Trump, le président qui parle “simple” : ce que révèle l’analyse linguistique de ses discours

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Une analyse linguistique menée par l’équipe de PlayersTime s’est penchée sur une question rarement étudiée de manière quantitative : la façon dont Donald Trump parle, et ce qui distingue son style de celui d’autres dirigeants américains ou européens. L’étude, fondée sur l’analyse de plus de 34 000 mots issus d’interviews récentes, montre que l’actuel président américain utilise un style radicalement différent de la rhétorique politique traditionnelle.

Un style direct, répétitif et immédiatement compréhensible

Premier constat : Donald Trump ne parle pas comme la plupart des responsables politiques. Là où nombre de dirigeants structurent leurs interventions comme des démonstrations argumentées, ses prises de parole avancent par séquences courtes, répétitions et retours sur les mêmes idées.

Sur les 34 022 mots analysés, seuls 2 180 sont uniques, ce qui donne une diversité lexicale d’environ 10,4 %, nettement plus faible que celle observée chez d’autres dirigeants. Cela signifie que le président américain réutilise souvent les mêmes termes et expressions.

Les mots les plus fréquents sont des termes simples et familiers comme people, country, know ou think. D’autres expressions reviennent régulièrement pour insister sur certains thèmes, notamment l’économie ou la puissance américaine, avec des formules comme « billions of dollars », « a lotta money » ou encore « have never happened ».

Cette répétition n’est pas forcément un défaut. Les chercheurs soulignent qu’elle peut au contraire constituer une stratégie de communication : répéter des mots simples rend un message plus mémorisable et plus facilement assimilable par un large public.

Des phrases très courtes, loin du style classique des dirigeants

L’autre caractéristique marquante concerne la structure des phrases. Les phrases prononcées par Donald Trump comptent en moyenne 11,2 mots, soit beaucoup moins que celles de nombreux responsables politiques.

À titre de comparaison, Barack Obama atteint en moyenne 24 mots par phrase, soit plus du double. Joe Biden et George W. Bush se situent entre les deux, avec des phrases de 13 à 16 mots.

Ce choix stylistique donne au discours de Trump un rythme particulier : rapide, direct, presque conversationnel, proche de la parole quotidienne. Les phrases courtes réduisent l’effort de compréhension et permettent au public de suivre le discours sans concentration prolongée.

Une lisibilité extrêmement élevée

L’étude souligne également que le niveau de lisibilité des discours de Donald Trump correspond approximativement à un niveau scolaire de deuxième année primaire, selon l’indice de lisibilité Flesch-Kincaid.

À l’inverse, les discours de Barack Obama atteignent un niveau proche de la classe de terminale, tandis que George W. Bush et Joe Biden se situent à des niveaux intermédiaires.

Autrement dit, le discours de Trump est structurellement beaucoup plus simple, avec moins de subordonnées et de constructions complexes. Cette simplicité peut être interprétée de deux façons : soit comme une simplification excessive, soit comme une manière de rendre le message accessible au plus grand nombre.

Un contraste marqué avec les dirigeants européens

La comparaison avec plusieurs dirigeants européens – Emmanuel Macron, Viktor Orbán, Boris Johnson ou Leo Varadkar – accentue encore ce contraste.

Dans l’ensemble, les responsables politiques européens utilisent des phrases plus longues, souvent supérieures à vingt mots, et une diversité lexicale plus élevée. Leur discours développe généralement les arguments à l’intérieur d’une même phrase, avec des nuances et des précisions.

À l’inverse, Donald Trump condense ses idées, privilégiant la rapidité et l’impact immédiat plutôt que l’argumentation détaillée. Là où les dirigeants européens construisent des raisonnements complexes, Trump tend à résumer ses positions en formules courtes et répétées.

Une rupture dans la communication politique contemporaine

Pour les auteurs de l’étude, cette différence ne relève pas seulement du style personnel : elle traduit une évolution plus large de la communication politique.

En simplifiant la structure des phrases et en répétant des mots clés, Donald Trump propose une forme de discours adaptée aux médias modernes, où l’attention du public est fragmentée et où les messages doivent être compris rapidement.

Ainsi, son style marque une rupture avec la rhétorique politique classique, plus élaborée et plus académique. Que l’on y voie une stratégie de communication redoutablement efficace ou un appauvrissement du langage politique, une chose apparaît clairement : Donald Trump a imposé une manière bien à lui de parler au public, qui continue de distinguer sa communication de celle de la plupart des dirigeants occidentaux.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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11 réponses à “Trump, le président qui parle “simple” : ce que révèle l’analyse linguistique de ses discours”

  1. Pschitt dit :

    Intéressant et plausible, mais d’une valeur scientifique douteuse : l’analyse ne porte que sur des interviews. Cet exercice de questions/réponses pousse à la brièveté des phrases, qui dépend aussi du rythme impulsé par l’intervieweur, or la mode est au cursif. Quand au volume de texte analysé — trois interviews comptant au total 34.022 mots — il est beaucoup trop faible.

