Iran : des empires antiques à la République islamique, comprendre l’histoire d’une puissance au cœur des tensions avec Israël et les États-Unis

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Pour comprendre les tensions actuelles entre l’Iran, Israël et les États-Unis, il faut remonter très loin dans le temps. L’histoire de la Perse, devenue Iran au XXᵉ siècle, s’étend sur plus de trois millénaires et a façonné l’une des plus anciennes civilisations du monde. Empires antiques, conquêtes, islamisation, rivalités impériales puis révolution islamique : autant d’événements qui éclairent la position géopolitique actuelle du pays.

Une civilisation parmi les plus anciennes du monde

Les premières traces d’occupation humaine sur le plateau iranien remontent à près de 800 000 ans, avec des outils retrouvés dans l’actuel Baloutchistan. Au fil des millénaires, plusieurs civilisations se développent dans la région, notamment celles de Jiroft, de Shahr-e Sokhteh (« la cité brûlée ») ou encore les cultures du Lorestan.

Vers le IIIᵉ millénaire avant J.-C., apparaît le royaume d’Élam, centré autour de la ville de Suse, qui devient l’une des premières puissances de la région. Cette civilisation entretient déjà des relations et des rivalités avec la Mésopotamie voisine.

L’âge des grands empires perses

Au Ier millénaire avant J.-C., des peuples iraniens venus d’Asie centrale s’installent sur le plateau. Parmi eux, les Mèdes et surtout les Perses, qui fondent l’un des plus grands empires de l’Antiquité.

L’empire achéménide, créé au VIᵉ siècle avant J.-C. par Cyrus le Grand, s’étend de l’Égypte à l’Asie centrale et devient alors le plus vaste empire du monde connu. Les Perses mettent en place une administration relativement tolérante, fondée sur des provinces autonomes appelées satrapies.

Cet empire décline après les guerres contre les Grecs et est finalement conquis en 330 av. J.-C. par Alexandre le Grand. La région passe ensuite sous domination grecque, avant l’émergence de nouveaux empires iraniens, notamment les Parthes puis les Sassanides.

Ces derniers dirigent un puissant empire entre 224 et 651, rival direct de Rome puis de Byzance. La civilisation perse influence profondément l’art, l’administration et la culture du monde antique.

La conquête arabe et l’islamisation

Au VIIᵉ siècle, l’empire sassanide s’effondre face à la conquête arabo-musulmane. L’Iran est progressivement islamisé, mais conserve sa langue et une forte identité culturelle.

Sous les califes abbassides, de nombreux savants iraniens jouent un rôle majeur dans la science et la philosophie du monde islamique. Des figures comme Avicenne marquent durablement l’histoire intellectuelle.

À partir du IXᵉ siècle, plusieurs dynasties locales iraniennes retrouvent une certaine autonomie et contribuent à la renaissance de la langue persane et de la culture nationale.

Invasions mongoles et recomposition du pouvoir

Au XIIIᵉ siècle, l’invasion de Gengis Khan provoque des destructions massives et un effondrement démographique. L’Iran passe ensuite sous la domination de différentes dynasties turco-mongoles, dont les Timourides.

Malgré ces périodes de violence, la culture perse connaît de nouveaux développements artistiques et intellectuels.

Les Safavides et la naissance de l’Iran chiite

Une étape essentielle de l’histoire iranienne intervient au XVIᵉ siècle avec la dynastie safavide. Le shah Ismaïl Ier impose alors le chiisme comme religion officielle.

Cette décision marque durablement l’identité religieuse de l’Iran et le distingue de ses voisins majoritairement sunnites, notamment l’Empire ottoman.

Sous Shah Abbas Ier, l’empire safavide connaît un âge d’or culturel et commercial, avec la transformation d’Ispahan en capitale prestigieuse.

L’ingérence des puissances occidentales

À partir du XIXᵉ siècle, la Perse devient l’objet de rivalités entre la Russie et la Grande-Bretagne, dans ce que l’on appelle le « Grand Jeu ». Le pays perd plusieurs territoires et subit une forte influence étrangère.

