Bitcoin : l’énergie d’un pays pour miner une monnaie virtuelle ?

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Alors que le cours du Bitcoin reflue depuis ses sommets récents, une autre réalité s’impose avec brutalité : le coût énergétique colossal du minage atteint désormais des niveaux comparables à ceux d’États entiers. Une étude publiée fin décembre 2025 met en lumière une équation de plus en plus difficile à justifier, tant sur le plan économique qu’énergétique : sécuriser le réseau Bitcoin exige aujourd’hui une consommation électrique massive, en hausse constante, alors même que la rentabilité du minage s’érode.

Une consommation électrique à l’échelle d’une nation

En 2025, le réseau Bitcoin consomme environ 417 gigawattheures d’électricité par jour, soit plus de 152 térawattheures par an. Un volume supérieur à la consommation annuelle de pays comme la Suède, la Norvège ou les Pays-Bas. Chaque jour, près de 450 bitcoins sont produits, au prix moyen de 927 000 kWh d’électricité par unité.

Cette consommation n’est pas théorique : elle repose sur le hashrate réel du réseau, aujourd’hui proche de 1,07 zettahash par seconde, et sur l’efficacité moyenne des équipements de minage les plus performants actuellement en service.

Les États-Unis en première ligne

Les États-Unis concentrent à eux seuls près de 38 % de la consommation énergétique mondiale liée au minage de Bitcoin, soit environ 158 GWh par jour. Sur une année, cela représente 57 744 GWh, soit 1,31 % de toute l’électricité consommée quotidiennement dans le pays.

À titre de comparaison, cette énergie pourrait :

  • recharger l’ensemble du parc de véhicules électriques américains 126 fois par an ;
  • alimenter 5,5 millions de foyers pendant un an ;
  • ou encore faire fonctionner toute l’infrastructure mondiale de Google pendant près de deux ans.

Miner à perte : une rentabilité en chute libre

Avec le halving de 2024, la récompense par bloc est tombée à 3,125 BTC, réduisant mécaniquement les revenus des mineurs. Or, dans le même temps, le coût de l’électricité n’a cessé d’augmenter. Résultat : aux États-Unis, le coût énergétique pour produire un seul bitcoin dépasse désormais les 130 000 dollars, alors que son prix de marché est tombé autour de 87 000 dollars fin 2025.

Les dépenses quotidiennes en électricité pour les mineurs américains oscillent désormais entre 20 et 23 millions de dollars, même dans des hypothèses prudentes d’approvisionnement au tarif commercial moyen.

Des déséquilibres majeurs selon les pays

Si les États-Unis dominent en volume absolu, certains pays subissent un impact relatif bien plus lourd. Le Kazakhstan, par exemple, consacre près de 17 % de sa consommation électrique nationale au minage de Bitcoin. D’autres pays plus petits, comme l’Irlande ou l’Estonie, affichent également des proportions élevées, révélant des tensions structurelles sur leurs réseaux énergétiques.

À l’échelle mondiale, le minage de Bitcoin repose sur une concentration géographique marquée, malgré les restrictions officielles dans certains pays comme la Chine, toujours deuxième contributeur mondial.

Le fonctionnement même du protocole Bitcoin — ajustement automatique de la difficulté pour maintenir un bloc toutes les dix minutes — implique que toute amélioration technologique est immédiatement absorbée par une hausse globale de la puissance de calcul. Autrement dit, l’efficacité ne réduit pas la consommation : elle l’alimente.

À l’heure où l’énergie devient un enjeu stratégique majeur, le modèle du minage intensif pose une question de fond : la sécurisation d’un actif numérique justifie-t-elle une consommation électrique équivalente à celle de millions de foyers ou de secteurs industriels entiers ?

Une interrogation qui, en 2025, n’est plus théorique.

Crédit photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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