Reportage vidéo – Justice : le pouvoir des juges face au peuple – une dérive démocratique en marche ?

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L’Institut pour la Justice, dans un documentaire percutant signé Charles Thimon, dresse un tableau glaçant d’un pouvoir judiciaire devenu, au fil des décennies, un acteur politique à part entière, souvent en décalage avec les attentes des citoyens et les décisions des gouvernements élus. Ce film, nourri par les témoignages de magistrats, avocats, criminologues et anciens responsables politiques, explore les dérives idéologiques, institutionnelles et pratiques qui minent aujourd’hui la confiance entre la justice et le peuple.

Un basculement historique : mai 68 et la naissance d’un syndicalisme militant

Le tournant remonte aux années 1970, avec la création du Syndicat de la magistrature, issu de l’esprit de Mai 68. Ce syndicat politisé, ouvertement ancré à gauche, a joué un rôle clé dans la diffusion d’une idéologie victimaire et anti-répressive dans les milieux judiciaires. Le fameux « Mur des cons », révélé en 2013, incarne cette dérive : des personnalités politiques, intellectuelles ou parents de victimes y étaient affichées comme cibles idéologiques.

De nombreux témoignages, y compris de magistrats eux-mêmes, décrivent une ENM (École nationale de la magistrature) idéologisée, formatant les futurs juges selon une vision partiale du monde : le délinquant est vu comme une victime sociale, la prison comme un échec systémique, et le politique de droite comme une menace. Ce conditionnement idéologique est renforcé par un entre-soi sociologique : 80 % des magistrats sont issus des classes intellectuelles supérieures, peu représentatifs de la diversité sociologique française.

Une justice laxiste ? Des chiffres qui parlent

Le documentaire pointe le décalage entre les peines encourues et celles réellement prononcées : en moyenne, une condamnation représente moins de 20 % de la peine maximale prévue. 95 % des peines sont inférieures à deux ans de prison, donc aménageables. Résultat : même les multirécidivistes échappent souvent à la détention. La surpopulation carcérale, souvent avancée pour justifier cette clémence, est en réalité le fruit d’un refus politique d’investir dans l’appareil pénitentiaire.

Au fil du temps, le juge est devenu un véritable contre-pouvoir politique. Le Conseil constitutionnel, mais aussi les cours administratives et judiciaires, censurent de plus en plus les lois votées par le Parlement, notamment en matière migratoire et sécuritaire. En s’appuyant sur des principes flous issus du « bloc de constitutionnalité » ou du droit européen, ces juridictions s’autorisent à réécrire la loi au nom d’une conception extensive de l’État de droit.

La droite muette, la gauche complice

Face à cette montée en puissance de la magistrature, les gouvernements successifs – y compris de droite – ont reculé. Peu osent remettre en cause l’hégémonie du Syndicat de la magistrature ou proposer une réforme d’ampleur du Conseil supérieur de la magistrature, pourtant clé dans l’avancement des carrières. Les rares tentatives – comme les peines planchers ou la promesse de 15 000 places de prison – sont systématiquement édulcorées, vidées de leur contenu, voire détricotées après coup.

Les victimes oubliées, le peuple méprisé

Enfin, le film donne la parole aux oubliés de la justice : les victimes. Parents d’enfants assassinés, familles détruites, citoyens broyés par un système qui semble protéger davantage le délinquant que l’innocent. Pour ces Français, la justice n’est plus un rempart, mais un obstacle. L’État ne les protège plus.

L’Institut pour la Justice appelle à une refondation de l’institution judiciaire : encadrement strict de l’idéologie dans les recrutements, rééquilibrage sociologique, fin des syndicats politiques, rétablissement de peines planchers, construction massive de places de prison, recentrage de la justice sur sa mission : punir les coupables, protéger les innocents.

À défaut, c’est la confiance dans la démocratie elle-même qui s’érode, dangereusement.

Crédit photo : DR
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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5 réponses à “Reportage vidéo – Justice : le pouvoir des juges face au peuple – une dérive démocratique en marche ?”

  1. Anne dit :

    Encore un article plein de lucidité, sur une réalité qui fait froid dans le dos, et qui complete l’inquiétude globale sur l’avenir de notre société. L’expatriation devient une vraie option.

  2. Grigri dit :

    Pour moi, ces gens de la photo ont une sale gueule; ça résume tout.

  3. Hadrien Lemur dit :

    Ce reportage, comme vous le dites en intro est glaçant, on a vraiment l’impression que la justice a définitivement échappé à la légitimité du peuple français et de ses représentants directs.Le mal que la gauche a fait à notre pays est incommensurable. On peut se rendre compte à la lecture que Macron n’est vraiment qu’un pantin qui n’a rien compris. Il se croit aux commandes mais il ne commande rien, les différentes juridictions qui ont pris le pouvoir le laissent s’amuser a faire le président mais c’est en fait un capitaine de pédalo. Il faut vraiment renverser la table, nous n’avons plus le choix. Même si je me méfie du RN, si c’est la seule porte de sortie, il faut la prendre.

  4. RAYMOND NEVEU dit :

    A qui la faute? Droite muette et même complice Le bal des chattemites, des donneurs de leçons…on va voir ce que l’on va voir avec les Wauquiez, Chiotti, Sarkozy l’homo karcherus, Berrou and co…ils ont tous participé ou soutenu des gouvernements dits de droite…! Il est patent qu’après deux siècles cette république finit dans le mur!

  5. Coup Franc dit :

    Macronistes gauchisants et ultra gauches peuvent être rassurés tous les grands corps d’ Etat sont remplis par leurs sympathisants, toujours nommés par le pouvoir, la justice est de leur côté et pour finir Macron veut instaurer un gendarme de l’information qui dictera ce qui est visible ou pas, ce qui est vrai ou faux ! En somme La Pravda à la sauce Macron ! Stalinisme de l’info, de la justice, de l’ Education Nle si on ne renverse pas la table aux prochaines élections, le gauchisme islamisé va régner sur ce pays.

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