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Les Misérables, Le Corset, Malfaisante, Mochy, Street Fighter, Englouti, Minotaure : voici la sélection cinéma hebdo.
Les Misérables, de Fred Cavayé
C’est la grosse production française de l’automne. Fred Cavayé, réalisateur d’Adieu Monsieur Haffmann, adapte à son tour le roman de Victor Hugo, publié en 1862. Vincent Lindon incarne Jean Valjean, face à Tahar Rahim dans le rôle de l’inspecteur Javert. Camille Cottin et Benjamin Lavernhe jouent les Thénardier, entourés de Noémie Merlant, Vassili Schneider, Megan Northam et Marie Colomb.
Libéré après 19 ans de bagne pour avoir volé un pain, Jean Valjean décide de changer de vie. Sous une fausse identité, il devient un notable respecté et promet à Fantine, une ouvrière mourante, de sauver sa fille Cosette des griffes des Thénardier. Mais Javert le traque sans relâche, jusque dans un Paris en pleine révolte.
Produit par StudioCanal, la filiale cinéma de Canal+, le film a été présenté en compétition au Festival de San Sebastián. Prévu à l’origine pour décembre, il a été avancé de 2 mois pour éviter la concurrence des blockbusters américains de fin d’année.
Minotaure, d’Andreï Zviaguintsev
Grand Prix du Festival de Cannes 2026 et choisi pour représenter la France aux Oscars, le nouveau film du cinéaste russe en exil Andreï Zviaguintsev, auteur de Léviathan, arrive enfin en salles. Russie, 2022 : Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Confronté à des difficultés professionnelles croissantes dans un pays de plus en plus instable, il voit sa vie soigneusement construite basculer dans la violence.
Librement inspiré de La Femme infidèle de Claude Chabrol (1969), ce drame de plus de 2 heures entremêle l’effondrement d’un homme, de son couple et d’une société rongée par la guerre. Coproduit majoritairement par la France, avec l’Allemagne et la Lettonie, il est distribué par Les Films du Losange. En recevant son prix à Cannes, Zviaguintsev avait appelé Vladimir Poutine à « arrêter le carnage ».
Le Corset, de Louis Clichy
Après les 2 films d’animation Astérix coréalisés avec Alexandre Astier, Louis Clichy signe son film le plus personnel. Dans une ferme de la Beauce, Christophe, 11 ans, marche dans les pas de son père. Mais à l’école, à la maison ou sur le tracteur, Christophe penche… et tombe. Obligé de porter un corset, il grandit comme il peut pendant que la ferme familiale traverse des moments difficiles. Il découvre la musique et rencontre Clara, avec qui tout semble possible.
Ce récit d’apprentissage en animation 2D, à la fois drôle et tendre, s’inspire de l’enfance du réalisateur, qui a lui-même porté un corset. Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard puis en compétition à Annecy, il réunit les voix de Gary Clichy, Rod Paradot, Brune Moulin et Alexandre Astier. Durée : 1 h 29.
Malfaisante, de Rob Savage
Le film d’horreur de la semaine, pensé pour la période d’Halloween. Bela, une petite fille de 8 ans, voit son quotidien se détériorer à cause de la relation qu’elle noue, au cœur de sa propre maison, avec une entité malveillante qui ressemble étrangement à sa mère. Jessica Chastain tient le double rôle de la mère et de son inquiétant sosie.
Réalisé par le Britannique Rob Savage (Host, Le Croque-mitaine), le film est adapté d’un roman de Josh Malerman, l’auteur de Bird Box. Il est distribué par Universal, avec aussi Jay Duplass au générique. Durée : 1 h 33.
Englouti, de Brian Duffield
Le pitch a de quoi faire sourire ou frissonner. Après la mort de son père, joué par Josh Brolin, le jeune Jay Gardiner part plonger au large de la Californie à la recherche de sa dépouille. Il est soudain avalé par un gigantesque cachalot. Piégé dans l’estomac de l’animal, il ne lui reste qu’une heure d’oxygène pour s’en sortir.
Brian Duffield, révélé par le thriller presque muet No One Will Save You, adapte le roman Whalefall de Daniel Kraus, paru en 2023. Austin Abrams, vu dans la série Euphoria, tient le rôle principal, aux côtés d’Elisabeth Shue. Produit par 20th Century Studios, le film est aussi proposé en 4DX.
Street Fighter, de Kitao Sakurai
Après le film culte, et plutôt raté, de 1994 avec Jean-Claude Van Damme, la saga de jeux vidéo de Capcom retrouve le grand écran. En 1993, Ryu et Ken Masters, deux combattants autrefois inséparables, sont replongés dans l’arène lorsque la mystérieuse Chun-Li les recrute pour le prochain tournoi mondial. Derrière la compétition se cache une conspiration qui va les obliger à s’affronter.
Andrew Koji (Ryu), Noah Centineo (Ken) et Callina Liang (Chun-Li) mènent une distribution qui mêle acteurs, catcheurs et musiciens : Jason Momoa en Blanka, le rappeur 50 Cent en Balrog, Roman Reigns en Akuma, Cody Rhodes en Guile, David Dastmalchian en M. Bison. Le film, distribué par Paramount, assume pleinement son côté arcade et ses références aux jeux. Les premières bandes-annonces ont toutefois laissé une partie de la critique sceptique.
Mochy, le chien le plus moche du monde, de Jérémie Degruson et Yanis Belaïd
Le film d’animation familial de la semaine, juste avant les vacances de la Toussaint. Mochy est un jeune chien au grand cœur, mais au physique ingrat. Il rêve pourtant de participer au concours du plus beau chien, avec l’espoir secret d’y trouver l’humain qui l’aimera pour la vie.
Produite par le studio belge nWave et distribuée par SND, cette comédie sur la différence et l’acceptation de soi a été présentée en avant-première au Festival d’Annecy. Elle s’adresse d’abord aux plus jeunes.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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