  2. sympathisant44 dit :

    Le style des discours de Trump est comme le personnage, il ne s’embarrasse pas de nuances. En effet, ce ne sont pas les discours qui comptent mais l’action qui suit.
    Leurs thèmes et la façon de les écrire rappellent une nouvelle de Robert Escarpit : le littératron (vers 1968).
    Je n’ai pas trouvé d’extraits, je résume de mémoire:

    Un jeune homme ambitieux – disons Pierre Duchmol – se présente à des élections locales. Il demande conseil à des amis et l’un d’eux lui propose d’utiliser une machine qu’il vient d’inventer, le littératron. L’appareil est fait pour composer des discours.

    On lance donc la machine qui produit un texte où figurent des phrases du genre « Les politiciens, il faut en pendre quelques-uns, ça fera réfléchir les autres », et beaucoup d’affirmations du même tonneau.
    Le candidat et ses partisans sont horrifiés: « On ne va tout de même pas publier ça, on va être laminés ! »
    L’inventeur du littératron insiste. Après le dépouillement ils osent à peine écouter les résultats mais ils commencent à arriver: Duchmol 80 %… et les autres candidats se partagent les 20% qui restent !
    Les informaticiens disent maintenant que Robert Escarpit avait prévu ChatGPT… et ses inconvénients.
    Cela dit, les interventions et discours de Trump nous changent de ceux de la classe politique traditionnelle.

  3. Franck dit :

    Tout à fait en phase avec notre temps, vulgaire, grande gueule, frimeur et marchant à l’instinct. Dans le style des USA, on discute un petit peu et après on rase des villes, on tue un tas de gens, on détruit des pays. Sa deuxième élection à été un bon électrochoc pour les mondialistes, mais maintenant il est de plus en plus en roue libre, il improvise au jour le jour, J.D. Vance doit se faire des soucis au sujet d’une future élection à la présidence.

  4. FELGER dit :

    cet homme est un GEANT

  5. Nicole dit :

    Trump est un commerçant, pas un politicien..

  6. Vladimir dit :

    On pourrait surtout dire Donald Trump le président qui parle faux.
    Il aligne les mensonges y compris ceux dont la fausseté est la plus vérifiable.

    Le meilleur exemple car répété plein de fois et facilement vérifiable est « les chinois n’ont pas d’éolienne ».Alors que c’est le pays qui en a installé le plus au monde.

    En ce moment on aussi peut parler de ses discours sur son opposition aux guerres à l’étranger, une vraie blague il est en 2025 le président us champion des bombardements et d’agressions en un an.

  7. RAYMOND NEVEU dit :

    La trompette c’est beaucoup de cases de vides et de courants d’air, niveau intellectuel et culturel archi nul. Il ne jure que par des deals, du fric, du fric et encore du fric comme les putains de pourritains protestants, Brackrock a un bon carnet de reconstructions en Ukraine et en Iran et ailleurs. Au fait l’Ukraine? Vous vous en souvenez? EpstINE l’espion russe car son nom rappelle PoutINE! Bravo les 4 chaînes de diffusion de pourriture en boucle CNews compris. Hier soir à partir de 19h nous buvions religieusement les paroles de notre messie de Villiers j’avais prévu une feuille de papier et un stylo…77 euh…euh…euh… à un moment sa pensée lui a échappé et…ben le bec dans l’eau…! Mais il nous a sorti Hugues Capet inventeur de la France et pourtant nous lui avons déjà adressé un courrier pour le mettre en garde contre ses dérapages gazeux. Pas de réponse bien sûr! Il ne doit pas connaître la plus élémentaire politesse le « vicomte »!!!

  8. Questionneur dit :

    Pourquoi cette absolue nécessité de sauver le soldat Trump?

  9. Torr'Pen dit :

    Dans le même sens, il faudrait lire et relire « le candidat », album BD de Malo Louarn, réédition de 2007 aux Editions p’tit louis.

  10. Joris dit :

    Ce gars est un troll. Imbu de lui-même, certainement névrosé de X raisons (familiales, historiques, sexuelles que sais-je). De ce fait, il n’a plus aucune valeur humaniste, il veut juste briller et se faire exister pour prouver qu’il est toujours vivant. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre sa volonté d’écrasement du monde.

  11. thérébentine dit :

    Style publicitaire d’un vendeur placier .

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