Les quotidiens bretons ont la fâcheuse habitude de privilégier les gens importants ou qui croient l’être. Ils donnent davantage la parole aux élus, aux institutionnel et aux “responsables“ en tous genres qu’au « peuple ». Il est rare que les « gens de peu » soient interrogés et aient l’occasion de donner leur avis. Ce qui est regrettable car ils ne parlent pas la même langue que les élites… et ils sont souvent plus originaux.
Saluons donc Simon Saidi, journaliste à Ouest-France, qui a eu l’excellente idée de faire un tour dans des brasseries et des cafés de Nantes pour prendre la température. Ainsi Nicolas estime que les candidats « font trop de politique politicienne. On ne parle pas des questions de fond ». Il prend pour exemple le coût des parkings, « trop chers pour que les habitants de la métropole viennent dans le centre-ville ». Pierre confirme la chose : « Regardez : on ne peut plus circuler ! On ne peut plus se garer sans laisser une paye », peste celui qui se sent mis de côté par la politique de la municipalité. « Nantes, ce n’est pas les bobos qu’on préserve et les catégories populaires qu’on protège. Il y a aussi des gens comme moi, petite classe moyenne qui ne fait pas de bruit, mais à qui on ne cause pas. » Son copain Samuel approuve : « Je votais à gauche. Maintenant je suis très très à droite, si vous voyez ce que je veux dire. » (Ouest-France, Nantes, lundi 19 janvier 2026)
Le lecteur aimerait pouvoir lire plus souvent du vécu, du vivant, de l’humain… le terrain remplace avantageusement les éditoriaux et présente le mérite d’étonner…
B.M.
Crédit photo :Sebleouf/Wikimedia (cc)
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