Nouveau coup d’arrêt pour le SAGE Vilaine. Ce schéma d’aménagement et de gestion des eaux, travaillé depuis plusieurs années à l’échelle du bassin de la Vilaine, devait notamment renforcer la protection des captages et limiter certaines pollutions agricoles. Mais dans un courrier daté du 4 mars 2026, les préfets de Bretagne et des Pays de la Loire ont estimé que le projet n’avait pas atteint « un degré de maturité suffisant », compromettant de fait son adoption à brève échéance.
D’après un article du Télégramme du 11 mars, ce texte prévoit en particulier l’interdiction des épandages de pesticides près des zones de captage. Or, alors que son président, Michel Demolder, souhaitait encore le faire voter avant les élections municipales, la position de l’État met à mal ce calendrier. Les deux préfets jugent que « le consensus n’existe pas sur les orientations envisagées » et demandent donc qu’un temps supplémentaire soit accordé à la concertation.
Un projet stoppé sous pression
Cette position rejoint largement celle des syndicats agricoles, opposés au texte depuis plusieurs mois. Un coup de force mené le 11 décembre 2025 à Châteaubourg avait déjà conduit à faire annuler un vote sur le SAGE. Depuis, les discussions sont au point mort. Le 13 janvier dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a en outre demandé un moratoire sur les projets de gestion de l’eau.
Dans leur courrier, les préfets reprennent plusieurs arguments avancés par le monde agricole. Ils estiment notamment que l’adoption du texte « ne peut s’envisager sans les acteurs les plus impactés ». De son côté, la présidente de la FRSEA Bretagne, Laëtitia Bouvier, juge que « le Sage est inapplicable en l’état » et réclame davantage de temps pour réécrire des règles jugées trop lourdes pour les exploitants.
La colère des défenseurs du texte
Du côté des défenseurs de l’environnement, la colère est vive. Pauline Pennober, représentante d’Eau et Rivières de Bretagne au sein de la Commission locale de l’eau, dénonce « un retournement de situation honteux ». Elle estime que l’on bloque une instance qui a travaillé « pendant trois ans de façon démocratique » et défend le maintien de la réunion prévue à Pont-Péan.
Officiellement, l’État assure vouloir prolonger la concertation afin d’aboutir à des mesures « opérationnelles, c’est-à-dire réalisables », selon terra.fr. Mais pour les partisans du texte, ce report apparaît comme un sérieux revers pour un projet qui visait à limiter plus strictement les atteintes aux cours d’eau sur le bassin de la Vilaine.
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