Électricité : RTE reconnaît une surcapacité temporaire et appelle surtout à accélérer l’électrification

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Le Bilan prévisionnel 2025-2035 de RTE, publié le 9 décembre 2025, confirme un constat désormais difficile à contester : la consommation d’électricité en France stagne depuis plus d’une décennie, tandis que les capacités de production bas-carbone ont fortement augmenté. Cette situation crée une surcapacité conjoncturelle, que le gestionnaire du réseau qualifie de temporaire, mais qui pose néanmoins des questions sur le rythme et la hiérarchisation des investissements énergétiques à venir.

Une consommation toujours inférieure aux niveaux d’avant-crise

RTE rappelle que la consommation intérieure française s’est établie à 449 TWh en 2024, en légère hausse par rapport à 2023, mais en recul d’environ 6 % par rapport à la période pré-Covid et nettement en dessous des 474 TWh observés en 2010.
Cette stagnation s’explique par plusieurs facteurs : gains d’efficacité énergétique, désindustrialisation partielle, sobriété contrainte liée aux prix, mais aussi retard dans l’électrification des usages (mobilité, chaleur, industrie).

La remise en service progressive du parc nucléaire, combinée au développement des énergies renouvelables, conduit aujourd’hui à une abondance de production bas-carbone, se traduisant par :

  • des prix de marché bas, voire négatifs à certaines heures ;
  • des exportations record d’électricité ;
  • des situations ponctuelles d’écrêtement de production.

RTE ne parle toutefois ni de surcapacité structurelle chiffrée, ni d’un déséquilibre durable du système. Il évoque une fenêtre de 2 à 3 ans, considérée comme une opportunité pour accélérer l’électrification et réduire les émissions de CO₂, plutôt qu’un problème à corriger par un gel brutal des capacités.

Quatre trajectoires, un cap privilégié

Le gestionnaire du réseau présente quatre scénarios de rythme d’électrification, de R1 à R4, avec une consommation projetée en 2035 allant d’environ 505 TWh (R1) à près de 580 TWh, voire davantage dans les scénarios les plus volontaristes. Le document insiste sur la nécessité d’une décarbonation rapide, reposant à la fois sur le nucléaire et les énergies renouvelables, à condition que les usages suivent.

Dans le scénario R1, dit de « décarbonation lente », RTE explore l’hypothèse où la consommation n’augmente que modérément. Dans ce cas précis, le rapport indique que certains investissements lourds, qu’il s’agisse de nouveaux réacteurs nucléaires ou de certains projets d’éolien en mer, notamment flottant, pourraient devoir être réinterrogés dans leur calendrier.

Il ne s’agit ni d’un appel à l’abandon, ni d’une remise en cause doctrinale de ces filières, mais d’une hypothèse conditionnelle, explicitement présentée comme non préférée. RTE souligne d’ailleurs que les leviers d’ajustement jugés les moins efficaces seraient ceux consistant à freiner massivement les renouvelables, notamment lorsqu’ils sont déjà engagés industriellement.

Le message central : électrifier, enfin

Le cœur du message de RTE est ailleurs : sans accélération franche de l’électrification, la France ne pourra ni absorber sa production bas-carbone, ni atteindre ses objectifs climatiques.

Le gestionnaire cite explicitement :

  • les véhicules électriques,
  • la chaleur industrielle et résidentielle,
  • les data centers,
  • la relocalisation industrielle bas-carbone, comme conditions indispensables à l’équilibre futur du système.

Ce bilan n’enterre ni l’éolien flottant, ni les renouvelables, ni le nucléaire. Il met en lumière une difficulté bien française : produire de l’électricité décarbonée est allé plus vite que transformer les usages.

Pour les territoires littoraux concernés par de grands projets énergétiques, y compris en Bretagne, ce document invite toutefois à une vigilance légitime : celle du calendrier, de la cohérence économique et de l’acceptabilité locale — non à une opposition de principe.

Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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9 réponses à “Électricité : RTE reconnaît une surcapacité temporaire et appelle surtout à accélérer l’électrification”

  1. Vert dit :

    Le co2 vous en expirez toutes les minutes.
    La vapeur d’eau et surtout le methane est plus effet de serre que tous.
    Le co2 favorise la photosynthèse des plantes et donc la production d’oxygène

  2. Jean-louis Garnier dit :

    Cela montre que la France à décroché définitivement: ni centre de traitement de l’IA ni mineurs de Bitcoin ou autres pour consommer l’électricité ! devinez pourquoi?

  3. alienor dit :

    et si le prix baissait ? perso, je consommerais un peu plus, et vous ? toutes les entreprises qui ferment à cause du prix de l’électricité, on en parle ?

  4. Durandal dit :

    Bonjour,

    Plus nous produisons, moins nous consommons, plus les prix augmentent. La logique folle suivie par nos décideurs politiques en matière énergétique.

    Cdt.

    M.D

  5. Henri dit :

    Les taxes et contributions (TVA comprise) représentent plus d’un tiers de la facture totale d’électricité en 2025 !!! Oui, 35 % ! Si EDF souhaite voir la consommation s’accroître, qu’elle presse l’État de diminuer ces putains de taxes !

  6. UBU dit :

    Et qui nous bassine avec les « zéconomies d’énergie » ???????????

  7. ALREN dit :

    Le rapport du montant total de ma dernière facture et le coût seul des kWh consommés est de 1,7. Le coût de consommation est donc majoré de 70 % pour payer des taxes et autre contributions à la transition énergétique. Je suis prêt à convertir un mode de chauffage fioul ou bois en mode électrique PAC si on me retire de ma facture les contributions à la transition. En m’équipant d’une PAC je payerais en l’état deux fois mon geste: La première par l’investissement et la seconde par une contribution qui ne m’est pas remboursée quand je fais le bon geste.

  8. jmoulin dit :

    STOP AUX EOLIENNES EN MER !!!!!!! celles ci sont une violence aux besoins humains de reves face à la ligne d horizon

  9. Kidittout dit :

    Stop aux éoliennes qui produisent selon l’humeur du vent. En cas de surproduction (car le vent ne se commande pas avec un bouton), il faut évacuer les excédents. Les pays riverains preneurs l’achètent au prix du marché Spot Européen (souvent vente à perte) selon l’offre et la demande. Ou bien à un prix de Foirefouille (toujours vente à perte) s’ils ont beaucoup d’hydraulique, comme la Suisse qui a 60% d’hydroélectricité. La Suisse ferme alors ses barrages et absorbe le surplus éolien français invendable quand personne n’en veut. Elle paie cette électricité inutile et dangereuse pour le réseau (saturation = risque de casse) à un tarif de cochon cad au prix de son électricité pilotable.
    Mais braves gens, rassurez-vous, c’est vous qui payez le manque à gagner sur vos factures d’électricité. Une grosse arnaque en réalité !
    Bandes de cochons qui nous imposent ces machines de M**** !

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