La découverte du pétrole au début du XXᵉ siècle accentue encore l’intérêt des puissances occidentales.

En 1906, une révolution constitutionnelle impose la création d’un parlement, mais la monarchie reste fragile.

Le régime du Shah et l’influence américaine

En 1925, la dynastie Pahlavi prend le pouvoir avec Reza Shah, qui modernise le pays et adopte officiellement le nom d’Iran en 1935.

Son fils Mohammad Reza Pahlavi poursuit cette politique de modernisation rapide, soutenue par les États-Unis pendant la guerre froide. Le régime devient cependant autoritaire et suscite une opposition croissante.

Un événement majeur survient en 1953, lorsque le Premier ministre Mohammad Mossadegh, qui avait nationalisé le pétrole iranien, est renversé lors d’un coup d’État soutenu par la CIA et les services britanniques. Cet épisode reste un traumatisme durable dans la mémoire politique iranienne.

La révolution islamique de 1979

Le mécontentement social, politique et religieux aboutit à la révolution de 1979. Le Shah quitte le pays et l’ayatollah Rouhollah Khomeini instaure la République islamique d’Iran, fondée sur le pouvoir du clergé chiite.

Ce nouveau régime se définit rapidement en opposition aux États-Unis et à leurs alliés régionaux, notamment Israël.

La guerre et les tensions contemporaines

Peu après la révolution, l’Iran est plongé dans une guerre meurtrière contre l’Irak de Saddam Hussein entre 1980 et 1988, conflit soutenu par plusieurs puissances occidentales.

Depuis lors, les relations entre l’Iran et les États-Unis restent profondément conflictuelles, notamment autour de la question du programme nucléaire iranien.

L’hostilité envers Israël constitue également un pilier de la politique régionale de la République islamique.

Une puissance régionale au cœur des crises

Aujourd’hui, l’Iran reste l’un des acteurs majeurs du Moyen-Orient, impliqué dans de nombreux conflits indirects au Liban, en Syrie ou au Yémen.

Les tensions actuelles avec Israël et les États-Unis s’inscrivent donc dans une histoire longue, marquée à la fois par l’héritage d’une grande civilisation, la mémoire des ingérences étrangères et la volonté de s’affirmer comme puissance indépendante dans la région.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “Iran : des empires antiques à la République islamique, comprendre l’histoire d’une puissance au cœur des tensions avec Israël et les États-Unis”

  1. sympathisant44 dit :

    Si on m’avait demandé (-: de donner un nom à l’opération contre l’Iran, j’aurais proposé « Ahura Mazda » l’ancien dieu d’avant l’invasion de la Perse par les musulmans.

  2. Jérôme Lauvaux dit :

    L’hostilité envers Israël! Sans rire, c’est la qualificatif qui vous semble approprié?
    Hitler a tué des juifs parce qu’il leur était hostile?

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    Avec Mazda n’oublions pas son fils Mithra qui régénère le monde avec le sang d’un taureau qu’il sacrifie mais ce n’est pas le fils de Mazda qui est sacrifié bien sûr pas tarés congénitaux les mazdéens; il est représenté dans les bras de sa mère déesse mère qui jamais ne retient son bras vengeur, pas de péché chez Mazda.

  4. Brunrouge dit :

    « Les tensions actuelles avec Israël et les États-Unis s’inscrivent donc dans une histoire longue,  »
    Oui et non. Il n’y a pas de tension entre les Etats-Unis et l’Iran. Il y a la mise en place de manière accélérée récemment du projet de la bible hébraïque de Eretz Israël. Les sionistes israéliens et américains souhaitent réaliser le projet du drapeau israélien, une terre juive entre le fleuve Tigre et le fleuve Euphrate. Palestine, Irak, Syrie, Libye, Chypre, Liban, Iran, une partie de l’Egypte. Les présidents américains et Trump plus encore, on fait le choix d’aider cette réalisation. Il s’agit des sectes judéo-protestantes qui souhaitent la fin du monde et l’arrivée du Messiah.

  5. Réponse dit :

    Lauvaux
    C’est terrible, mais OUI

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