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Après l’euphorie post-Covid et la correction brutale qui a suivi, le marché immobilier breton montre enfin des signes de redémarrage. Selon le bilan 2025 publié par la Chambre Bretagne de la FNAIM, près de 50 000 transactions ont été enregistrées dans la région administrative sur l’année écoulée, soit une progression d’environ 9 % par rapport à 2024. Une amélioration réelle, mais encore fragile, qui intervient après trois années consécutives de recul.
À l’échelle nationale, le marché immobilier repart également à la hausse avec environ 940 000 ventes enregistrées en France en 2025, en progression de 11 %. La Bretagne suit cette dynamique, même si son rythme reste légèrement inférieur à la moyenne nationale. Le taux de rotation du parc immobilier atteint toutefois 2,5 % dans la région, contre 2,4 % au niveau national, confirmant l’attractivité persistante du territoire breton.
Des écarts marqués selon les départements
La reprise reste très inégale selon les territoires. Toujours selon les données de la Chambre Bretagne de la FNAIM, le Finistère totalise près de 13 750 ventes sur douze mois, en hausse de près de 10 %. Les Côtes-d’Armor suivent avec environ 9 900 transactions, en progression de 8 %. L’Ille-et-Vilaine demeure le département le plus actif avec plus de 14 300 ventes, en hausse de 10 %, tandis que le Morbihan approche les 11 500 transactions, en progression de 8,5 %.
Côté prix, la situation est globalement stable. Le prix moyen en Bretagne s’établit autour de 2 400 euros le mètre carré. Sur un an, la hausse reste contenue, autour de 0,5 %, tandis qu’une légère baisse est observée sur le dernier trimestre. En revanche, sur cinq ans, la progression reste marquée, avec une augmentation d’environ 18 %.
Les secteurs les plus recherchés demeurent l’agglomération rennaise et les zones littorales, notamment le golfe du Morbihan, la côte nord entre la baie de Saint-Brieuc et Cancale, ainsi que le sud Finistère. Dans ces territoires, les prix restent nettement supérieurs à la moyenne régionale, même si la dynamique se tasse. À l’inverse, Brest se distingue par un recul de ses prix d’environ 2 % sur un an, un signal suivi de près par les professionnels.
Malgré les débats récurrents sur l’érosion du littoral, aucune baisse significative des prix n’est constatée dans les stations balnéaires bretonnes, qui représentent près d’un quart des stations françaises. Le littoral conserve donc un fort pouvoir d’attraction.
Le crédit freine toujours les ménages
Derrière cette reprise, les conditions de financement restent un frein majeur. Après la forte hausse des taux d’intérêt en 2024, ceux-ci se sont stabilisés au printemps 2025, mais demeurent à un niveau élevé. Cette situation pénalise particulièrement les primo-accédants, dont l’accès au crédit devient de plus en plus difficile. Or ces derniers jouent un rôle clé dans la fluidité du marché : sans eux, l’ensemble de la chaîne des transactions se grippe.
Un marché locatif sous tension
Le marché locatif breton reste sous pression. Selon la FNAIM Bretagne, les loyers ont augmenté en moyenne de 1,9 % en 2025. Certaines villes dépassent largement cette moyenne, comme Brest (+3 %), Vannes (+3,1 %) ou encore l’ensemble du Morbihan (+2,5 %). Cette hausse s’explique avant tout par une pénurie persistante de logements disponibles.
Paradoxalement, des biens restent vacants depuis plus de deux ans. Cette situation traduit une perte de confiance des propriétaires bailleurs, peu incités par les politiques publiques à remettre leurs logements sur le marché. À cela s’ajoute la contrainte du diagnostic de performance énergétique : près de 30 % des logements locatifs bretons sont classés E, F ou G, ce qui freine leur mise en location et accentue la raréfaction de l’offre.
Pour 2026, les professionnels avancent avec prudence. L’environnement économique et politique reste incertain, et l’absence de politique claire du logement inquiète le secteur. Dans une région attractive à la fois pour le tourisme, l’emploi et la formation, la pression sur la demande demeure forte, ce qui complique l’accès au logement pour les ménages modestes.
Photo d’illustration : DR)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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