaro TV, dans l’émission Points de Vue. Ancien détenu au Groenland pendant cinq mois en 2024, il a livré une analyse géopolitique tranchée à propos des déclarations de Donald Trump sur ce territoire stratégique. « Donald Trump a déclaré la guerre au monde entier, y compris à son propre peuple. Je crois que son objectif premier avec tout ce cirque au Groenland est de mettre à mal l’alliance atlantique en la testant, mais ça ne donnera rien », affirme-t-il.
Désormais installé en France grâce à un visa de séjour, Paul Watson dit son attachement au pays. « Même si je n’ai pas la citoyenneté française, c’est un honneur d’être ici, au pays de Jules Verne et du commandant Cousteau », confie-t-il, saluant l’histoire maritime et scientifique française. Il a également rendu hommage à son amie de longue date Brigitte Bardot, rappelant que « Sans elle, jamais nous n’aurions pu sauver autant de jeunes phoques au Canada ».
Souvent attaqué pour ses positions inclassables, Paul Watson revendique une vision singulière de l’écologie. « Les écologistes sincères sont nécessairement conservateurs car nous voulons préserver le vivant tel qu’il est », affirme-t-il, rejetant le clivage gauche-droite. Se définissant comme « biocentriste », il résume sa ligne politique en quelques mots : « pro-animaux, anti-guerre, pro-enfants, pro-environnement ».
À l’heure où l’écologie est fréquemment instrumentalisée à des fins idéologiques, Paul Watson défend une approche fondée sur la préservation du réel et du vivant. Une posture assumée qui continue de nourrir le débat public bien au-delà des cercles militants.
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