Combourg rongé de l’intérieur : le château de Chateaubriand engage la bataille contre la mérule..et a besoin de vous !

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Au cœur de l’Ille-et-Vilaine, l’une des plus illustres forteresses bretonnes vacille. Derrière ses murs de granit, un champignon xylophage ronge depuis des années les charpentes du château de Combourg, demeure d’enfance de François-René de Chateaubriand. Son propriétaire, Guy de La Tour du Pin, lance un appel aux donateurs pour sauver ce qui reste l’un des hauts lieux de la mémoire bretonne.

Vue de la route de Rennes, la silhouette massive paraît indestructible. Quatre tours, des courtines, mille ans d’histoire : le château de Combourg a tout de la forteresse que rien ne doit entamer. Sauf que l’ennemi, cette fois, ne vient pas de l’extérieur. Il a poussé dans l’ombre, dans les bois mêmes de l’édifice, là où le jeune Chateaubriand, selon ses propres mots, est devenu ce qu’il est devenu. Un champignon. Plus précisément : la mérule, cette pourriture sèche réputée pour dévorer les charpentes les plus solides sans bruit, jusqu’à l’effondrement.

Une découverte in extremis

C’est un diagnostic général du bâti, suggéré par la Direction régionale des affaires culturelles, qui a permis de lever le voile. L’édifice était plus atteint qu’on ne le soupçonnait : un faux-grenier menaçait littéralement de s’effondrer, et deux tours se sont révélées largement infestées. « Il était temps », reconnaît Guy de La Tour du Pin, descendant direct de la famille Chateaubriand, dans les colonnes du Mensuel de Rennes. Car la mérule, une fois installée, ne recule que sous la pression d’une intervention lourde : dépose des plâtres du XIXᵉ siècle, traitement fongique, reprise des joints, des menuiseries, des charpentes. Coût estimé : environ un million d’euros par tour.

Pour le propriétaire, qui s’apprêtait, après vingt-cinq ans de chantiers successifs et 2,5 millions d’euros déjà investis, à souffler un peu, c’est la douche froide. La moitié du château serait aujourd’hui à reprendre. Et personne ne peut garantir qu’un nouveau foyer ne surgira pas d’une poutre jusque-là épargnée.

Des finances publiques à sec, le privé en première ligne

Le château est classé Monument Historique et peut, à ce titre, prétendre à des aides publiques. Mais les caisses se vident. Le Département ne suivra pas. La Région Bretagne a apporté 50 000 euros sur les 512 362 € TTC que représente la tranche 2026 des travaux. La DRAC, qui a soutenu les chantiers précédents, est sollicitée pour 2027. Une fondation rennaise a débloqué 50 000 euros supplémentaires. Au total, 65 000 euros ont été réunis via une convention de mécénat passée avec La Demeure Historique — une goutte d’eau face à une facture globale estimée à au moins 5 millions d’euros.

Les 60 000 visiteurs annuels qui franchissent le pont-levis assurent le quotidien du lieu, mais pas les restaurations d’ampleur. Le propriétaire multiplie donc les candidatures à des fondations, des prix, des réseaux de mécènes. Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % pour les particuliers, 60 % pour les entreprises — un levier rarement rappelé aux Bretons attachés à leur patrimoine.

Trois zones critiques, un calendrier serré

Les études ont ciblé trois chantiers prioritaires pour 2026 : le faux-grenier du Grand Escalier (charpente, couverture, traitement fongique, cheminées), le chemin de ronde Est (étanchéité à reprendre intégralement, infiltrations actives) et la courtine Sud, où un risque d’affaissement pèse sur le plafond de la chambre dite La Rochetaillée. En attendant, les visites continuent, mais la célèbre « tour du Chat » — fermée non pour son fantôme mais pour cause d’étais — reste inaccessible. Les guides ont intégré à leur parcours un volet pédagogique sur la lutte contre la mérule, en dessous d’un parapluie d’échafaudage.

Un château breton avant d’être un musée Chateaubriand

On l’oublie volontiers : avant d’abriter l’imaginaire du plus grand romantique français, Combourg fut bâti pour défendre la Bretagne. Forteresse dressée pour protéger la cathédrale de Dol, les terres alentour et, plus largement, le duché, il a traversé les pillages révolutionnaires, le quasi-abandon du XIXᵉ siècle, la restauration conduite dans le sillage de Viollet-le-Duc, son réquisition en hôpital militaire en 1914, puis l’occupation allemande durant trois années. Il est resté debout.

Le voir aujourd’hui menacé par un champignon, alors que les budgets publics se resserrent et que la mémoire nationale se dilue dans d’autres priorités, dit quelque chose de notre rapport au patrimoine. Guy de La Tour du Pin parle d’une « longue croisade ». Le mot est juste. À ceux qui tiennent à ce que les pierres de Bretagne parlent encore à leurs petits-enfants, il reste à juger si la cause vaut d’ouvrir leur porte-monnaie — ou leur impôt.

Pour soutenir les travaux : cagnotte hébergée par La Demeure Historique, association de propriétaires de monuments historiques privés. Réduction d’impôt de 66 % pour les particuliers, 60 % pour les entreprises.

Photo : Wikipedia (cc)

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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6 réponses à “Combourg rongé de l’intérieur : le château de Chateaubriand engage la bataille contre la mérule..et a besoin de vous !”

  1. vert dit :

    L’état lui préfère balancer 200.000 pour la rénovation du palais de halle Selassié le roi d’Éthiopie a Addis-Abeba.
    Via l’AFD agence française pour le développement du tiers monde ; et son budget de 16 milliards

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Cette république est à bout de souffle, en faillite, à l’agonie que des prétoriens sortent du rang pour l’achever. Pour la mérule la meilleure solution c’est le remplacement de la toiture et brûler le bois mais une charpente ce n’est pas gratuit.

  3. Rycart dit :

    Château privé vit de subventions publiques…
    La révolution française a été bien inutile !

  4. Demorieux dit :

    L’État a d’autres priorités : les J.O.(5 milliards), l’Aide Au Développement, l’idiot-visuel public (4 milliards/an),les sans-papiers, l’AME (Aide médicale pour les clandestins : 2 milliards/an), les radars automatiques, etc. etc.

  5. Daniel dit :

    l’État d’ EM préfère donner le fruit de nos impôts à des pays étrangers, dont certains nous vouent une certaine haine.
    Mais une catégorie de Français votent encore pour ces gens…on marche sur la tête dans ce pays.

  6. Nathalie dit :

    Il faut exiger l’aide financière de tous les CHAROGNARDS de l’audio visuel public qui s’en sont foutu plein les poches sur le dos de Français, comme l’a dénoncé Charles Alloncle dans la commission d’enquête. Et bien entendu il faut juger tous ces malfaisants et escrocs et leur infliger une amende mémorable de plusieurs centaines de milliers d’euros. Il faut mettre fin aux financements des associations (notamment écologistes, animalistes, immigrationnistes) qui ne servent qu’à remplir leurs caisses.
    La demeure d’un des plus grands écrivains de l’époque Romantique doit être absolument préservée. François René de Chateaubriand porte haut la mémoire du génie littéraire de la France.

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