Guingamp. L’alcool responsable de la mort de la jeune Marie ?

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06/03/2014 – 08H00 Guingamp (Breizh-info.com) – Marie, l’adolescente de 16 ans retrouvée morte noyée dans le Trieux, mardi matin, avait été vue dans la nuit de vendredi à samedi, devant le pub « le Campbell »s » de Guingamp puis devant la discothèque « L’Eden ». Elle se trouvait en état d’ébriété avancée, avant de disparaître dans la nature et de connaître le tragique dénouement que l’on sait maintenant.

Désormais, se posent les questions des responsabilités. Certains montrent du doigt les « soirées cartable » – une beuverie géante organisée par les lycéens eux-mêmes dans différentes villes lors de chaque premier vendredi des soirées scolaires – D’autres s’inquiètent de l’alcoolisation massive des jeunes en général et cela toute l’année, les soirées « cartables » n’étant qu’un prétexte comme un autre pour consommer.

Face à l’explosion de la consommation d’alcool fort notamment chez les jeunes (parallèlement à la diminution de la consommation de vin en France), les autorités insistent surtout sur la « prévention » (patrouilles de gendarmes, lettres informatives aux parents, rappel à la loi…) et sur une répression « ciblée » qui semble malheureusement dénuée d’une bonne connaissance de la réalité du terrain.

Ainsi, si l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique décrétée par la mairie de Guingamp – la loi prévoit déjà qu’il est interdit d’être ivre sur la voie publique –  est contrôlée par les forces de la gendarmerie, il est de notoriété publique que de nombreux mineurs parviennent à s’alcooliser massivement dans les  bars ou les discothèques.

Johan, 17 ans, lycéen, témoigne avec lucidité : « C’est très rare qu’on contrôle notre identité, surtout quand on fait plus âgé. Et puis quand c’est le cas, une personne plus âgée commande pour tout le monde et le tour est joué. Il y a aussi le coup de mettre des bouteilles dans ses sacs et de remplir un verre d’orangina avec. Ils ne peuvent rien faire. Ils devraient réfléchir avant tout à ce qui pousse les adolescents, comme c’est mon cas, à boire massivement en soirée ».

Mais même avec un strict contrôle dans les bars, l’alcoolisation se reporte au domicile des adolescents directement ou dans des lieux où ils ont l’habitude de se réunir en toute discrétion rendant le problème insoluble… si les causes de ces beuveries géantes ne sont pas élucidées.

Les études qui donnent la parole aux jeunes qui s’alcoolisent massivement laissent apparaître une forme de « mimétisme », « d’envie de faire comme les autres », « d’intégration ». Pour certains, l’alcoolisme des jeunes relèverait en réalité du mal-être, de l’ennui, de la recherche d’identité et de l’absence de grands projets collectifs. Une problématique qui dépasse de loin le simple domaine de la loi.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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5 Commentaires

  1. C’est un problème récurrent en Bretagne depuis deux cents ans…

    Le malaise des Bretons face à la destruction de leur identité par l’État français, la perte de dynamique voulue par l’incitation à l’exode rurale orchestrée par Paris, le décalage entre le pays réel – celtique et chrétien – et le pays tel que le voudrait l’État – un Paris bis partout -, le bourrage de crâne de l’Éducation Nationale qui présente la vie réelle des gens comme de seconde zone vis-à-vis d’une culture officielle bourgeoise qu’on présente en modèle aux jeunes, la promotion d’une sous-culture mondiale à mille lieux de notre vraie mentalité ; sans parler de tous ces sujets qui tapent sur les nerfs des Bretons : refus de la décentralisation, refus du rattachement de la Loire-Atlantique, non-reconnaissance de la langue bretonne, perte de valeurs, inversion des valeurs même, chômage massif, enclavement.

    Tout ça fait que des Bretons se sentent honteux et impuissants, se donnent comme seul aspect jouissif de leur vie la consommation alcoolique. En Bretagne, terre riche de culture, l’État a maté notre sang et a instauré une culture de la honte (« Shame Culture »). Ceci explique que chez les jeunes se soient installées des pratiques dangereuses qu’ils croient traditionnelles alors que « se bourrer la gueule » est quelque chose qui faisait honte aux plus anciens (lire les chants bretons du XIXème siècle pour voir à quel point, non, les Bretons n’ont pas « une bonne descente », objet de fierté pour les nouvelles générations mais honte autrefois). Et cela, l’un dans l’autre, fait de nombreuses victimes indirectes, victimes d’une sous-culture nauséabonde voulue par des étrangers à notre race. Pauvre Marie, nous prierons pour toi et pour tous les tiens !

