À Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, une page d’histoire locale va se tourner à la fin du mois de mars. Après 124 ans d’existence, une boulangerie artisanale fondée en 1902 va définitivement fermer ses portes. Non pas faute de clients – la boutique ne désemplit pas – mais à la suite d’un contrôle sanitaire imposant, 22 ans après l’adoption du règlement européen, une mise en conformité jugée financièrement insurmontable par son gérant.
Jean-Pierre Halard, 61 ans, travaille dans cette boulangerie depuis l’âge de 15 ans. En 1997, il en a repris la gérance. Toute sa vie professionnelle s’est déroulée entre ces murs. Pourtant, il a décidé de cesser son activité après un contrôle réalisé il y a quelques semaines par un organisme mandaté pour vérifier la conformité aux normes en vigueur.
Cette boulangerie artisanale de M. Allard, qui y travaille depuis ses 15 ans, va fermer dans quelques jours.
✅Les normes européennes lui impose de changer ses outils en bois, « non conformes ».
Il n’en a pas les moyens malgré la réussite de sa boulangerie. Il va être au RSA, sa… pic.twitter.com/d0sHZ1pBas— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) February 26, 2026
Le boulanger explique avoir reçu un délai de six semaines pour engager d’importants travaux. À défaut, il s’exposait à des amendes pour chaque non-conformité constatée, à un éventuel passage devant le tribunal, voire à une fermeture administrative. Face à cette perspective, il a préféré arrêter lui-même son activité.
Il faut néanmoins souligner que cette norme européenne a été instaurée…en 2004, il y a 22 ans et qu’elle n’était donc pas respectée depuis.
Des exigences jugées incompatibles avec l’artisanat traditionnel
Parmi les points soulevés lors du contrôle figure l’utilisation d’équipements traditionnels en bois : chariots, planches, toiles de travail. Ces éléments, caractéristiques du travail artisanal, seraient désormais considérés comme non conformes aux normes sanitaires actuelles. Leur remplacement aurait impliqué un renouvellement quasi complet du matériel.
Pour Jean-Pierre Halard, l’investissement nécessaire était hors de portée. Il rappelle avoir déjà engagé des dépenses pour son atelier ces dernières années. Cette nouvelle mise aux normes aurait fragilisé définitivement l’équilibre financier de son commerce.
Devant les caméras, l’émotion est palpable. Il confie son attachement à son métier et à sa clientèle, soulignant avoir passé toute sa vie dans cette boulangerie. Malgré la douleur, il affirme que sa décision est irrévocable.
Une onde de choc locale et nationale
La fermeture annoncée a suscité de nombreuses réactions à Miramas et au-delà. Dans cette commune, l’établissement faisait partie du paysage depuis plus d’un siècle. L’annonce a provoqué incompréhension et colère chez certains habitants.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs responsables politiques ont dénoncé les conséquences des normes européennes sur l’artisanat. Florian Philippot, président des Patriotes, a vivement critiqué ce qu’il considère comme un acharnement réglementaire contre les indépendants, évoquant également le poids du coût de l’énergie sur les petites entreprises.
Au-delà du débat politique, la situation sociale du boulanger interroge. Une fois la fermeture effective, Jean-Pierre Halard devrait se retrouver au RSA dans l’attente de son départ à la retraite. Sa fille, employée à la caisse, devra s’inscrire au chômage.
L’artisanat face à l’empilement réglementaire
Ce cas relance la question plus large de l’adaptation des normes sanitaires européennes aux réalités des commerces de proximité. Si la sécurité alimentaire demeure un impératif, certains artisans dénoncent un cadre administratif qu’ils jugent inadapté à leurs pratiques traditionnelles.
À Miramas, ce sont 124 années d’histoire familiale et artisanale qui s’achèvent. Une boulangerie qui affichait complet chaque jour va baisser le rideau, non par manque de clientèle, mais sous le poids d’exigences réglementaires jugées incompatibles avec sa survie économique.
