La dette c’est du vol et les voleurs volent tout le monde…

D’une manière qui pourrait étonner mais qui, en analysant les faits, devient parfaitement compréhensible, les États-Unis ont constaté récemment qu’ils étaient, eux aussi, à la merci des ambitions de l’État profond, avec lequel pendant des décennies s’était établie une connivence. Mais l’oligarchie mondialiste, éblouie par ses réussites, a voulu substituer sa volonté à celle du gouvernement légitime de ce pays écrasé, lui aussi, par la dette. C’était assurément inacceptable pour des patriotes! Cette ploutocratie mondialiste est aujourd’hui combattue avec force par l’Administration actuelle sous l’autorité du président Trump. L’État profond s’est donc réfugié en Europe où il avait établi ses quartiers depuis quelques décennies. Il y avait lancé son expérience de dislocation des nations et de gouvernance oligarchique. Il y poursuit ses méfaits en s’appuyant sur les principaux pays du Continent, où il a placé ses relais au plus haut niveau. Il ne faut donc pas s’étonner que des dissensions soient apparues entre les dirigeants européens et la gouvernance étatsunienne.

Il peut sembler paradoxal que ce soit le pays ayant inspiré cette prétention qui, en premier dans le pseudo-Occident, ait décidé de combattre l’idéologie mondialiste.

L’explication réside dans le très grave risque de perte de souveraineté et dans celui – cela peut a priori paraître étonnant – dans le danger de s’embourber dans de dangereux et incertains conflits internes et externes, sans bénéfice pour le pays. La guerre en Ukraine, pourtant déclenchée par l’administration étatsunienne, aura été un véritable révélateur. Il est vrai qu’il s’agissait alors, à Washington, d’un pouvoir encore sous influence de l’État profond. À cet égard le discours de Tulsi Gabbard, Directrice nationale du Renseignement des États-Unis, lors de l’événement AmericaFest à Phoenix, le 20 décembre 2025, montre de manière éclatante cet extraordinaire revirement opéré par son pays. Plus précisément, elle affirme l’opposition entre les quelques dirigeants européens bellicistes et soutiens intolérants de l’État profond, et les partisans de la paix et de la souveraineté des peuples:

« Mais ce que j’ai vu au cours de ces mois, c’est que chaque fois qu’ils font des progrès (les deux interlocuteurs) et se rapprochent de plus en plus de cet espoir de paix, les va-t-en-guerre de l’État profond intensifient leurs efforts et font tout ce qu’ils peuvent pour les arrêter. De manière prévisible, ils utilisent les mêmes vieilles tactiques qu’ils ont toujours utilisées.(…)L’État profond utilise les médias de propagande grand-public pour essayer de diffuser et pousser un faux récit. Ils fomentent la peur et l’hystérie comme moyen de justifier la poursuite de la guerre et leurs efforts pour saper les initiatives du président Trump en faveur de la paix, et ce spécifiquement, dans ce cas, pour essayer d’entraîner l’armée américaine dans un conflit direct avec la Russie, ce qui est finalement ce que veulent l’Union européenne et l’OTAN. »

Cependant il est évident que les États-Unis seront confrontés très prochainement au dilemme du dollar. Cette monnaie est leur monnaie, mais aussi la main financière de l’État profond qu’ils combattent. Elle a été, aussi avec l’armée, jusqu’à ce jour, un puissant moyen de domination du gouvernement étatsunien. Cependant, tôt ou tard, pour conserver leur souveraineté, les États-Unis seront amenés à consentir à la fin du rôle international du dollar. Ils devront en conséquence renoncer à leur impérialisme sur lequel se greffait l’ambition longtemps masquée de l’État profond. Trump l’a sans doute compris qui non seulement accepte un monde multipolaire mais en défend les principes. Il l’a d’ailleurs expliqué dans le document intitulé National Security Strategy, autrement dit le corollaire Trump à la doctrine de Monroe. Les États-Unis se réservent le seul continent américain. Trump combat donc la Fed et derrière elle la City et leurs actionnaires ploutocrates de l’État profond. Il ne peut évidemment pas s’engager dans un tel combat sans être conforté par de nombreux acteurs politiques puissants. En soutien à ce souhait le sénateur républicain de l’Utah, Mike Lee, a déclaré sans ambage le 5 mars 2025:

« Non seulement la Réserve fédérale n’a pas rempli sa mission, mais elle est devenue un acteur de la manipulation économique, contribuant directement à l’instabilité financière à laquelle de nombreux Américains sont confrontés aujourd’hui ». Il a exprimé également le vœu de voir les États-Unis sortir de l’OTAN. Sa position a été reprise par Elon Musk. D’autres le disent encore plus clairement en mettant en accusation d’État profond:

