Le débat sur la fin de vie revient dans l’hémicycle dans un climat d’opinion particulièrement clair. L’enquête réalisée fin janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes montre un soutien massif à une évolution de la loi, avec des niveaux d’adhésion rarement atteints sur un sujet éthique aussi sensible.
89 % des Français favorables au choix entre soins palliatifs et aide active à mourir
À la question de savoir si les personnes atteintes d’une maladie grave et incurable devraient pouvoir choisir entre des soins palliatifs et une aide active à mourir (euthanasie) strictement encadrée, 89 % des répondants répondent oui. Parmi eux, 52 % se disent « tout à fait favorables », signe d’une conviction solidement ancrée, et 37 % « plutôt favorables ». Seuls 11 % s’y opposent.
Ce niveau de consensus traverse largement les catégories sociales. Les moins de 35 ans sont 92 % à soutenir cette possibilité, mais même chez les 65 ans et plus, l’adhésion atteint encore 84 %. Le clivage le plus marqué concerne la pratique religieuse : 94 % des personnes sans religion approuvent la mesure, contre 68 % des pratiquants réguliers.
Directives anticipées : 67 % veulent qu’elles s’imposent aux médecins
Sur la question des directives anticipées, 67 % des Français estiment qu’elles doivent obligatoirement s’imposer aux médecins lorsque la personne n’est plus en capacité d’exprimer sa volonté. 25 % préfèrent laisser une marge d’appréciation au corps médical et 8 % ne se prononcent pas.
Ce résultat traduit une attente forte de sécurité juridique et de respect strict de la volonté individuelle. L’idée d’un droit théorique qui pourrait être contourné par une appréciation médicale ne convainc pas la majorité des sondés.
Interrogés plus précisément sur une proposition de loi autorisant l’aide active à mourir pour les personnes atteintes d’une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale, souffrant de manière insupportable, 83 % des Français se disent favorables. 48 % y sont « tout à fait favorables » et 35 % « plutôt favorables ». L’opposition atteint 17 %.
Politiquement, le soutien dépasse les clivages. Il atteint 90 % chez les sympathisants de gauche, 81 % chez ceux du centre et 76 % à droite. Même parmi les électeurs les plus conservateurs, l’idée d’un encadrement légal progresse.
Un débat éthique qui ne fait plus peur à l’opinion
La question d’un éventuel risque pour les personnes vulnérables ou en situation de handicap divise davantage : 27 % estiment qu’une telle loi pourrait représenter un danger, 54 % considèrent que ce ne serait pas le cas et 19 % préfèrent ne pas se prononcer. Ce point constitue le principal angle de réserve, mais il ne renverse pas la tendance générale.
Au total, l’enquête révèle un basculement profond : la fin de vie n’est plus perçue comme un tabou sociétal, mais comme une question de liberté individuelle et de dignité personnelle. Le soutien massif et transversal à une aide active à mourir encadrée place désormais la responsabilité politique au cœur du débat. Reste à savoir si le législateur suivra une opinion publique qui, elle, semble avoir largement tranché.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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