La tension est montée d’un cran dans la ville d’Epping, au nord-est de Londres, où la colère populaire explose face au maintien dans un hôtel de migrants, après plusieurs faits graves, dont une affaire d’agression sexuelle visant une mineure. Les autorités sont accusées de laxisme tandis que les manifestations dégénèrent.
La scène aurait pu se dérouler en France, à Calais ou à Nantes. Mais aussi en Espagne, en Irlande du Nord, en Allemagne, en Belgique. Elle se passe en Angleterre, à Epping (Essex), et témoigne d’un ras-le-bol grandissant. Depuis plusieurs jours, des centaines de manifestants se rassemblent devant le Bell Hotel, transformé depuis cinq ans en centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. La colère a éclaté après qu’un ressortissant éthiopien de 38 ans, Hadush Gerberslasie Kebatu, hébergé dans l’établissement, a été inculpé de trois agressions sexuelles, dont l’une sur une fillette de 14 ans, ainsi que d’incitation à l’activité sexuelle sur mineure et de harcèlement.
L’homme, qui nie les faits, a comparu devant la justice et a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès prévu le mois prochain. Mais cette affaire a ravivé une colère latente : celle d’une population qui ne comprend pas pourquoi ces hôtels de standing, financés par les contribuables, continuent d’héberger des migrants souvent non identifiés, parfois violents, et dont certains sont soupçonnés de délits graves.
Ethiopian « asylum seeker » charged with three sexual assaults in two days – a week after arriving in UK on small boat.
Hadush Gerberslasie Kebatu, 38, appeared at Colchester Magistrates’ Court last week where he was formally accused of inappropriate sexual behaviour towards… pic.twitter.com/LEYp4SmhTl
— Tommy Robinson 🇬🇧 (@TRobinsonNewEra) July 15, 2025
Échauffourées, blessés, interpellations : le climat s’envenime
Le dernier rassemblement en date, ce jeudi 17 juillet, a dégénéré en véritable affrontement. Des manifestants, dont certains issus de mouvements identitaires, ont manifesté devant les abords du Bell Hotel, aux cris de « Protect our kids ». Des banderoles, des pétards, des jets de projectiles : la situation a rapidement dégénéré. Plusieurs policiers ont été pris à partie, et des véhicules de police ont été attaqués par des individus cagoulés, parfois très jeunes.
This is in Epping, Essex following protests outside a migrant hotel after a 38yr old migrant sexually assaulted a 14yr old girl.
Little by little we edge closer to civil war.
The government and the police have simply lost all credibility and trust.
You can feel it in the air. pic.twitter.com/RhXTckD4A3
— Wolf 🐺 (@WorldByWolf) July 17, 2025
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants frappant des fourgons de police, montant sur les toits, frappant les vitres, ou lançant des bouteilles et des feux d’artifice. Au moins deux agents de sécurité ont été sérieusement blessés dans une autre attaque, quelques jours plus tôt, près d’un arrêt de bus.
🚨BREAKING: Residents of Epping have gathered in large numbers outside the Bell Hotel.
They are demanding the closure of the hotel, which has become a concern due to reports of migrant sex offenders harassing local schoolgirls.
A revolution is brewing in Britain. pic.twitter.com/x2MYLfU04E
— The British Patriot (@TheBritLad) July 17, 2025
La police a procédé à plusieurs interpellations pour troubles à l’ordre public et violences. Le chef de la police du comté, Simon Anslow, a tenté de calmer les esprits en déclarant que les « manifestations pacifiques sont légitimes », tout en affirmant que « toute violence sera poursuivie fermement ». Des paroles qui n’ont pas suffi à rassurer une population excédée.
L’indignation monte contre l’inaction de l’État
Des élus conservateurs locaux ont appelé à la fermeture immédiate du Bell Hotel et d’un autre établissement similaire à Epping, dénonçant une situation devenue « alarmante ». Le Refugee Council, quant à lui, admet que l’hébergement massif des migrants dans des hôtels est devenu un « foyer de tensions », un gouffre financier pour l’État britannique, et une impasse juridique pour les demandeurs d’asile eux-mêmes.
This is in Epping, Essex following protests outside a migrant hotel after a 38yr old migrant sexually assaulted a 14yr old girl.
Little by little we edge closer to civil war.
The government and the police have simply lost all credibility and trust.
You can feel it in the air. pic.twitter.com/RhXTckD4A3
— Wolf 🐺 (@WorldByWolf) July 17, 2025
🚨La situation se tend à Epping dans l’Essex au Royaume-Uni où des Britanniques descendent dans les rues après l’agression sexuelle d’une fillette par un migrant de 41 ans qui était arrivé dans le pays il y a seulement …8 jours. pic.twitter.com/mJMGKEzq1P
— Tom Boyer (@tomalxbr) July 17, 2025
Mais ces constats ne suffisent plus à apaiser les habitants. Beaucoup dénoncent une politique de l’autruche, incapable de protéger les citoyens ou même d’instaurer un minimum de filtrage. « On ne peut pas accueillir des centaines de jeunes hommes sans contrôle dans des hôtels en centre-ville, et faire semblant de croire qu’il ne se passera rien », entend-on sur place.
