Souvent banalisée, la sécheresse oculaire n’est pas qu’un simple inconfort passager. Lorsqu’elle s’installe et n’est pas prise en charge, elle peut entraîner des lésions de la cornée, parfois durables, avec un impact réel sur la vision. Les ophtalmologistes alertent : le syndrome de l’œil sec est en nette progression, notamment chez les personnes exposées de façon prolongée aux écrans.
Les principales complications de la sécheresse oculaire
Les spécialistes rappellent que l’œil sec peut provoquer plusieurs troubles, parfois sous-estimés :
- Altération de la vision : la vision devient instable, floue après quelques minutes, obligeant à cligner fréquemment des yeux pour retrouver une netteté temporaire.
- Inflammation chronique : les larmes jouent un rôle protecteur. Leur insuffisance fragilise la surface de l’œil, favorisant rougeurs et inflammations, qui aggravent à leur tour la sécheresse.
- Lésions de la cornée : ulcérations, amincissement cornéen ou opacités peuvent apparaître. Ces atteintes peuvent laisser des séquelles durables, voire irréversibles.
- Résultats chirurgicaux dégradés : en cas d’intervention oculaire (cataracte, par exemple), une cornée trop sèche peut compromettre la récupération visuelle, même si l’opération est techniquement réussie.
Des causes largement liées à nos modes de vie
Plusieurs facteurs expliquent l’augmentation des cas de sécheresse oculaire :
- Temps d’écran excessif : la concentration réduit fortement la fréquence de clignement, favorisant l’évaporation des larmes.
- Air sec : climatisation et chauffage abaissent l’humidité ambiante, notamment dans les bureaux, les commerces ou les avions.
- Pollution et allergènes : particules fines, poussières, pollens ou produits chimiques irritent la surface oculaire.
- Vent et soleil : ils accélèrent l’évaporation du film lacrymal.
- Stress chronique : il perturbe la production des larmes via des mécanismes hormonaux et nerveux.
Adapter son environnement pour soulager les yeux
Des ajustements simples peuvent limiter l’aggravation des symptômes :
- Position de l’écran : placé légèrement en dessous du niveau des yeux, il réduit l’exposition de la surface oculaire.
- Luminosité adaptée : un écran trop lumineux fatigue inutilement les yeux.
- Humidité intérieure : viser un taux compris entre 45 et 65 %. Un humidificateur ou même un récipient d’eau chaude peut améliorer localement l’air ambiant.
- Protection contre le vent : lunettes enveloppantes ou casque intégral lors d’activités extérieures exposées.
L’environnement visuel joue aussi un rôle. Des teintes vertes, des plantes ou des éléments décoratifs inspirés de la nature contribuent à détendre les muscles oculaires.
Gestes quotidiens et hygiène visuelle
Les ophtalmologistes insistent sur l’importance de routines simples :
- Compresses chaudes : elles facilitent le fonctionnement des glandes responsables de la composante lipidique des larmes.
- Règle du 20-20-20 : toutes les 20 minutes, regarder à 6 mètres pendant 20 secondes.
- Sommeil suffisant : indispensable à la régénération de la surface oculaire.
- Hydratation : boire régulièrement participe à une bonne production lacrymale.
- Hygiène des paupières : essentielle après le maquillage ou en cas d’inflammation.
Des exercices oculaires simples (mouvements des yeux, alternance vision proche/lointaine, clignements volontaires) peuvent réduire la fatigue visuelle. La détente psychique est tout aussi importante : relaxation, respiration, marche ou activités douces contribuent indirectement à améliorer la sécheresse oculaire.
L’alimentation joue un rôle clé dans la santé oculaire. Les spécialistes recommandent une alimentation riche en vitamines A, C et E, en caroténoïdes, ainsi qu’en oméga-3, essentiels au bon fonctionnement des glandes lacrymales. Poissons gras, fruits et légumes colorés, oléagineux et certaines huiles végétales peuvent contribuer à stabiliser le film lacrymal.
Si la gêne persiste, s’aggrave ou s’accompagne de douleurs, de baisse visuelle ou de sensibilité à la lumière, une consultation ophtalmologique est indispensable. La sécheresse oculaire n’est pas une fatalité, mais elle peut devenir une pathologie sérieuse si elle est ignorée.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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