Brest : un casino, ça rapporte de l’argent

La carte de visite de Réza Salami : Iranien débarqué à Brest il y a quarante ans, maître des échecs, ancien commerçant, adjoint chargé de la culture, ex PS. Il se désolidarise du maire sortant François Cuillandre (PS) avec qui il a fait trois mandats ; il annonce son intention de monter une liste aux municipales en janvier. Ses explications : « Sept mandats dont cinq comme maire, j’estime que trop, c’est trop ! Ce n’est pas sain pour la vie démocratique (…) Je peux réunir 55 noms sans problème  (…) Je ne veux pas être maire de Brest pour être maire de Brest et gagner de l’argent. On va me taxer de populisme, mais je le dis : si je suis élu maire, je m’engage à ne prendre qu’un Smic. Moi, je ne suis pas politico-dépendant. Quand je vois que certains camarades socialistes touchent plus de 10 000 €, qui peut trouver ça normal ? » (Le Télégramme, jeudi 15 janvier 2026)

Le projet phare de cet homme de culture : « Donner à Brest un musée des Beaux-Arts “ digne de ce nom, avec une extension verticale et horizontale “. Nouvel outil de rayonnement, cet équipement chiffré à 30 M€ avec boutique et espace restauration, aura la capacité d’exposer un millier d’œuvres, de quoi retenir les visiteurs plusieurs heures, et ainsi augmenter les nuitées. » (Le Télégramme, Brest, samedi 31 janvier 2026) Plus originale son idée la réouverture d’un casino. « Je ne suis pas particulièrement pour les jeux d’argent et de hasard mais beaucoup de communes tiennent à avoir leur casino pour une question d’attractivité et de budget. La taxe qui est levée est uniquement communale », explique-t-il (Le Télégramme, Brest, lundi 16 février 2026)

S’il est élu, Réza Salami mettre fin au cumul des fonctions : maire de Brest et président de Brest métropole. « Est-il normal que des élus cumulent plusieurs mandats tout en exerçant un métier à temps plein ou à temps partiel et ce, en percevant l’intégralité des indemnités pour chacun de ces mandats ? Qui peut croire que ces fonctions soient correctement exercées par leurs titulaires dans de telles conditions ? », interroge-t-il (Le Télégramme, Brest, vendredi 27 février 2026)

Salami présente donc une liste dénommée Brest en commun (57 candidats). Aucune personne encartée. « Chez nous, pas de chapelle, pas de dogmatisme, on sera uniquement au service de la population », souligne la tête de liste (Le Télégramme, Brest, mardi 24 février 2026) Une surprise dans cette liste : le n°3 Jean-Charles Larsonneur, ancien député macroniste de Brest. Pour lui, « Réza Salami n’a authentiquement aucune compromission avec la vision des extrêmes, de gauche comme de droite ; ça me semble essentiel dans la période. La gauche ne cesse de se compromettre avec LFI. L’extrême droite et la droite s’adonnent à une surenchère sécuritaire qui ne pourra que décevoir », explique-t-il (Le Télégramme, Brest, mardi 24 février 2026). Evidemment il oublie de rappeler qu’il a été battu par Pierre-Yves Cadalen le candidat de la France insoumise. La gauche « extrême » possède donc un incontestable poids électoral à Brest.

Bernard Morvan

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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