Bretagne administrative : croissance démographique sous perfusion migratoire, natalité au plus bas et vieillissement accéléré

Au 1er janvier 2026, la Bretagne administrative compte 3 510 100 habitants, soit 5,1 % de la population française. En un an, la région a gagné 20 800 habitants, enregistrant une croissance de +0,6 %, soit le double du rythme national (+0,3 %). À première vue, les chiffres publiés par l’Insee témoignent d’un dynamisme certain. Mais derrière cette progression apparente se dessine une réalité plus contrastée : la Bretagne ne doit sa croissance qu’à son attractivité migratoire, tandis que son solde naturel continue de se dégrader.

Une croissance portée exclusivement par les arrivées

L’augmentation de population repose sur un solde migratoire fortement excédentaire. Autrement dit, la région attire plus de nouveaux habitants qu’elle n’en perd. Les arrivées proviennent notamment d’Île-de-France et des régions voisines.

En revanche, le solde naturel – différence entre naissances et décès – est négatif pour la 11e année consécutive. En 2025, la Bretagne a enregistré 28 200 naissances pour 37 900 décès, soit un déficit naturel de –9 700. L’écart se creuse d’année en année.

Seule l’Ille-et-Vilaine conserve un solde naturel positif (+1 300), mais celui-ci s’érode progressivement. Le Finistère, les Côtes-d’Armor et le Morbihan affichent tous des déficits proches de –3 500 à –3 900.

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Une natalité historiquement basse

Le nombre de naissances atteint un niveau historiquement faible, le plus bas observé depuis le début du XXe siècle. La baisse ne s’explique pas par un recul du nombre de femmes en âge de procréer – celui-ci progresse légèrement – mais par une chute continue de la fécondité.

L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,51 enfant par femme en 2025, contre 2,00 en 2012. Tous les départements sont concernés. L’Ille-et-Vilaine et le Finistère passent sous la barre des 1,5 enfant par femme.

Cette dynamique s’inscrit dans une tendance nationale de repli, mais elle interroge d’autant plus en Bretagne que la région était historiquement marquée par une natalité relativement soutenue. L’âge moyen des Bretons atteint 43,9 ans, soit un an et demi de plus que la moyenne française. Près d’un quart de la population (24,9 %) a désormais 65 ans ou plus, contre 22,2 % au niveau national.En dix ans, le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus a progressé de 179 000, tandis que les moins de 20 ans ont diminué de 40 000. Les Côtes-d’Armor apparaissent comme le département le plus âgé (46,1 ans de moyenne), quand l’Ille-et-Vilaine reste le plus jeune (40,7 ans).

L’espérance de vie demeure légèrement inférieure à la moyenne nationale (85,3 ans pour les femmes, 79,6 ans pour les hommes).

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Un léger rebond des mariages

Dans ce contexte démographique marqué par le vieillissement, l’Insee note une hausse notable des mariages : 12 400 unions en 2025, soit +8,5 % en deux ans, la progression la plus forte des régions métropolitaines. Les mariages homosexuels représentent 3 % du total.

La synthèse du bilan 2025 est claire : la Bretagne administrative continue de croître, mais cette croissance est entièrement exogène. Sans les flux migratoires, la région verrait sa population diminuer.

La combinaison d’une fécondité faible, d’un déficit naturel croissant et d’un vieillissement accéléré pose des enjeux majeurs pour l’équilibre territorial : pression sur les systèmes de santé, adaptation du logement, renouvellement des actifs, maintien des services publics dans les territoires les plus âgés.

L’Ille-et-Vilaine fait figure d’exception relative grâce à son dynamisme économique et démographique. Ailleurs, notamment dans les départements les plus âgés, le défi est double : compenser le recul naturel tout en préservant la cohésion sociale. En résumé, la Bretagne attire. Mais elle vieillit. Et elle ne se renouvelle plus naturellement – il faut dire que tout est fait par les décideurs politiques pour ne pas donner aux gens l’envie de faire des enfants; Le dynamisme migratoire (conjugué avec des changements culturels et ethniques parfois prononcés dans les villes bretonnes) masque, pour l’instant, un basculement démographique profond dont les conséquences structurelles se feront sentir dans les années à venir.

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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