Illustration : DR
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11 réponses à “Miramas : 124 ans d’histoire balayés par les normes européennes, une boulangerie contrainte de fermer”
Ces inspecteurs ne manquent pas de zèle quand il s’agit d’emmerder les petits commerçants traditionnels. Sont-ils aussi pointilleux avec les kébabs ?
Il n’y a malheureusement pas que l’artisanat qui est concerné par ces excès de normes imbéciles et ces contrôles intempestifs. C’est aussi le cas pour tous les commerces, la restauration etc…
Triste histoire.
L’état préfère les personnes au chômage ou assistées, elles sont plus faciles à manipuler avec les aides.
Europe de Merde, remplies d’incompétents. Ils tuent l’agriculture, l’élevage et maintenant les petits commerces.
Les inspecteurs zélés devraient aller à Vitry Sur Seine voir les boucheries clandestines: on y vend en pleine rue et en toute illégalité du mouton et du poulet débité à la hache sur des madriers de bois, sans respect des normes d’hygiène ni de la chaîne du froid.
Ils vendent même de saucisses grillées sans autorisation. Le maire gauchiste préfère « l’insertion professionnelle » plutôt que la répression.
Quand la police arrive, les vendeurs sauvages partent puis reviennent !
Et on va faire CHIER un boulanger qui travaille légalement, paie ses impôts et fait du bon pain jusqu’à lui enlever, ainsi qu’à sa fille, le pain de la bouche.
Quelle bande de salopards. Vivement un changement en profondeur dans ce pays qui part à la dérive et où on laisse s’installer le chaos mélenchoniste.
Les normes, les normes européennes; nos dirigeants n’ont toujours pas compris que l’Europe est un ramassis de branquignoles: à détruire !
Pendant des siècles on a utilisé des équipements traditionnels en bois , matière noble et naturelle, sans dommage.Aujourd’hui, normes européenne obligatoires,dans l’alimentaire on utilise des nouveaux ustensiles fabriqués avec de nouveaux composés chimiques hautement cancérigènes ( les PFAS )Se rappeler comment la marque Tefal a eu des problèmes avec ses poêles.
La norme a été pondu sur un faux critère. Il y a eu une comparaison entre du bois neuf et du plastique neuf pour les planches à viande. On coupe de la viande sur chaque support et après rinçage on regarde s’il y a des restes de viandes. Pour la planche en bois on en retrouve entre les veines. Donc on interdit le bois en cuisine sans faire l’expérience sur des planches usagées qui montrent plus d’aspérité sur la planche en plastique que celle en bois.
En conclusion, sur un essai non représentatif le lobby du plastique et l’inox a exclus un concurrent. Et les écolos ne disent rien malgré le bois qui est écolo mais pas le pétrole qu’ils veulent interdire.
Et si on faisait une cagnotte pour ce boulanger ? Il faut sauver le métier artisanal !!
Les « normes européennes » ont s’en fout !!!! Les Européistes ont les emmerdent !!!!
STOP à cette dictature débile de petits hommes gris payés grassement par nos impôts.
FREXIT !!! FREXIT !!! La FRANCE doit sortir de là …..
Vive la FRANCE libérée !!!!
Le coupable c’est l’Ordure Macron et sa bande et derrière l’Europe ! Inutile de râler agir c’est mieux! Tant pis pour les éternels veaux qui s’obstineront à protéger ce régime. A propos des quasi émeutes des chantiers navals de St Nazaire De Gaulle sollicité par des préfets et chefs d’unités avait royalement répondu que » la peau de quelques imbéciles de gendarmes et de CRS ne justifie pas que je donne l’ordre d’ouvrir le feu pour provoquer une guerre civile »! Dans l’année qui suivie on trouvait encore autour du phare du Pilier 85 des tonneaux percés de trous avec un cadavre pourri de racaille de gendarme ou de CRS à l’intérieur!
Le mondialisme ne veut plus d indépendants artisans ils commencent à imposer des chaînes de boulangeries de pharmacies etc…pareil pour les restaurants sauf les kebabss