Selon un sondage Ifop réalisé pour le site Partir à New York, publié à l’occasion du premier anniversaire du second mandat de Donald Trump, le regard des Français sur les États-Unis a profondément changé. L’enquête, menée auprès de 1 000 personnes les 15 et 16 janvier 2026, révèle une défiance inédite envers Washington, dans un contexte de tensions autour du Groenland et de soupçons d’expansionnisme américain.
Étude Ifop pour Partir à New York réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 15 au 16 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Une large opposition aux ambitions de Trump sur le Groenland
D’après l’Ifop, 70 % des Français souhaitent que la France s’oppose aux velléités américaines d’annexion du Groenland. Ce rejet traverse l’ensemble du spectre politique, même si les sympathisants du Rassemblement national se montrent plus réservés que la moyenne.
Dans le détail, 63 % soutiennent la participation de la France à la mission militaire au Groenland, pourtant invoquée par l’administration Trump pour justifier une hausse des droits de douane envers les pays impliqués, dont la France. Cette opération est perçue avant tout comme un message politique plutôt que comme un véritable engagement militaire.
L’opposition ne se limite pas au seul Groenland :
- 71 % rejettent une éventuelle annexion du Canada
- 61 % s’opposent à une prise de contrôle du canal de Panama
- 55 % rejettent toute mainmise américaine sur le Venezuela
Pour l’Ifop, il s’agit d’un refus global de l’expansionnisme territorial, révélant un attachement majoritaire au respect du droit international.
Pas d’enthousiasme pour un affrontement militaire
Si les Français souhaitent s’opposer aux ambitions américaines, ils restent prudents sur les moyens à employer. L’opinion est divisée sur un recours à la force :
- 43 % seraient favorables à empêcher par la force une annexion du Groenland
- 33 % y sont opposés
- 24 % n’ont pas d’opinion
L’Ifop souligne une comparaison historique frappante : en 1939, 76 % des Français voulaient empêcher par la force l’Allemagne nazie de s’emparer de Dantzig. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 43 % face aux États-Unis. Une différence qui traduit, selon l’institut, une érosion de la culture de défense collective.
La sortie de l’OTAN reste minoritaire : 31 % seulement y sont favorables. Quant à une intervention militaire directe au Groenland, elle divise fortement : 41 % pour, 38 % contre.
Les sanctions économiques privilégiées
En cas d’occupation militaire du Groenland par Washington, les Français privilégieraient largement des mesures de rétorsion économiques :
- 65 % soutiendraient un boycott des produits américains
- 61 % un boycott touristique
- 64 % la suspension des achats de matériel militaire américain
- 63 % une hausse de la fiscalité sur les GAFAM
Pour l’Ifop, ces choix traduisent une volonté de fermeté sans basculer dans une confrontation armée jugée irréaliste.
Les États-Unis désormais perçus comme une menace
Résultat majeur de l’enquête : 51 % des Français estiment que les États-Unis constituent une menace militaire pour la France, un niveau proche de celui attribué à la Chine (58 %). Plus encore, 42 % considèrent désormais les États-Unis comme un pays ennemi, contre seulement 30 % en avril 2025.
Dans le même temps, seuls 24 % voient encore Washington comme un allié, contre 31 % neuf mois plus tôt. Une chute spectaculaire qui marque, selon l’Ifop, une rupture historique dans la relation transatlantique.
Une aspiration à une défense européenne autonome
Dans ce contexte, 64 % des Français jugent qu’une défense européenne indépendante des États-Unis serait plus efficace pour garantir la stabilité mondiale. Cette position est particulièrement forte à gauche et au centre, mais progresse aussi dans d’autres segments de l’opinion.
Trump massivement rejeté en France
Après un an de second mandat, Donald Trump ne recueille que 19 % d’opinions favorables en France, contre 81 % de jugements négatifs.
Son soutien reste toutefois notable à droite et surtout à l’extrême droite :
- 40 % des sympathisants RN ont une bonne opinion de Trump
- jusqu’à 48 % chez les plus conservateurs sur le plan sociétal
Un clivage politique profond se dessine, avec un écart de 30 points entre extrême gauche et extrême droite sur l’appréciation du président américain.
Une fracture durable dans l’opinion française
Pour François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop, cette enquête montre que Donald Trump a réussi à inverser l’image des États-Unis, passés du statut d’allié historique à celui de puissance perçue comme hostile. Si les Français rejettent massivement ses ambitions impériales, ils restent divisés sur la réponse à y apporter.
Le consensus se fait sur les sanctions économiques, tandis que les options radicales – sortie de l’OTAN, confrontation militaire – restent cantonnées aux franges idéologisées du paysage politique.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
Une réponse à “Sondage Ifop : les Français voient désormais les États-Unis comme une menace militaire”
Il est patent que la Trumpette souffre de graves troubles pathologiques et que…et que…peut-être qu’un nouveau Lee Oswald serait utile…laisser tomber les Iraniens est une Honte! Pour ce qui est des droits de douanes sur les vins français nous sommes rassurés les riches américains continueront à boire des vins français. Leur populace ne boit pas de vins français et n’en boira jamais!Même sans droits de douanes.