    Il faut relire « Ethnopsychiatrie en Bretagne » de Philippe Carrer ou encore « Portrait du colonisé » d’Albert Memmi pour bien comprendre dans quelle merde nous sommes.

  2. C’est une bien triste affaire et moi aussi, elle me révolte.
    Mais je vous en conjure, ne demandez pas l’aide de l’Etat orwellien, qui n’attend que ça pour nous pourrir un peu plus la vie et s’occuper de nos affaires. Nous devons être responsables et nous assumer nous-mêmes. L’état s’occupe déjà beaucoup trop de notre santé, de notre sécurité, de notre logement, de notre argent, de notre culture, de notre mariage (pour tous), de nos valeurs, de nos pensées, de notre conscient et même, de notre subconscient, qu’il veut encadrer sous la houlette de ses ministères, de ses média et de ses ligues de vertu. C’est la route de l’esclavage que nous suivons. J’ai 68 ans et vous n’imaginez pas à quel point la parole et les actes étaient libres quand j’avais 20 ans. Oui, on pouvait tout dire et tous faire, sans sentir cette tutelle pesante qui nous broie aujourd’hui.
    Alors occupons-nous nous-mêmes de nos problèmes d’alcool et de ceux de nos enfants. Aucun fonctionnaire n’y apportera de remède. Et s’il s’en trouve un, ce sera pire encore, il nous fliquera selon son bon plaisir avec ses lois, ses règlements et ses juges, qui les interpréteront comme bon leur semble. Il y en a tant qui veulent notre bien. Le démon du bien…

    • Tout à fait d’accord avec vous, on avait moins tendance à s’auto-détruire dans une société bien moins « protectrice ».

  3. Je vous rassure, la bretagne n’est pas la seule touchée par la mode du binge drinking (soirée cartable en français). Toute l’Europe est touchée par ce phénomène surtout chez les mineurs.
    Cela est bien le signe d’un réel malaise chez les jeunes. Et je rejoins Frédéric Minard sur le sujet de l’identité et du rapport direct avec cette façon de se saouler (boire une grosse quantité d’alcool en un minimum de temps).
    Le multiculturalisme et la responsabilité des élites poliitico médiatiques qui sont dans le reni permanent de l’identité française (donc régionaliste) au profit d’une pensée unique mondialiste.
    En France on apprend pas le breton parce que ca fait polémique, mais l’arabe sera bientôt généralisé dans toutes les écoles publiques sans que personne ne trouve rien à redire.
    L’adolescence est une période ou l’on forge son avenir et ou les questionnements sur son identité sont légions et important. D’ou je viens, qui je suis, quel sera mon avenir. Un jeune sans identité est comme un etre perdu au milieu d’un desert, sans eau ni bousole.
    Les socialistes au pouvoir font tout pour détruitre l’identité de notre pays: le mariage homo, la chasse systématique de l’opposant politique, surtout si il est chrétien, l’histoire de France qui est remplacée par l’histoire de l’Afrique à l’école, l’immigration massive complètement incontrôlée à qui le français doit se soumettre (donc s’humilier, dans son propre pays, face a des étrangers !), les fêtes de villages séculaires accusées de stigmatisations (les fêtes du cochon ou les fêtes des vendanges par exemple) des immigrés musulmans par des associations communautaristes comme le MRAP, le retrait systématique des sapins de Noëls dans les lieux publics, le hallal imposé a tous…etc etc ne font qu’accentuer le malaise déjà important naturelement chez les ados.
    Un gouvernement qui ne sait pas ou il va n’a rien de rassurant pour la jeunesse d’un pays.

    Quel avenir allons nous laisser à cette jeunesse française ? En tout cas, il ne sera pas rose tous les jours !

    Une pensée attristé pour cette jeune fille, qui, à mon avis, n’avait rien à faire dehors, seule, à cette heure tardive de la nuit.

    • C’est sûrement un phénomène général en Europe et en France mais la Bretagne a des problématiques spécifiques. Pourquoi toujours parler de France quand on évoque la Bretagne ? Les Bretons n’ont pas attendu d’être annexés et colonisés par vous pour vivre. Arrêtez de nous récupérer !

      Les traits culturels et les angoisses qui poussent les Bretons à l’alcoolisme ne sont pas les mêmes que ceux qui poussent les Provencaux à la consommation de cannabis ou que sais-je encore.

      Le problème des Bretons, c’est l’État français dont l’immigration de masse est une conséquence. Mais le problème dure depuis plus de deux cents ans chez nous !

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