Une étude récente publiée dans la revue scientifique JAMA met en lumière l’ampleur de la consommation de médicaments aux États-Unis. Selon les chercheurs, près de deux adultes américains sur trois prennent au moins un médicament chaque semaine, tandis qu’une personne sur six en consomme cinq ou davantage sur la même période.
L’enquête, menée auprès d’environ 21 000 adultes entre 2023 et 2024, dresse un panorama des médicaments les plus utilisés et offre un aperçu des préoccupations sanitaires dominantes dans la société américaine.
Les antidouleurs dominent largement
Les quatre médicaments les plus consommés sont des anti-inflammatoires et antalgiques disponibles sans ordonnance. Il s’agit :
- de l’acétaminophène (paracétamol),
- de l’ibuprofène,
- de l’aspirine,
- du naproxène.
Ces substances sont largement utilisées pour traiter les douleurs courantes et la fièvre, mais leur usage fréquent suscite aussi des interrogations médicales, notamment lorsqu’elles sont associées à d’autres traitements.
Les traitements du cholestérol et de l’hypertension très présents
Parmi les médicaments délivrés sur ordonnance, plusieurs traitements liés aux maladies chroniques arrivent en tête.
L’atorvastatine, utilisée pour réduire le cholestérol, figure parmi les plus courants, tout comme le lisinopril, prescrit contre l’hypertension. La lévothyroxine, utilisée pour traiter les troubles de la thyroïde, apparaît également parmi les médicaments fréquemment cités.
Ces données reflètent l’importance des maladies cardiovasculaires et métaboliques dans les systèmes de santé occidentaux.
Allergies et reflux gastrique également fréquents
D’autres médicaments largement utilisés sont disponibles sans prescription.
La diphenhydramine, antihistaminique connu notamment sous la marque Benadryl, est souvent utilisée pour traiter allergies et rhumes. L’oméprazole, destiné à soulager les reflux gastriques, figure également parmi les produits couramment consommés.
Ces médicaments sont facilement accessibles et utilisés par de nombreux patients pour des troubles digestifs ou allergiques.
Des différences entre hommes et femmes
L’étude révèle aussi certaines différences selon le sexe.
Les femmes déclarent davantage consommer de médicaments que les hommes : 67 % contre 57 %. Elles utilisent plus souvent des traitements pour la thyroïde et des antihistaminiques.
Les hommes, de leur côté, prennent plus fréquemment des médicaments contre le cholestérol ou le metformine, un traitement destiné au diabète de type 2.
Un risque d’interactions médicamenteuses
Les chercheurs soulignent toutefois un problème souvent sous-estimé : les interactions entre médicaments.
Selon la pharmacienne américaine Reshma Patel, beaucoup de patients pensent que les médicaments vendus sans ordonnance sont totalement sans risque. Or certains antidouleurs, pris régulièrement ou combinés avec d’autres traitements, peuvent provoquer des effets secondaires sur l’estomac ou les reins.
Le principal danger ne réside pas nécessairement dans un médicament isolé, mais dans l’accumulation progressive de traitements au fil du temps, qui ne sont pas toujours réévalués.
L’importance de mieux informer les patients
Pour les spécialistes, la solution ne consiste pas forcément à restreindre l’accès aux médicaments, mais plutôt à améliorer l’information des patients.
Une meilleure lecture des notices, une attention particulière aux principes actifs, aux dosages et aux contre-indications sont essentielles pour limiter les risques.
Les pharmaciens pourraient également jouer un rôle plus important dans l’accompagnement des patients, notamment pour identifier les interactions possibles entre plusieurs traitements.
Une évolution depuis les années 1990
L’étude souligne également que les habitudes de consommation ont évolué au fil du temps.
Certains médicaments très répandus dans les années 1990, comme la pseudoéphédrine utilisée contre la congestion nasale, ont vu leur usage diminuer après des restrictions réglementaires mises en place aux États-Unis en 2005.
À l’inverse, d’autres produits comme la loratadine (antihistaminique) ou l’oméprazole ont connu une forte progression après avoir été rendus disponibles sans ordonnance.
Pour les chercheurs, cette évolution montre à quel point les décisions réglementaires peuvent influencer rapidement les pratiques médicales et les habitudes des patients.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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