15/07/2014 ‑ 08H00 Saint-Nazaire (Breizh-info.com) –Les Bretons n’aiment pas trop y penser, mais ils se chauffent pour une bonne part à l’effet de serre : si 75 % de l’électricité produite en France est d’origine nucléaire, 90 % de l’électricité consommée en Bretagne est d’origine thermique. Elle provient principalement des quatre tranches, deux au fioul et deux au charbon, de l’énorme centrale de Cordemais, située au bord de la Loire à proximité de Saint-Nazaire, qui a produit 5.200 millions de kWh en 2013. La Bretagne énergétique compte indiscutablement cinq départements !

Si ses technologies modernes limitent les émissions de poussières et de produits soufrés poussées par vent d’ouest sur l’agglomération nantaise, Cordemais émet massivement du CO2 – tout comme les cinq turbines à combustion finistériennes de Brennilis et Dirinon, d’ailleurs. Sa puissance installée massive, 2.600 MW, équivaut à 10.000 grandes éoliennes.

Le pire sur le plan écologique et humain, c’est bien sûr le charbon. Il n’est pas question d’y renoncer à Cordemais : au contraire, les deux tranches charbon de la centrale, qui datent d’une trentaine d’années, vont être rénovées en 2015 et 2016 ; elles devraient ainsi pouvoir fonctionner jusqu’en 2035. Le coût des travaux est évalué à 350 millions d’euros (de quoi installer environ 230 MW en éolien).

La centrale de Cordemais est bien sûr un établissement très protégé. Mais elle s’entrouvre exceptionnellement les 8 et 24 juillet et le 28 août pour trois visites guidées de deux heures et demie au prix de 7 euros par personne. Le nombre de places est limité à vingt par visites. La réservation, au 08 92 46 40 44, est donc indispensable.

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