Face aux manifestations, une contre-manifestation “antiraciste” a tenté de défendre les migrants, dénonçant les “fascistes” et “néo-nazis” venus troubler la paix sociale. Mais ce discours peine à convaincre. Même parmi les contre-manifestants, plusieurs reconnaissent que les inquiétudes des habitants sont légitimes. Le slogan « Protéger nos enfants » n’est pas sans fondement, disent certains. Ce ne sont pas des fantasmes, mais des réalités.
Antifa is being systematically dismantled in Epping right now.
I predict this will be the last Stand Up to Racism protest outside of an inner city.
The British people have had enough. WE DON’T CARE. pic.twitter.com/LMvjyl3Rsb
— Jerome O’Reilly (@jerome_hp) July 17, 2025
Une infirmière présente au rassemblement antiraciste a confié : « C’est bien beau de parler d’extrême droite, mais ce sont les autorités qui créent cette situation. Si les gens se sentent menacés, c’est parce qu’on les ignore depuis trop longtemps. »
L’affaire d’Epping rappelle tristement d’autres précédents, comme les émeutes de Southport un an plus tôt, déclenchées par des crimes odieux attribués à des migrants. Elle rappelle aussi la défiance croissante d’une partie des peuples européens envers leurs gouvernements, accusés de trahir leur devoir de protection.
Si rien ne change, si les autorités persistent à ignorer les signaux d’alarme, ce ne sont pas seulement des hôtels qui brûleront. Ce sont les liens sociaux eux-mêmes, la paix civile, et la confiance dans l’État qui partiront en fumée.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
10 réponses à “Émeutes à Epping (Angleterre) : colère populaire face au silence des autorités après des agressions sexuelles qui auraient été commises par un migrant”
Voici ce que j’ai écris en accompagnement de votre article que j’ai retransmis à mon jeune fils, jeune adolescent de 16 ans :
« François, avant de critiquer tout ce que je dis et pense… il faut lire, voir et analyser pour comprendre le monde…
Voici ce qui se passe actuellement en Angleterre… Est-ce que ce sont des « fascistes » comme tu le dis facilement, bêtement, qui manifestent contre l’envahissement généralisé de nos pays ? Non, absolument pas… ce sont même des gens de ton âge, et plus jeunes, qui prennent conscience de ce qui se passe et en ont marre de se « faire tondre gratis »… Une fillette de 14 ans agressée sexuellement par un Ethiopien à peine débarqué, de manière criminelle, en Angleterre, c’est normal ? Tous ces hôtels ouverts aux frais du contribuable, à des étrangers qui abusent de nous, c’est normal ?
Nous ne sommes pas dans un monde de « bisounours », il faut ouvrir les yeux… certes ne pas faire d’amalgames faciles, mais ouvrir les yeux, implique d’être honnête, et de savoir réagir avec courage…
La politique fonde, en partie, le monde… et si les personnes que tu vois dans cet article sont excédées, manifestent leur colère, c’est qu’ils ne sont justement pas écoutés par ceux qui font de la politique et sont censés les diriger avec sagesse.
Lorsque la sagesse, la vérité ne sont plus au rendez-vous, au bout d’un moment, la population finit, normalement, enfin, par réagir. C’est ce qui se passe en Angleterre, en Espagne, en France… »
Ici comme ailleurs, la contrepartie de l’impôt est la garantie de la sécurité par l’État.
Aucun échange humain ou commercial ne peut se faire sans confiance.
La confiance n’est possible que dans un cadre apaisé.
L’État n’est pas dans l’inaction, il est complice.
Guerre civile : J – ??? ………pas grand chose .Préparez vous et ne comptez pas sur les traitres qui dirigent : c’est eux qui ont provoqué cette situation à dessein .
On va arriver au point où les citoyens vont prendre les choses en main, et ça se passera mal.
« Mais c’est une révolte ? — Non, Sire, c’est une révolution »…Allusion à Louis XVI retranché dans son château de Versailles.
@Franck : Si cela doit ce faire , cela ce fera ; le problème est que le gouvernement français a lancer des campagnes destiner a désarmer la population et beaucoup ce sont fait avoir , mais laissant a la racaille la totalité de ses armes , il ni y a qu’a voir ce qui ce passe avec les dealers qui règnes en maitre absolu dans beaucoup de cité de ce pays.
@Poulbot. 13 fautes d’orthographe en 10 lignes. Pas mal.
Fautes d’orthographe ou pas, j’aime bien Poulbot, ses commentaires sont souvent pertinents.
@kaélig :Merci , l’important est de faire passer les idées .
On est pas à un concours d’agrégation en lettres anciennes .
Ca ne se passerait certainement pas en France.
Alors, ça va finir par arriver puisque c’est arrivé en Angleterre.
Mais les Français sont extrêmement soumis. Sûrement le peuple le plus soumis d’Europe, avec peut-être les Belges mais la fragilité du pays l’explique.
Et puis, la France doit faire face à des communautés beaucoup moins divisés qu’en Angleterre, malgré leurs diversités.
Ce qui peut sauver l’Angleterre est d’avoir à la fois des Indiens et des Pakistanais. Chacun prend ce qu’il peut dans le pays mais ils ne sont pas prêt de s’unir du tout.
Alors qu’en France, la désunion n’arrivera qu’après avoir mis les indigènes sous leurs coupes.