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Depuis le 1er octobre, les employés de la Protection de l’Enfance et de la Petite enfance sont tenus de fournir à leur employeur un certificat attestant qu’ils n’ont ni condamnation pénale ni inscription au « Fijais », le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Cela a permis d’identifier plus de 1 700 personnes en poste qui ne devraient pas travailler avec des enfants.
Les employés de la Protection de l’Enfance et de la Petite enfance sont désormais tenus de fournir une « attestation d’honorabilité » lors de leur recrutement. Ce certificat, délivré par une plateforme en ligne, assure que l’individu ne possède pas de condamnation l’empêchant d’agir avec des mineurs ou d’inscription au fichier automatisé des délinquants sexuels et violents (Fijais). En fonction dans 29 départements, il devrait être étendu à tout le territoire national d’ici 2026.
Cela signifie qu’avant le 1er octobre 2025, les autorités n’étaient pas en mesure d’appliquer des restrictions pour empêcher les pédocriminels et les pédophiles de travailler auprès des mineurs. Un comble, à l’ère du numérique et de la surveillance généralisée.
Un comble qui débouche inévitablement sur les chiffres mis en évidence par ce nouveau système : selon la Haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, 1 733 individus clairement identifiés après condamnation comme des prédateurs sexuels opéraient auprès de mineurs (80% dans la protection de l’enfance). Ces éducateurs en foyer d’accueil, assistants familiaux, personnels de crèches ou assistants maternels ont été écartées de leurs fonctions.
Cette attestation est une petite révolution. Derrière ces refus, ce sont des enfants qui ne seront pas exposés à des adultes qui peuvent être dangereux.
🗞 Dans @lamontagne_fr, j’explique comment fonctionne l’attestation d’honorabilité : https://t.co/smxrUVsgJK pic.twitter.com/j8mRFL23S1
— Sarah EL HAÏRY (@sarahelhairy) October 3, 2025
En 2026, l’attestation d’honorabilité devrait être étendue aux professionnels en contact avec des personnes en situation de handicap et de personnes âgées, aux candidats à l’adoption et, plus surprenant mais tout aussi justifié vu le nombre de violences sexuelles commises par des mineurs, à toute individus de plus de 13 ans vivant au domicile des assistants maternels et familiaux.
Cependant, un point interroge : si le certificat doit être renouvelé tous les trois ans, cela implique qu’une personne condamnée après son recrutement peut toujours travailler avec des enfants pendant ce laps de temps. Face à l’augmentation exponentielle de la pédocriminalité et de la pédopornograhie, on se demande pourquoi les autorités judiciaires de font pas immédiatement part des condamnations et des inscriptions au fichier des délinquants sexuels et violents aux employeurs. Un problème de moyens paraît-il…
Il faut rappeler que le casier judiciaire des professeurs et des surveillants est soumis à vérification avant leur recrutement. Mais la non-transmission par la justice à l’Éducation nationale des condamnations des enseignants est fréquente et limitée aux peines qui sont assorties d’une interdiction de travailler auprès de mineurs. La détention de matériel pédopornographique n’est donc pas concernée. Quant aux services de Protection de l’enfance, les demandes de vérification du casier judiciaire faites par les directeurs des centres restaient souvent sans retour.
Des manquements qui expliquent bien des choses et notamment la situation absolument sidérante de l’ASE, qui, au lieu de protéger les mineurs vulnérables, les abandonne aux pires exploiteurs et autres violeurs d’enfance. Un drame dont on peine à trouver les mots pour le décrire…
Audrey D’Aguanno
Crédit photo : DR
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3 réponses à “France. Au moins 1 733 prédateurs sexuels travaillant auprès des enfants”
Demat pour entrer dans la Fonction Publique, l’employeur demandait une attestation par laquelle je n’avais enfreint aucune loi ; pourquoi ne pas généraliser cela à l’ASE ( aide sociale à l’enfance) et aux EHPAD ? C’est pourtant tout simple, du bon sens et de bon aloi. Kenavo
Depuis le premier octobre: premier scandale (pourquoi pas avant?)
Ce certificat, délivré par une plateforme en ligne : deuxième scandale (des prestataires privés ont accès à nos données de police ou de justice???? C’est une plaisanterie???)
Pauvre beau Pays de France gangrenée par un je m’en foutisme généralisé d’une « certaine administration » départementale…à épurer!