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Le Baromètre de Santé publique France 2024 propose une lecture détaillée et complète de l’état de santé des Bretons à l’échelle régionale. Publiée le 11 décembre 2025, l’édition 2024 repose sur une enquête menée auprès de plus de 1 800 adultes en Bretagne administrative. Elle dresse un panorama précis des comportements de santé, des inégalités sociales et des vulnérabilités spécifiques au territoire breton
Une région en meilleure santé globale que la moyenne nationale
Premier enseignement : la Bretagne se distingue positivement sur plusieurs indicateurs généraux. En 2024, 71 % des adultes bretons âgés de 18 à 79 ans déclarent être en « bonne » ou « très bonne » santé. Il s’agit du taux le plus élevé observé parmi l’ensemble des régions françaises. Dans le même temps, 23,6 % des personnes interrogées déclarent être limitées dans leurs activités quotidiennes en raison d’un problème de santé, un chiffre là encore inférieur à la moyenne nationale.
Ces indicateurs restent fortement liés à l’âge, au niveau de diplôme et à la situation financière. Les jeunes adultes et les catégories socialement favorisées déclarent une meilleure santé perçue, tandis que les personnes âgées, moins diplômées ou en situation économique contrainte cumulent davantage de limitations fonctionnelles.
Tabac : un recul confirmé, mais des fractures sociales persistantes
Le baromètre confirme une baisse du tabagisme quotidien en Bretagne par rapport à 2021. En 2024, 16,1 % des adultes bretons fument quotidiennement, soit environ 600 000 personnes. Les hommes restent plus concernés que les femmes (18,6 % contre 13,6 %).
Derrière cette tendance globale à la baisse, les inégalités sociales demeurent marquées. Le tabagisme quotidien touche davantage les ouvriers, les personnes au chômage et celles déclarant une situation financière difficile. À l’inverse, les cadres et les personnes disposant de revenus confortables fument nettement moins.
Plus d’un fumeur quotidien sur deux exprime néanmoins l’envie d’arrêter, et un sur cinq a tenté un sevrage d’au moins sept jours dans l’année, soulignant l’enjeu central de l’accompagnement et de la prévention ciblée.
Vapotage : la Bretagne parmi les régions les plus concernées
Autre signal fort de l’étude : le vapotage quotidien reste particulièrement élevé en Bretagne. En 2024, 9,1 % des adultes vapotent quotidiennement, un niveau supérieur à la moyenne nationale. Là encore, les hommes, les moins de 60 ans et les personnes en situation de précarité financière sont les plus concernés.
Les données montrent que le vapotage s’inscrit majoritairement dans des trajectoires de consommation liées au tabac, la quasi-totalité des vapoteurs quotidiens ayant été ou étant encore fumeurs. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance, notamment face au risque de banalisation du geste et à l’exposition accrue des publics jeunes.
Alcool : un dépassement des repères plus fréquent qu’ailleurs
La consommation d’alcool constitue un autre point de vigilance majeur. En Bretagne, 28,2 % des adultes dépassent les repères de consommation à moindre risque sur une semaine, ce qui place la région en tête au niveau national. L’écart entre hommes et femmes est particulièrement marqué : 38,1 % des hommes sont concernés contre 18,7 % des femmes.
Les cadres, les ouvriers et les agriculteurs figurent parmi les catégories les plus exposées. Pourtant, seuls 27 % des consommateurs dépassant les repères déclarent souhaiter réduire leur consommation, ce qui pose la question du repérage précoce et de l’efficacité des messages de prévention.
Le baromètre met également en lumière des fragilités en matière de santé mentale. Les épisodes dépressifs, les troubles anxieux et les pensées suicidaires touchent l’ensemble de la population, mais concernent plus particulièrement les jeunes adultes et les femmes.
Ces résultats confirment l’importance d’une approche transversale de la prévention, intégrant à la fois les comportements de santé, les conditions sociales et les environnements de vie.
Enfin, l’étude souligne une sensibilité bretonne particulière aux événements climatiques extrêmes. Les habitants se déclarent davantage impactés par les tempêtes que par les vagues de chaleur, contrairement à d’autres régions françaises. Si l’impact perçu reste modéré, la répétition des épisodes extrêmes renforce la nécessité d’actions d’adaptation locales, notamment en matière de prévention sanitaire.
Avec cette édition 2024, Santé publique France entend fournir aux acteurs locaux — collectivités, professionnels de santé, associations — des données fines pour adapter les politiques de prévention aux réalités bretonnes. Le baromètre met en évidence une région globalement en meilleure santé que la moyenne nationale, mais traversée par des inégalités sociales persistantes et des usages à risque qui appellent des réponses ciblées.
Une actualisation est prévue en 2026, avec de nouveaux indicateurs portant notamment sur le sommeil, le bien-être, l’alimentation ou les accidents de la vie courante.
Illustration : Pixabay (cc)
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4 réponses à “Santé, addictions, climat : ce que révèle le baromètre 2024 de Santé publique France en Bretagne administrative”
Une grande absente dans ce baromètre devinez laquelle ?
lA CHNOUFF ! Et quand on voit les règlements de compte à Rennes Nantes on se demande ce que font la ces dealers sans clientèle :)
A boire et à manger…comme toujours dans ces « études » que je qualifie de bizarres .Docteur Brounahans communiquez-nous votre sentiment profond et animalier. On nous parle de climat mais depuis notre naissance nous connaissons les tempêtes d’ouest. On nous parle d’alcool mais…la DROGUE agréée par l’Elysée??? Encore une connerie et je rejoins ceux qui en ont RAS LE BOL du remplissage avec ce genre d’études.
« Si l’impact perçu reste modéré, la répétition des épisodes extrêmes renforce la nécessité d’actions d’adaptation locales, notamment en matière de prévention sanitaire. »
Je suis climato-sceptique, quelle horreur. Et là je comprends qu’il va falloir réagir vigoureusement à un « impact ressenti modéré »…
Et d’accord avec Danièle: elle est où la « chnouff » avec ses rafales à Villejean et ailleurs?
À Torr’pen : à moins d’avoir un bac + 12 en climatologie, et de pouvoir contrer les théories de plusieurs milliers de chercheurs du GIEC, je ne vois pas comment on peut se déclarer climato-septique 😆. Sauf si on est biberonné à CNews, là effectivement le cerveau ne peut plus faire acte de réflexion. Climat n’est pas météo, on l’apprend en CE2.