À l’approche des élections municipales de mars 2026, La France insoumise (LFI) lance une polémique à Nantes et poursuit son travail de Mémoricide. Le mouvement a annoncé vouloir retirer la statue de Louis XVI située place Maréchal-Foch en cas de victoire électorale. Une prise de position symbolique, dévoilée le 21 janvier, date anniversaire de l’exécution du roi en 1793.
La statue, érigée dans les années 1820, est l’une des rares représentations monarchiques encore visibles dans l’espace public français. Haute de plus de 25 mètres, elle domine l’une des principales places de la ville.
« Un symbole incompatible avec la République »
Pour la liste « Nouvelle Nantes », conduite par William Aucant, maintenir cette statue revient à « entretenir l’apologie d’un homme prêt à sacrifier son peuple pour préserver son pouvoir personnel ». Interrogé sur RMC, le candidat insoumis justifie cette démarche en rappelant que Louis XVI avait juré fidélité à la Constitution avant de tenter de fuir le pays. Il souligne que le roi fut ensuite jugé pour haute trahison.
Selon lui, « la présence de cette statue n’a plus rien à faire dans l’espace public » et d’autres figures seraient plus représentatives des valeurs républicaines actuelles.
LFI propose de déplacer la statue dans un musée, afin qu’elle soit présentée dans un cadre « historique et contextualisé ». Le mouvement affirme ne pas vouloir effacer l’Histoire, mais au contraire la regarder « droit dans les yeux ».
En remplacement, la liste insoumise souhaite installer une statue de Marianne, symbole de la République. Un choix assumé, censé incarner davantage les valeurs républicaines contemporaines.
Audit des rues et héritage colonial
La démarche ne s’arrête pas à la statue. LFI propose également de lancer un audit global des noms de rues et des espaces publics nantais. Objectif affiché : améliorer la représentation des femmes et se « débarrasser des héritages coloniaux et esclavagistes » encore visibles dans la ville.
William Aucant évoque notamment la rue Colbert, rappelant le rôle du ministre de Louis XIV dans l’élaboration du Code noir. Il juge incohérent de continuer à honorer ce nom dans une ville au passé négrier marqué. Le candidat affirme vouloir consulter les habitants pour proposer d’autres figures, comme Louise Michel ou Alice Milliat.
La maire sortante, la socialiste Johanna Rolland, élue en 2014, est candidate à sa réélection. Elle bénéficie du soutien de onze formations politiques, parmi lesquelles les écologistes, le Parti communiste, le Parti radical de gauche, l’Union démocratique bretonne (UDB) et Place publique.
Face à elle se présentent également Foulques Chombart de Lauwe (LR), Margot Medkour (extrême gauche), Jean-Claude Hulot (RN) et William Aucant pour LFI.
Lors des municipales de 2020, Johanna Rolland avait obtenu près de 60 % des voix au second tour, avec 34 000 voix au deuxième tour pour une ville…qui compte environ 325 000 habitants.
Cette proposition de déboulonnage relance le débat sur la mémoire, le patrimoine et l’idéologie dans l’espace public. Si LFI assure vouloir ouvrir une consultation citoyenne sur le sujet, la mesure suscite déjà de vives réactions, notamment parmi les défenseurs du patrimoine historique et parmi ceux qui ne supportent plus la volonté tyrannique, mémoricide, d’une partie de la gauche.
Photo d’illustration : wikipedia (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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