Racket, violences, drogue : le foyer de la Marne à Lorient indésirable ?

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17/05/2014 – 07H00 Lorient (Breizh-info.com) – Trois jeunes filles, mineures, résidentes du Foyer d’Action Educative de la Marne à Lorient, ont été arrêtées puis écrouées après leur mise en examen,  pour le racket d’un autre résident du foyer mais aussi pour des violences à l’encontre de riverains ou de passants proches du foyer situé 62 avenue de la Marne, à Lorient. La consommation et le trafic de drogue, qui ont amené le racket, n’ ont pas été retenus  par le parquet.
Les trois délinquantes seront jugées le 6 juin prochain. Si deux d’entre elles ont été placées en foyer éducatif fermé jusqu’au jugement, la troisième a rejoint la prison pour femme de Rennes (quartier mineur) puisqu’âgée de 16 ans et demi.
Depuis plusieurs années, les riverains du quartier proche de ce foyer qui accueille des mineurs placés par la juridiction de l’enfance (difficultés familiales notamment mais aussi mineurs condamnés et bénéficiant des « peines alternatives ») se plaignent d’incivilités, d’agressions également. En 2011, une pétition avait été lancée pour le départ de ce foyer du quartier notamment suite à la violente agresssion d’un résident (en peine alternative) par un autre résidant de plusieurs coups de ciseaux
En 2012, un éducateur y avait été agressé. « Il y a eu des réunions entre riverains (NDLR : notamment en 2011). Le directeur est l’administration en charge de la gestion de ce foyer prônent « le dialogue » et « la tolérance ». Mais quelle tolérance y a t-il à avoir envers ces voyous ? Ils devraient déjà s’estimer heureux d’être logés dans ces locaux aux frais du contribuable. Il y a des incidents entre résidants mais aussi avec l’extérieur, cette situation ne peut plus durer » martèle Philippe, un riverain excédé.

Alors que l’ancienne municipalité de Lorient souhaitait la fermeture (et le déplacement) de ce foyer ,en 2011, Alain Philippot, le directeur interdépartemental de la PJJ, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, déclarait dans un quotidien local : « Oui, il y a eu des dérapages car certains de ces jeunes sont provocateurs, ont des problèmes de comportement. Je souhaite cependant que leur présence ne soit plus une source de peur mais bien d’enrichissement. ».

Un enrichissement par le racket, la drogue et les violences communautaires  qui a de quoi inquiéter les riverains …

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

 

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