En 2026, les assurés français devront une nouvelle fois composer avec des primes en hausse. Selon le baromètre annuel publié par Leocare, les assurances habitation et automobile poursuivent leur progression, dans un contexte marqué par l’alourdissement des risques climatiques, l’inflation technique et une sinistralité urbaine toujours élevée. L’étude, fondée sur l’analyse de 350 000 contrats et des tarifs pratiqués dans les cent plus grandes villes françaises, confirme que cette tendance n’a plus rien de conjoncturel.
Une augmentation désormais structurelle
Après deux années de revalorisations sensibles, les hausses se poursuivent en 2026 à un rythme soutenu mais relativement homogène. Les primes d’assurance habitation progressent en moyenne de 6 à 7 %, tandis que les tarifs automobiles augmentent de 4 à 5 %. Cette relative stabilité des pourcentages masque toutefois une réalité plus profonde : les moteurs de la hausse sont désormais structurels.
Trois facteurs principaux expliquent cette évolution. D’abord, la surprime catastrophes naturelles, portée de 12 à 20 % depuis le 1er janvier 2025, continue de peser lourdement sur les contrats habitation. Ensuite, l’inflation technique, alimentée par la hausse des coûts de réparation, tant dans le bâtiment que dans l’automobile, renchérit mécaniquement les primes. Enfin, la multiplication des sinistres climatiques, dont le coût a atteint près de 5 milliards d’euros en 2024, exerce une pression constante sur les équilibres économiques du secteur.
Des villes moyennes désormais en première ligne
L’étude Leocare met en lumière un phénomène marquant : le déplacement géographique des zones les plus chères. Alors que les grandes métropoles dominaient les classements en 2025, l’année 2026 voit émerger des villes moyennes comme Avignon, Bourges, La Rochelle, Montauban ou Agen parmi les plus coûteuses en assurance habitation.
Cette recomposition s’explique principalement par une exposition accrue aux aléas climatiques spécifiques, tels que le retrait-gonflement des argiles, les épisodes de grêle ou les vents violents. Ces risques, longtemps sous-estimés, pèsent désormais lourdement sur les modèles de tarification.
À l’échelle régionale, le Sud-Est, la façade atlantique, le Centre et l’Est apparaissent comme les zones les plus exposées en habitation, tandis que l’Île-de-France et les Bouches-du-Rhône concentrent toujours les niveaux de primes auto les plus élevés.
Habitation : maisons et propriétaires davantage pénalisés
En assurance habitation, les écarts de prix se creusent selon les profils. Les maisons restent significativement plus coûteuses à assurer que les appartements, en raison de leur vulnérabilité accrue face aux événements climatiques et du coût croissant des matériaux de construction. Les projections à l’horizon 2030 anticipent d’ailleurs des hausses supérieures à 20 % pour l’acier, le béton ou le PVC.
Les propriétaires, quant à eux, supportent systématiquement des primes plus élevées que les locataires. Ils assurent non seulement leur mobilier, mais aussi la structure du logement, exposée à des coûts de reconstruction de plus en plus lourds. Dans les villes les plus exposées, la prime annuelle pour un propriétaire occupant une maison dépasse désormais fréquemment les 280 euros.
Automobile : la réparation fait exploser les coûts
Si la hausse est plus modérée en assurance auto, elle n’en est pas moins durable. Le coût des pièces détachées a progressé de plus de 30 % en quelques années, avec des augmentations particulièrement marquées pour les composants électroniques et la carrosserie. Le coût moyen d’une réparation automobile a bondi de près de 26 % en cinq ans.
À cela s’ajoutent certaines dérives tarifaires, notamment sur les réparations de pare-brise, dont le coût moyen dépasse désormais les 1 000 euros. Dans ce contexte, les zones urbaines denses et à forte sinistralité restent les plus pénalisées. Marseille, Aix-en-Provence, Antibes ou Nice figurent en tête du classement 2026, aux côtés de plusieurs communes de la région parisienne.
Pour Leocare, les signaux sont clairs : les tarifs d’assurance devraient rester durablement élevés dans les années à venir. Le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des sinistres habitation, tandis que l’inflation technique continue d’alourdir les coûts de réparation automobile. La concentration des risques dans certaines zones urbaines renforce encore cette dynamique.
Dans ce contexte, les assurés sont confrontés à une réalité nouvelle : la hausse des primes n’est plus un ajustement ponctuel, mais le reflet d’une transformation profonde du marché de l’assurance, désormais étroitement liée aux évolutions climatiques, économiques et territoriales.
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3 réponses à “Assurances auto et habitation : en 2026, la hausse des primes s’installe durablement”
Est ce que les dégradations multiples et variées interviennent dans la hausse des primes? Il serait intéressant de le savoir.
Un conseil avisé : Allons voir notre conseiller Assurance et invitation à revoir les modalités de son assurance pour voir si possibilités de baisser ces coûts. Sinon allons voir un autre assureur. Sinon renoncement à s’assurer ? Impossible pour une maison sise à côté d’un bois appartenant à notre mairie ; d’ici ce soir vu l’alerte vent j’ai rangé tout ce qui peut voler ! ? C’est la saison ; il convient de s’adapter. Réchauffement climatique ? Permettez moi d’en douter.
Les racailles ou supporters de la CNA flambent les voitures ( on l’a vu lors des matches entre africains ! ) et les autres payent ! Les assureurs ont toujours de bonnes raisons mais regardez leur patrimoine ils sont moins endettés que la France !