S’asseoir près d’une fenêtre, travailler à la lumière du jour, laisser entrer le soleil dans un bureau : ces gestes simples pourraient contribuer à une meilleure régulation de la glycémie chez les personnes atteintes de diabète de type 2. C’est ce que suggère une étude récente publiée dans la revue Cell Metabolism.
Les chercheurs ont observé que les participants exposés à la lumière naturelle maintenaient leur taux de sucre dans le sang dans une plage normale 50 % du temps, contre 43 % lorsqu’ils étaient soumis uniquement à un éclairage artificiel. Les fluctuations de glycémie sur 24 heures étaient également plus faibles en présence de lumière du jour, signe d’un contrôle plus stable.
Une expérience en conditions réelles de bureau
L’étude a porté sur 13 volontaires atteints de diabète de type 2, d’un âge moyen de 70 ans. Tous ont travaillé de 8 heures à 17 heures dans un même immeuble de bureaux. Un groupe était installé dans des pièces dotées de larges fenêtres orientées au sud et à l’ouest, maximisant l’exposition au soleil. L’autre évoluait dans des espaces totalement privés de lumière naturelle, éclairés exclusivement par des lampes artificielles.
Après une pause d’au moins quatre semaines, les groupes ont inversé leurs conditions d’exposition. Les repas, le sommeil, l’activité physique et le temps d’écran ont été strictement contrôlés afin d’isoler l’effet de la lumière.
Résultat : sous lumière naturelle, les variations glycémiques étaient plus modérées et les participants passaient davantage d’heures dans la zone considérée comme saine. Les chercheurs ont également constaté une augmentation de l’oxydation des graisses et une moindre utilisation des glucides comme source d’énergie, sans changement significatif de la dépense énergétique globale.
Horloge biologique et métabolisme
Les mécanismes exacts restent à préciser, mais plusieurs hypothèses sont avancées. La lumière naturelle joue un rôle central dans la synchronisation de l’horloge biologique interne. Une désynchronisation des rythmes circadiens est associée à un risque accru de troubles métaboliques.
La lumière artificielle, moins intense et dotée d’un spectre lumineux plus restreint, serait moins efficace pour réguler ces rythmes. Or, dans les sociétés occidentales, une grande partie de la journée se déroule sous éclairage artificiel.
D’autres pistes sont évoquées, notamment le rôle de la vitamine D ou l’action de la lumière sur certaines structures cérébrales comme l’hypothalamus, impliqué dans la régulation de la faim, du sommeil et du métabolisme. L’exposition aux rayons ultraviolets pourrait aussi favoriser la libération d’oxyde nitrique, molécule associée à une meilleure fonction vasculaire.
Des résultats encourageants mais prudents
Les auteurs insistent toutefois sur les limites de leur travail. L’échantillon est restreint – seulement 13 participants – et majoritairement composé de personnes âgées. Il est donc difficile d’extrapoler ces résultats à l’ensemble des patients diabétiques.
Des études plus larges, menées sur des périodes plus longues, seront nécessaires pour déterminer si l’effet observé est durable et cliniquement significatif.
Néanmoins, ces données suggèrent qu’une modification simple de l’environnement quotidien – augmenter l’exposition à la lumière du jour – pourrait constituer un complément intéressant aux stratégies classiques de prise en charge du diabète de type 2, aux côtés de l’alimentation, de l’activité physique et des traitements médicamenteux.
Dans un contexte où les maladies métaboliques progressent régulièrement, la lumière naturelle pourrait bien devenir un allié discret mais précieux du contrôle glycémique.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.