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En Bretagne, les inondations ne concernent pas uniquement les maisons installées juste au bord d’une rivière. En janvier 2026, plusieurs secteurs du Finistère, du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine ont été touchés après plusieurs jours de pluie sur des sols déjà gorgés d’eau.
À Quimper, Pontivy, Malestroit ou Quimperlé, la montée des eaux oblige parfois à agir vite. Quelques préparatifs faits en amont peuvent éviter de devoir déplacer des meubles, retrouver des papiers ou chercher du matériel au dernier moment.
Vérifier où l’eau peut entrer
Dans une maison exposée, il faut d’abord regarder les points bas : portes, garage, soupiraux, aérations ou accès à la cave. Des batardeaux ou protections amovibles peuvent limiter certaines entrées d’eau s’ils sont installés suffisamment tôt.
Les objets sensibles peuvent aussi être déplacés avant l’alerte. Appareils électriques, papiers, photos et biens de valeur n’ont rien à faire au ras du sol lorsque le niveau des cours d’eau commence à inquiéter.
Il est utile de conserver quelques photos du logement et des biens importants. Elles pourront servir si des dégâts doivent ensuite être déclarés.
À garder facilement accessible
- lampe et batteries chargées ;
- médicaments indispensables ;
- papiers importants ;
- coordonnées de l’assureur ;
- quelques réserves d’eau et de quoi recharger un téléphone.
L’idée n’est pas de transformer la maison en bunker, mais d’éviter de chercher tout cela lorsque la situation se dégrade.
Si l’eau arrive dans le logement
Une fois l’inondation commencée, sauver des objets ne doit pas conduire à prendre des risques. Les caves, sous-sols et garages peuvent devenir dangereux très rapidement.
Il faut également éviter les routes couvertes par l’eau. La profondeur est difficile à apprécier depuis une voiture, et un courant peut être plus fort qu’il n’en a l’air.
Si les autorités demandent une évacuation, il faut suivre la consigne. Le gaz ou l’électricité peuvent devoir être coupés, mais seulement si l’installation reste accessible sans traverser une zone inondée.
Photographier avant de commencer le nettoyage
Après le retrait de l’eau, le premier réflexe est souvent de sortir ce qui est détrempé. Avant de jeter ou de déplacer les objets abîmés, prenez toutefois des photos des pièces et des dégâts, lorsque les lieux sont suffisamment sûrs pour y entrer.
Après une inondation, factures, tickets de caisse, anciennes photos et documents liés aux biens endommagés peuvent également être utiles lors des démarches avec l’assureur.
Il est préférable de prendre contact rapidement avec celui-ci et de vérifier ce que prévoit le contrat avant d’engager des réparations importantes. Les formalités et les délais ne sont pas identiques selon la situation, notamment lorsqu’un état de catastrophe naturelle est reconnu.
Certaines communes bretonnes connaissent bien le problème
Dans notre point sur les crues de janvier 2026, Quimper, Quimperlé, Pontivy et Malestroit figuraient parmi les secteurs concernés ou placés sous surveillance après plusieurs épisodes pluvieux.
À Quimperlé, les habitants et commerçants ont déjà l’habitude de surveiller de près le niveau de la Laïta. Lors d’une crue précédente, Le Parisien rapportait que certains commerces de la basse ville avaient été vidés et que des habitants avaient mis du mobilier et des appareils électriques à l’abri.
Ce genre de préparation ne demande pas forcément de gros travaux. Déplacer quelques affaires à temps peut déjà éviter une partie des pertes.
Ne pas remettre les équipements en service trop vite
Une maison peut sembler sèche alors que certaines installations ont encore pris l’humidité. Un appareil électrique touché par l’eau ne doit pas être rebranché simplement parce que sa surface a séché.
Il peut également être nécessaire de faire contrôler l’installation électrique avant sa remise en service. Les murs, sols et isolants peuvent demander plusieurs jours, parfois davantage, avant de sécher correctement.
Avant de lancer de gros travaux, vérifiez aussi si l’assureur souhaite faire passer un expert. Gardez les justificatifs liés aux achats de première nécessité, au nettoyage ou aux mesures prises pour protéger le logement.
Tirer les leçons de la crue
Une fois les urgences passées, il est utile de regarder ce qui a posé problème dans la maison. Peut-être que certains documents étaient rangés trop bas, que les protections n’étaient pas prêtes ou qu’un véhicule est resté trop longtemps dans une zone exposée.
Ces constats peuvent servir à mieux préparer le prochain épisode.
Les crues font partie des risques auxquels plusieurs communes bretonnes sont régulièrement confrontées. Il est impossible d’empêcher la pluie ou la montée d’une rivière, mais il reste possible d’arriver mieux préparé quand une alerte tombe.
Article non rédigé par la rédaction de breizh-info.com