« La Fed est morte — et ils ne peuvent rien y faire. Depuis des décennies, la Réserve fédérale est au cœur de la manipulation économique mondiale. Son contrôle sur la masse monétaire, les taux d’intérêt et l’inflation, a maintenu les populations en esclavage tout en enrichissant le cartel bancaire. Ils (les banquiers actionnaires de la Fed) ont imprimé des milliards de dollars, privant ainsi les Américains de leur pouvoir d’achat. Ils ont créé des cycles de croissance et de récession, engendrant des crises financières sans fin…Ils ont dévalué le dollar, obligeant les Américains à travailler plus dur pour gagner moins. Mais maintenant? Le pouvoir de la Fed est en train de disparaître. Les systèmes adossés à l’or signifient la fin du contrôle monétaire centralisé. La Réserve fédérale ne peut manipuler un système fondé sur des actifs réels et tangibles. Elle est impuissante face à ce qui se profile…Le monde financier se réveille. Le monopole monétaire de la Réserve fédérale est en train de s’effondrer ».

La Fed, institution soutenue par les banques privées est par ailleurs menacée de poursuites judiciaires par l’administration Trump.

L’Union européenne, dans ce monde désormais éclaté, se montre comme le dernier refuge de l’État profond.

Elle est pourtant au bord de l’effondrement. Elle manifeste l’agressivité des bêtes blessées.

Son totalitarisme devient insupportable aux citoyens des différents États réunis au sein de cette organisation qui se voudrait un État. Ses directives idéologiques, allant jusqu’à interdire de la critiquer et à imposer des comportements, évoquent les pires régimes du XXème siècle. Elle est une aberration politique, mais aussi une absurdité économique. Elle essaie d’imposer des règles uniques à 27 États aussi différents qu’un moineau et un éléphant. Confrontés à cette stupidité, ses idéologues ont mené de manière systématique, une politique d’écrasement des nations pour faire surgir une entité nouvelle, sans âme ni adhésion populaire. Ils ont effacé les frontières par les traités de Maastricht et de Schengen et quasiment imposé aux Droits nationaux un Droit supranational. Preuve, par dessus tout, de leur adhésion au mondialisme, ils ont abandonné la protection des économies des pays membres et ouvert les frontières à toutes les invasions autant humaines que de productions planétaires. Ils ont promu l’euro qui ne correspond pas à une économie unique pour la simple raison que toutes les économies des pays membres sont fondamentalement différentes et souvent concurrentes. Pour simple rappel la valeur d’une monnaie est liée aux prix et à l’inflation.Elle devrait refléter la santé d’une économie. D’un pays à l’autre les prix varient, l’inflation aussi et, surtout, les développements, les productions et les régimes sociaux sont loin d’afficher une tendance vers l’unité.

Face à leurs échecs, les oligarques européens, intimes de l’État profond, ont cru que la guerre allait réunir les peuples, en un vaste mouvement unitaire, contre la Russie. Ils pourraient alors profiter de cet élan pour décréter la naissance de ce nouvel État entièrement soumis à la ploutocratie banco-financière. Ils s’inspiraient de l’histoire qu’ils connaissent évidemment très mal.

Là aussi, malgré la désinformation systématique et la hargne à l’égard de toutes les oppositions, l’échec est patent. Trump, malgré l’image qui lui est faite, définira les conditions de la paix en Ukraine avec Poutine. L’Ukraine sera amputée et neutralisée. Dans la même perspective les oligarques européens, ont voulu réarmer et faire de l’OTAN, survivance du passé, l’instrument de leur ambition guerrière. Ils ont oublié, ce qui ne cesse de m’étonner, que cette organisation, pour sa partie militaire, reste sous le contrôle total des États-Unis. Non seulement elle demeure aux ordres d’un officier-général étatsunien et utilise des procédures étatsuniennes, mais en outre, 75% du matériel militaire lourd en service dans les armées des pays membres de l’UE, proviennent de l’industrie étatsunienne, à l’exception heureuse et notable de la France. Cet armement, notamment les aéronefs, les systèmes radars et les missiles divers, ne peuvent être employés qu’avec l’autorisation de Washington.

En vérité, ces oligarques nient l’évolution du monde. Ils récusent le retour des États-Unis à l’isolationnisme et n’admettent pas l’irrémédiable montée en puissance, à tous les points de vue, des BRICS. Ils ne réalisent pas que l’UE n’est rien d’autrequ’une espèce d’esquif tentant d’affronter la haute-mer. Alors que le monde entier s’organise de manière westphalienne, ils persistent dans l’erreur mondialiste partout récusée et combattue.

La France doit se sauver de ce naufrage inévitable. Elle ne peut attendre que le système s’effondre de lui-même. En tout état de cause son départ accélèrera la disparition de ce totalitarisme. Ce bouleversement permettra alors de mettre le continent en conformité avec l’évolution du monde. Les relations s’y établiront alors de nation à nation dans le respect des souverainetés. Les puissances européennes pourront alors, retrouvant leur émulation, apporter leur contribution à l’avenir de la planète.

(à suivre pour une dernière partie )

Henri ROURE

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