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Les hausses de salaires ralentissent nettement. Selon l’Observatoire annuel des rémunérations publié par LHH, les entreprises françaises prévoient un budget médian d’augmentation de 2 % en 2026, avec une légère inflexion à 1,9 % en 2027. Des niveaux qui confirment un retour aux pratiques observées avant la séquence inflationniste post-Covid.
Après plusieurs années de revalorisations plus soutenues sous l’effet de l’inflation et des tensions sur le marché du travail, les politiques salariales se stabilisent. En 2025, le budget médian s’élevait encore à 2,1 %. La normalisation semble désormais actée.
Une reprise prudente, sous tension sociale
Le contexte économique apparaît plus favorable qu’en 2025. Près de 37 % des entreprises interrogées anticipent une hausse de leur activité en 2026, contre 25 % l’an dernier. Un tiers prévoit également d’augmenter ses effectifs.
Pour autant, le climat reste fragile. Un quart des entreprises redoutent des tensions sociales accrues. Cette prudence se traduit directement dans les enveloppes salariales, désormais plus contraintes.
Augmentations générales : un retour en force
En 2026, 75 % des entreprises prévoient des augmentations générales, contre 66 % en 2025. Cette pratique concerne principalement les employés et ouvriers (71 %) ainsi que les techniciens et agents de maîtrise (65 %).
En parallèle, les augmentations individuelles restent quasi systématiques. Environ la moitié des salariés devraient en bénéficier, avec des taux médians supérieurs à 1 % :
– 1,1 % pour les employés et ouvriers
– 1,2 % pour les techniciens et agents de maîtrise
– 1,5 % pour les cadres
Les cadres demeurent ainsi les principaux bénéficiaires des hausses individualisées.
Cette combinaison traduit un double objectif : répondre à la pression sur le pouvoir d’achat tout en maintenant un levier de différenciation lié à la performance.
Des mesures complémentaires ciblées
Au-delà des hausses salariales, certaines entreprises activent d’autres leviers :
– participation accrue aux frais de repas (54 %, en forte progression)
– révision des barèmes internes (25 %)
– budgets spécifiques dédiés aux bas salaires (25 %)
Par ailleurs, 17 % des accords prévoient désormais une clause de revoyure à un an, signe d’un environnement encore instable.
Transparence et égalité salariale : accélération sous contrainte européenne
L’année 2026 marque également un tournant réglementaire. La future transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, attendue pour juin 2026, pousse les entreprises à anticiper.
Quarante pour cent d’entre elles ont déjà prévu un budget spécifique dédié à l’égalité salariale dans leurs négociations annuelles obligatoires, contre 28 % en 2025.
Autre évolution notable : 20 % des entreprises mettent en place des grilles ou fourchettes de salaires, soit quatre fois plus qu’un an auparavant. La lisibilité des politiques de rémunération devient un enjeu stratégique autant que juridique.
Les entreprises doivent désormais concilier trois impératifs : soutenir le pouvoir d’achat, maintenir une différenciation individuelle, et répondre à une exigence accrue de transparence.
2027 : stabilité attendue
Pour 2027, la tendance reste similaire. Trois quarts des entreprises prévoient déjà un budget d’augmentation, avec un montant médian de 1,9 %. Les augmentations générales devraient être maintenues par près de trois entreprises sur quatre, tandis que les hausses individuelles seraient reconduites quasiment partout.
Cette continuité traduit une volonté de stabilisation après plusieurs années de chocs successifs. Les entreprises semblent vouloir préserver un équilibre entre maîtrise budgétaire et réponse aux attentes salariales, dans un environnement économique encore incertain.
L’étude repose sur les réponses de 100 entreprises représentant environ 500 000 salariés, tous secteurs et tailles confondus.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Salaires : hausses limitées à 2 % en 2026, retour aux standards d’avant-crise”
Parmi les 25% d’entreprises n’envisageant pas d’augmentation, on peut citer Michelin France : 0,0% pour ses cadres (au moins les cadres techniques = ingénieurs).
Restera à voir la question de la prime de résultats…