La migration vers le Danemark et la Suède a fortement reculé en 2025, atteignant des niveaux qualifiés d’historiques par les autorités des deux pays. Les flux migratoires vers ces États scandinaves n’ont en effet jamais été aussi bas, conséquence directe du durcissement progressif des politiques d’asile. En Suède, les demandes d’asile ont aussi chuté en 2025, atteignant leur plus bas niveau depuis 1985, tandis que le gouvernement annonce de nouvelles mesures restrictives avant les élections législatives prévues en septembre 2026.
Au Danemark, une ligne assumée de restriction de l’asile
Au Danemark, les chiffres communiqués par le gouvernement témoignent d’un tournant net. À la fin du mois de novembre 2025, seules 839 demandes d’asile avaient été acceptées. Le ministre danois de l’Immigration, Rasmus Stoklund, a résumé l’objectif de cette politique dans un communiqué officiel : « Il est absolument essentiel que le moins d’étrangers possible viennent au Danemark et obtiennent l’asile. Ma principale priorité est de limiter l’afflux de réfugiés ».
Toujours selon le ministère, « il y a eu très peu d’années où le total annuel est resté inférieur à 1 000… 2025 sera une année avec un nombre historiquement bas de permis de séjour accordés pour des raisons d’asile ». Le pays a enregistré 1 835 demandes d’asile en novembre 2025. En 2024 déjà, le Danemark, qui compte environ six millions d’habitants, n’avait accepté que 860 demandes sur les 2 333 déposées cette année-là. Cette ligne restrictive s’inscrit dans la continuité des choix opérés depuis l’arrivée au pouvoir des sociaux-démocrates en 2019, sous l’impulsion de la Première ministre Mette Frederiksen, et s’est encore renforcée avec l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026, de règles plus strictes sur les permis de travail et de séjour.
En Suède, une baisse marquée et revendiquée
En Suède, la diminution est tout aussi significative. Selon Reuters, le nombre de personnes demandant l’asile a baissé de 30 % en 2025, atteignant son plus bas niveau depuis quarante ans. Le ministre suédois de l’Immigration, Johan Forssell, a souligné que « le changement ne concerne pas seulement les chiffres en termes de baisse de l’immigration, mais aussi la composition de celle-ci, avec une proportion de demandeurs d’asile à un niveau historiquement bas ».
D’après les chiffres de l’Office des migrations cités par l’agence, l’immigration totale (hors réfugiés ukrainiens) est passée de 82 857 personnes en 2024 à 79 684 en 2025. Les demandeurs d’asile et les membres de leur famille ne représentent plus que 6 % de ce total, contre 31 % en 2018, année où 133 000 permis avaient été délivrés. Le nombre de retours volontaires et d’expulsions a également augmenté. « C’est un domaine qui revêt une grande importance pour nous », a ajouté Johan Forssell, alors que le gouvernement de centre-droit, soutenu par les Démocrates suédois, entend encore renforcer les règles en matière d’asile et de citoyenneté dans les mois à venir.
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