Le taux moyen des crédits immobiliers poursuit sa progression en ce début d’année 2026. Selon les dernières données de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, il atteint désormais 3,25 % en février, soit une hausse de 5 points de base sur un mois.
Cette augmentation s’inscrit dans une tendance amorcée depuis l’automne dernier. Après avoir recommencé à remonter à partir de septembre 2025, le taux moyen s’établissait déjà à 3,16 % à la fin de l’année. La dynamique s’est renforcée depuis janvier 2026, avec une progression de 4 points de base en janvier puis de 5 en février.
Les banques ajustent progressivement leurs barèmes pour s’adapter à un environnement jugé plus incertain. Après plusieurs mois d’hésitation et malgré l’absence de modification des taux de refinancement de la Banque centrale européenne, les établissements ont relevé les taux des prêts les plus longs : +20 points de base pour les crédits sur 25 ans depuis juin 2025 et +18 points pour ceux sur 20 ans. Les prêts sur 15 ans, en revanche, n’ont augmenté que de 10 points de base.
Si certaines banques pourraient consentir des efforts commerciaux ponctuels à l’approche du printemps, afin de relancer la demande immobilière, cette stratégie devrait rester sélective, les établissements souhaitant limiter les risques de défaut.
Des prêts de plus en plus longs pour compenser la hausse des coûts
Face à la hausse du coût des opérations immobilières et à la pression croissante sur le pouvoir d’achat des ménages, les banques continuent d’allonger la durée des prêts.
En février 2026, la durée moyenne des crédits atteint 252 mois, soit 21 ans. Elle monte même à 264 mois pour l’achat dans le neuf et 266 mois pour l’ancien, des niveaux parmi les plus élevés jamais observés.
Cette stratégie vise à maintenir la solvabilité des emprunteurs malgré l’augmentation du prix des logements et la remontée des taux. Mais cet allongement ne suffit plus toujours à compenser l’alourdissement des charges de remboursement.
Les ménages doivent emprunter davantage
Dans le même temps, la situation financière des ménages reste sous pression. Les revenus des emprunteurs sont en léger recul : -0,5 % en glissement annuel depuis le début de 2026, après une progression de 2,4 % en 2025.
À l’inverse, le coût des opérations immobilières continue d’augmenter, porté par la hausse des prix du logement. Il progresse de 4,3 % sur un an depuis le début de 2026, après +4,8 % en 2025.
Conséquence directe : le coût d’un achat immobilier représente désormais 4,2 années de revenus, contre 4 années il y a un an.
Même si l’apport personnel des acheteurs progresse légèrement (+1,6 % depuis le début de l’année), il ne suffit pas à compenser l’augmentation du prix des biens. Les ménages sont donc contraints d’emprunter davantage. Le montant moyen des crédits contractés augmente ainsi de 5,3 % sur un an, après déjà +7,7 % en 2025.
Dans ce contexte, la solvabilité globale des candidats à l’achat immobilier reste fragile et peine à se redresser.
La reprise du marché immobilier marque le pas
Après un rebond observé au début de l’année 2025, la dynamique du marché immobilier semble désormais ralentir.
Plusieurs facteurs pèsent sur l’activité : la dégradation du marché de l’emploi, la hausse des prix immobiliers et un environnement politico-économique jugé incertain.
Au second semestre 2025 déjà, la production de crédits et le nombre de prêts accordés avaient commencé à ralentir. Début 2026, ce phénomène se confirme.
La production de crédits immobiliers progresse encore sur un an, mais à un rythme nettement moins soutenu. À la fin février 2026, la production de crédits mesurée sur trois mois glissants augmente de 12,1 %, contre 43,3 % un an plus tôt.
Le nombre de prêts accordés progresse également, mais de façon plus modérée : +25,4 % sur un an, contre +37 % l’année précédente.
Sur une période annuelle complète, l’activité reste néanmoins bien orientée. La production de crédits progresse encore de 25,4 % en glissement annuel, tandis que le nombre de prêts accordés affiche +33,4 % sur un an.
Mais ces chiffres confirment une tendance claire : la reprise du marché immobilier entamée en 2025 s’essouffle progressivement.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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