Les élections municipales constituent un exercice difficile pour les petits partis. Surtout si ces derniers ne peuvent aligner des poids lourds qui joueront un rôle de “locomotive“. Donc Johanna Rolland et Nathalie Appéré ne font pas de cadeau à l’UDB ; elles lui accordent le minimum…
D’après Le Peuple Breton (février 2026), des adhérents de l’UDB figureront sur des listes aux élections municipales de mars dans plus de cinquante communes : Bécherel, Betton, Brest, Cavan, Coatreven, Commana, Douarnenez, Groix, Guidel, Hennebont, Indre, Landaul, Lanester, Langoëlan, Lanloup, Lannion, Lanvollon, Larmor-Plage, Lézardrieux, Locmélar, Locmiquélic, Lorient, Montfort-sur-Meu, Montreuil-le-Gast, Morlaix, Nantes, Névez, Notre-Dame-des-Landes, Orvault, Paimpol, Ploubezre, Plouezec, Plougoumelen, Ploufragan, Plounéour-Ménez, Plozévet, Pont-Aven, Pont-Croix, Pont-de-Buis, Pontivy, Pordic, Pouldreuzic, Quimper, Redon, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Evarzec, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Trébeurden, Trédrez-Locquémeau, Tréguier… Une dizaine de têtes de liste se lancent, dont trois des quatre maires UDB sortants : Fabrice Dalino à Montfort-sur-Meu, Lionel Henry à Montreuil-le-Gast, et Sébastien Marie à Plounéour-Ménez. En revanche, Patrick L’Héréec, maire de Plounérin, a annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat en tant que maire. Mais l’UDB peut soutenir une liste qui accorde une place à la langue bretonne. C’est le cas à Plougastel-Daoulas où la liste « Unir à gauche » conduite par Marlène Le Meur ambitionne le niveau 4 de la Charte Ya d’ar brezhoneg (Oui à la langue bretonne) pour la commune (Le Télégramme, Brest, vendredi 30 janvier 2026)
Johanna Rolland n’est pas une fana de la Bretagne
Evidemment, le gros morceau demeure Nantes et Rennes. Dans la cité des ducs, trois militants UDB figurent sur la liste « La gauche unie pour Nantes » conduite par Johanna Rolland (PS) : Aurélien Boule Fournier (n°16), Valérie Coussinet-Ndiaye (n°45) et Sophie Lucas (n°57). En cas de victoire de cette liste, les deux premiers seront élus sans difficulté, pour la troisième ce sera ric-rac. Notons la présence sur la liste de Johanna Rolland de Aziliz Gouez (n°11) ; elle représente « Territoires 44 » avec le sénateur Ronan Dantec (n°22). Aziliz Gouez présente la particularité d’être conseillère régionale de Bretagne. Là, elle appartient au groupe « Breizh-a-gleiz – autonomie, écologie, territoires » ; c’est dans ce groupe que l’on trouve les militants de l’UDB (Gael Briand, Nil Caouissin, Christian Guyonvarc’h, Ana Sohier). Elle a donc réussi la réunification ! Parmi les 69 candidats de la liste Rolland, on trouve des femmes et des hommes qui représentent des partis dont le poids électoral apparaît insignifiant – par exemple Séverine Figuls (n°39), brillante candidate du « Parti animaliste ». A coup sûr, l’UDB aurait préféré qu’on lui donne cette place… Mais, aujourd’hui, les chiens et les chats sont à la mode… et Johanna Rolland n’est pas une fana de la Bretagne !
Les professionnels de la politique ont la cote
A Rennes, l’UDB n’est pas mieux servie. Sur les 61 candidats de la liste « Rennes solidaire avec Nathalie Appéré », on ne trouve que deux représentants de l’UDB : Jean-François Monnier (n°16) et Montserrrat Casacuberta (n° 35). Une consolation : tous les deux occupent une place éligible en cas de victoire. Manifestement, la Bretagne ne passionne pas Nathalie Appéré (PS) – pour ne fâcher personne, elle préfère donner une place à toutes les teintes de la gauche, « de Glucksmann à Autain ». Si bien que douze formations ou courants différents sont représentés. Nathalie Appéré a un faible pour les professionnels de la politique : Léo Beaufils (n° 12), collaborateur des élus écologistes de Rennes ; Romain Poujol (n° 30), assistant parlementaire du sénateur Daniel Salmon (Les Ecologistes) ; Laurence Duffaud (n° 25), première secrétaire de la fédération d’Ille-et-Vilaine du Parti socialiste ; Matthieu Groseil (n° 44), assistant parlementaire du député Tristan Lahais (Génération.s). Le jour où l’UDB sera riche en assistants parlementaires – baptisés chargés de mission sur la liste Appéré -, elle pourra se faire une place au soleil au conseil municipal de Rennes.
Conclusion : l’UDB fait ce qu’elle peut, tandis que le Parti breton, qui occupe le flanc droit du Mouvement breton, est complètement absent de ces élections municipales. Pas de militants, pas d’argent, pas d’envie…
Bernard Morvan
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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