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10 ans après le référendum de 2016, où 51,89 % des électeurs avaient choisi de quitter l’Union européenne, 52 % des Britanniques se disent aujourd’hui favorables à un retour dans l’UE, contre 29 % qui s’y opposent. Ce sondage, mené auprès de 3 039 électeurs par l’Institute for Public Policy Research (IPPR), un think tank progressiste londonien, et la société d’études Persuasion UK, accompagne un rapport publié lundi qui recommande de faire de la réadhésion pleine et entière un objectif politique à moyen terme.
Les conservateurs toujours opposés
Le soutien au retour dans l’UE est le plus fort chez les électeurs libéraux-démocrates (75 %), devant ceux du Parti travailliste, au pouvoir, et des Verts (70 % chacun). Les électeurs conservateurs sont les seuls, parmi les grands partis, à rester majoritairement hostiles : 52 % s’opposent à une réadhésion, contre 38 % qui la soutiennent.
Un pays trop petit face aux grands blocs
Dans son rapport de 48 pages, l’IPPR estime que les bouleversements mondiaux de la dernière décennie rendent de plus en plus difficile pour le Royaume-Uni de défendre seul sa prospérité, sa sécurité et ses institutions. La stratégie actuelle de Londres, qui consiste à chercher des accords commerciaux avec des marchés de taille comparable à la sienne, suffirait à maintenir la position du pays, mais pas à lui assurer une croissance forte, dans un monde dominé par les États-Unis et la Chine et organisé autour de grands blocs commerciaux. Le think tank doute que des accords de libre-échange avec des partenaires lointains offrent une sécurité économique suffisante.
Le rapport met aussi en avant la faiblesse persistante de l’investissement des entreprises, aggravée selon lui depuis le Brexit. D’après les modèles qu’il cite, l’investissement privé serait aujourd’hui de 12 % à 18 % inférieur à celui des économies comparables. Pour illustrer l’écart de poids économique, l’IPPR évalue le PIB britannique à 4 490 milliards de dollars l’an dernier, contre 29 550 milliards pour l’ensemble de l’Union européenne.
La question migratoire relativisée
Sur l’immigration en provenance d’Europe centrale et orientale, l’un des moteurs du vote de 2016, le think tank juge les craintes d’un retour de la libre circulation moins fondées qu’autrefois. Lors de leur entrée dans l’UE en 2004, les 8 pays d’Europe centrale et orientale concernés, dont la Hongrie, totalisaient un PIB d’environ 600 milliards de dollars. En 2025, il atteignait 2 100 milliards, soit plus du triple, alors que l’économie britannique a moins que doublé sur la même période. Selon l’IPPR, ce rattrapage économique réduit l’intérêt, pour les travailleurs de ces pays, de s’installer au Royaume-Uni.
Le Tony Blair Institute sur la même ligne
C’est le 2e rapport en peu de temps à plaider pour un retour dans l’Union européenne. Le Tony Blair Institute for Global Change, fondé par l’ancien Premier ministre travailliste, a récemment recommandé que le Royaume-Uni réintègre l’UE d’ici 10 ans. Selon lui, la plupart des Britanniques ont compris que les bénéfices promis par les partisans du Brexit ne se sont pas concrétisés, et le résultat du référendum aurait pu être différent si les électeurs avaient connu à l’époque les conséquences de la sortie.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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