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En octobre 2025, les Français découvraient qu’à l’ère de la surveillance généralisée, les autorités n’avaient jusque-là pas été capables d’interdire aux pédocriminels déjà condamnés de travailler auprès de mineurs. Ce qui devait arriver arriva : depuis plusieurs mois, le scandale du périscolaire à Paris a éclaté au grand jour, mettant en cause plusieurs affaires d’agressions sexuelles et de violences physiques commises par des animateurs sur des enfants de 3 à 9 ans.
Le 3 octobre 2025, la Haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, se félicitait d’une « petite révolution« , à savoir l’instauration d’un certificat d’honorabilité assurant que l’éventuel candidat pour un poste de la protection de l’enfance et de la petite enfance ne possède ni condamnation l’empêchant d’agir avec des mineurs, ni inscription au fichier automatisé des délinquants sexuels et violents (FIJAISV). Cela avait alors permis de déterminer que 1 733 personnes condamnées pour des infractions ou crimes sexuels travaillaient auprès de mineurs, dont 80 % dans le domaine de la protection de l’enfance. Ces assistants maternels, éducateurs en foyer d’accueil, assistants familiaux ou personnels de crèches avaient alors été écartés de leurs fonctions.
Impossible de ne pas faire le lien avec les affaires qui secouent actuellement le périscolaire parisien, où plusieurs individus sont visés par des plaintes à caractère sexuel. Bien que les chiffres soient flous en raison de l’omerta des institutions, des transferts de personnes incriminées et des plaintes classées sans suite, selon le député Sylvain Maillard, 200 animateurs auraient été suspendus dont 75 poursuivis pour des soupçons d’agressions sexuelles sur des enfants scolarisés dans les écoles maternelles. Tout récemment, à la mars 2026, quatre hommes, dont deux animateurs, ont été interpellés. Ils sont soupçonnés d’agressions sexuelles sur une vingtaine d’enfants de moins de 10 ans dans plusieurs établissements. Dans l’école publique Saint-Dominique dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale, sur les 15 animateurs du périscolaire, 9 sont mis en cause.
Le petit âge des victimes est choquant : à l’école de Vigée-Lebrun, les neuf enfants agressés par un animateur ont entre 6 et 9 ans ; les deux enfants agressés par le mari d’une institutrice dans l’école maternelle Grands-Champs ont 3 ans et 4 ans ; la fillette agressée par un animateur dans une école du 10ᵉ arrondissement en a 5. À cela s’ajoutent six enfants âgés de 3 et 4 ans qui auraient été victimes d’un enseignant de l’école maternelle Aqueduc. Ce dernier, bien que placé en garde à vue pour des abus sexuels présumés, n’a pas été présenté au procureur.
Les plaintes concernent des agressions sexuelles mais aussi des viols sur de très jeunes enfants (3 ans). Les enquêtes sont en cours au sein de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris. Pour rappel, en 2025, une quarantaine d’animateurs de la capitale avaient déjà été suspendus, dont la moitié pour suspicion d’abus sexuel.
Les parents concernés ont rejoint des collectifs – principalement MeToo École et SOS Périscolaire – et dénoncent une gestion obscure des alertes (omerta, mensonges, signalements non pris en compte) et pire, des transferts d’agents dénoncés pour violences physiques ou sexuelles vers d’autres établissements.
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Ils soulignent les manquements graves dans la formation des animateurs. C’est peu dire puisque, face à l’urgence de recrutement et à la pénurie de personnel, quiconque a pu être embauché par les mairies : des individus sans expérience, sans diplômes et parfois même sans aucune formation.
Autant dire que les écoles et autres structures de la petite enfance ont fait effet de pots de miel pour les prédateurs sexuels. Et si les enquêtes doivent encore le confirmer, la propension de ces derniers à se regrouper explique la formation de réseaux au sein de certains établissements. Un phénomène que les mots peinent à décrire et qui s’étend malheureusement à tout le territoire national.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Pédocriminalité dans le périscolaire : ce qui devait arriver arriva ?”
Pour rappel: depuis combien d’années la gauche dirige Paris ? Il est vrai que leur idéologie en la matière est loin des valeurs morales de la droite…..
Institut catholique privé Notre-Dame de Bétharram, établissement scolaire privé catholique Saint Stanislas à Nantes, on pensait en avoir fini avec les horreurs !
Et bien, non !
L’homme reste un animal trop souvent pervers, désaxé !